‹ Guerre de 1870, Bazeilles-SedanChapitre 29 sur 48 · LE l'2""' (.oai's d'aumée en · texte numérisé non relu

LE l'2""' (.oai's d'aumée en

maîtres le lui répètent chaque jour. Livres et maîtres lui inspirent de cette façon la vocation militaire, exaltant sans cesse dans son esprit l'honneur et le prestige qui s'attache au noble métier des armes. Le catéchisme au moyen duquel on l'initie à la vie du citoyen allemand peut se résumer en quelques mots : Tout pour l'Empereur et pour la patrie allemande. Et cette éducation de lu jeunesse, ce n'est pas seulement aux adultes du sexe masculin qu'on la donne, mais on l'applique aussi aux jeunes filles, parce qu'on pense avec raison qu'il y a intérêt à ce que celles-ci contractent dans leurs écoles les principes qu'on enseigne à ceux qui plus tard seront leurs époux.

Gomment s'étonner alors que les jeunes Allemands aient leur éducation militaire à peu près faite quand on les appelle à recevoir, comme soldats, leur instruction professionnelle technique, tlaus les régiments où ils sont incorporés? Nos écoles primaires, en France, font-elles ce que ces écoles font en Allemagne ? qui oserait répondre affirmativement? La vérité, personne ne l'ignore, c'est que le jeune Français ne sort généralement de l'école qu'avec une extrême répulsion pour la carrière des armes, et en fait d'éducation mililaire, il a alors tout à apprendre.

Quoi(|u'il en soit, et i)uisqu'enliii il est constant ((lie, malgré une loi cpii rendrait le service mililaire obligaloirr |)our loiis les jeunes FraïK'ais.

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