ÉPILOGUE
sable encore que cette instruction. Or, l'éducation du soldat, c'est l'esprit d'obéissance, de devoir et de sacrifice ; c'est le patriotisme ; c'est l'amour du drapeau, et tout cela le soldat ne peut l'acquérir qu'à la longue, sous l'inspiration, sous la parole et sous l'exemple des officiers qui lui apprennent le métier.
A cette observation, l'on objecte qu'en Allemagne on n'exige que trois années pour former un soldat. Mais bien qu'il en coûte à notre amour-propre national de le confesser, il faut reconnaître que ce que l'on peut obtenir en Allemagne en trois années seulement, pour faire l'éducation militaire du jeune soldat, on ne saurait l'obtenir en France, et cela tient à la différence des mœurs En Allemagne, l'éducation dont il s'agit est aux trois quarts acquise au jeune homme que la loi appelle sous les drapeaux, avant le jour où il se présente au régiment. En elîet, dès qu'il est en âge de mettre le pied dans une école, l'adolescent allemand n'apprend à lire que dans des livres faits spécialement pour l'entretenir uniquement des devoirs du citoyen et des principes de respect qu'il aura à observer, dans la vie, envers sa famille, de l'obéissance qu'il devra aux lois de son pays, du dévouement aljsolu qu'il aura à mettre au service de son souverain et à consacrer à la défense de la patrie allemande. Ce que ces livres lui disent sous ce rapport, ses