‹ Guerre de 1870-1871Chapitre 2 sur 5 · REMERCIEMENT · texte numérisé non relu

REMERCIEMENT

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lions, tant de conversations avec les témoins survivants des événements éclairent d'une lumière si différente les hommes et les choses, la réflexion personnelle élargit tellement le champ d'études et fait embrasser de si vastes sujets, que l’on est, forcément et logiquement, entraîné, lorsque l’on traite des questions immenses comme le siège de Paris, à dépasser les bornes assignées et à voir les volumes croître et multiplier.

J’avais donc résolu, tout d’abord, après la publication de mon sixième volume, de terminer, en un seul, contenant le bombardement, Buz enval et F armistice, dut ce volume compter cinq cents pages. Mais je passais alors sous silence l’entrée des Allemands à Paris, entrée si palpitante, si instructive, si consolante, couronnement extraordinaire de cette gigantesque épopée.

De plus, Février tout entier ne fait-il pas partie du siège de Paris? L’attitude du Gouvernement, de l’armée, de la population, pendant ce mois cruel où tous les espoirs se sont envolés, où l'ennemi se comporte en maître de la France, où les menaces de guerre civile succèdent aux horreurs de la guerre étrangère, n’est-elle pas à rechercher, à conserver, pour l’enseignement des générations futures?

Enfin, si, plus tard, je donne suite à mon projet d écrire l’histoire abominable de la Commune de 1871, ne vaut-il pas mieux ne la faire

PARIS

commencer qu’après l’entrée des Allemands, et rattacher au siège la période s’étendant de r armistice à celle pileuse entrée triomphale?

À ces questions, les amis les plus compétents ont répondu affirmativement.

Je m’arrêterai donc, cette fois-ci, au lendemain de f insurrection du 22 janvier. Alors, le huitième et dernier volume comprendra rétablissement des Prussiens à Versailles, le couronnement de l’empereur Guillaume, des réflexions sur la conférence de Londres, l’agonie, l’armistice entraînant la capitulation, le tableau de Paris après la lutte, les incidents du mois de février et l’entrée des Allemands dans la grand’ ville.

De celle manière, l’œuvre entreprise ne sera pas tronquée prématurément; elle se présentera dans des proportions régulières, harmonieuses, si j’ose employer cette expression, et permettra aux hommes d’étude voulant connaître à fond cette époque troublée, qui a vu s’effrondrer, passagèrement, espérons-le, la puissance militaire et politique de la France, de saisir la matérialité des événements en même temps que leur philosophie.

Alfred Duquel.

Paris, le 5 octobre J 897.

PARIS

Le Bombardement et Buzenval.

LE BOMBARDEMENT

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