‹ Guerre de 1870: Campagne de la MoselleChapitre 2 sur 29 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Ct)MiiENCEiiENT DES HOSTILITÉS. — Forces des armées française et allemande. — Leurs positions respectives. — Arrivée de l'empereur à Metz. — Sa proclamation à Tarmée. — Discours du roi de Prusse au parlement. — Premiers faits de guerre. — Marche des corps français. — Affaire de Sarrebruck. — Ëchauffour^e de Spickeren. — Combats de Forbach et de Saint-Avold. — Nouvelles des batailles de Wœrth et de Wissembourg. — Retraite de Tarmée française vers Metz.

Voici quelles étaient les forces des armées respectives au début des hostilités. L'armée française comprenait, outre la garde, sept corps d'armée composés ainsi qu'il suit :

Le 1" corps, sous le commandement du maréchal Mac-Mahon, principalement formé avec des troupes d'Afrique et formant quatre divisions d'infanterie; à Strasbourg.

Le 2'"® corps, commandé par le général Frossard, venant directement du camp de Ghâlons, d'où il avait

été transporté à Saint-Avold, et comptant trois divisions d'infanterie.

Le 3"® corps, sous les ordres du maréchal Bazaine, comprenant quatre divisions d'infanterie, dont quelques-unes avaient fait partie de Tarmée du Mexique; en avant de Metz.

Le 4"® corps, commandé par le général Ladmirault, ayant à Thionville son quartier général et comptant trois divisions d'infanterie.

Le 5™* corps, sous les ordres du général de Failly, reliant le corps de Mac-Mahon au reste de Tarmée et comprenant trois' divisions ; à Bitche.

Le 6"* corps, sous le commandement du maréchal Canrobert, comprenant quatre divisions ainsi réparties : deux au camp de Chàlons, une à Soissons et une à Paris, formant la réserve.

Le 7""® corps commandé par le général Douay, comprenait trois divisions, en voie de formation k Belfort, servant au besoin à rallier le corps de Mac-Mahon et à opérer dans le sud du pays ennemi.

Enfin la garde, placée sous le commandement du général Bourbaki, comprenait deux divisions d'infanterie destinées à former la réserve des 2*"% 3"® et 4™® corps d'armée.

La cavalerie était séparée en divisions mixtes com-

posées chacune de trois brigades, de deux régiments, une de cavalerie légère, une de cavalerie de ligne et une de grosse cavalerie; chaque corps possédait une de ces divisions. En outre, la cavalerie de rései*ve se composait de trois divisions formées de cuirassiers et de chasseurs d'Afrique. Elles étaient commandées par MM. de Bonnemain, de Forton et du Barail; la première fut adjointe au 1*' corps, les deux autres, aux 2"« et 3™* corps.

Quant k Fartillerie, elle était ainsi répartie ; trois batteries de campagne dont une de mitrailleuses pour chaque division d'infanterie, et six dont une à cheval servant de réserve à chaque corps.

Il faut joindre enfin à cette énumération les troupes accessoires : génie, train des équipages, service des ambulances, du trésor, etc.

L'ensemble des troupes que nous allions opposer à l'armée allemande ne montait guère à plus de trois cent mille hommes.

Examinons maintenant de quelles forces l'ennemi pouvait disposer contre nous et quelles étaient leurs positions.

Au commencement des hostilités, l'armée de la confédération du Nord comptait, avec la garde, treize corps d'armée, sans compter la division hessoise,

lesquels, eu y comprenant la cavalerie, Tarlillerie, le génie, le train, etc., comptaient chacun 36,800 hommes en moyenne, en ajoutant 230,000 hommes de landwehr et 130,000 hommes de remplacement; cette armée offrait un effectif de 880,000 hommes et 1,250 pièces de canon. De plus, la Bavière amenait 70,000 hommes et 192 canons, le Wurtemberg, 23,600 hommes et 54 canons, et le g!*and-duché de Bade 21,600 hommes et 42 canons, indépendamment des landwehrs et des réserves, ce qui donne un total général de 965,000 hommes et 1,538 pièces de canon. Trois armées furent formées dès le début ; la première, sous le commandement du général Stelnmetz, composée d'abord de deux corps d'armée et d'une division de cavalerie, portée ensuite à trois corps et deux divisions, occupait la vallée de la Moselle ; la seconde, sous le commandement du prince Frédéric- Charles, composée de cinq corps d'armée, occupa le Palatinat, l'aile droite appuyée k la Nahe; la troisième, sous le commandement du prince royal, composée de cinq corps d'armée, était à gauche de la seconde et avait son aile gauche appuyée au Rhin. L'armée formait, par conséquent, une ligne dont l'aile droite s'appuyait sur Trêves et Sarrelouis, et l'aile gauche sur Landau.

Nous citons pour mémoire une quatrième armée, dite de réserve, placée sous les ordres du prince royal de Saxe, et comprenant la garde et deux corps d'armée saxons. Elle était placée en arrière des deux premières armées auxquelles elle fut adjointe, et se concentrait à Raiserslautern.

Le général en chef de Tarmée française, qui prit le nom d*armée du Rhin, était l'empereur, ayant pour major général le maréchal Lebœuf et deux aidesmajors généraux, les généraux de division du corps d'état-major Lebrun et Jarras.

Parmi les noms des divisionnaires, employés dans cette armée d'opération, on remarquait ceux des généraux Decaen, commandant la cinquième division militaire, officier général très-distingué; de Martimprey, Deligny, de Glérambault, Legrand, Castagny, Raoult, Bataille, de Cissey, de Lorencey^ Bisson, de Fénelon, de Forton, etc.

Du côté des Prussiens, outre les généraux commandant en chef dont nous avons donné les noms, on remarquait surtout le général Helmuth von Moltke, vieux stralégiste qui, de son cabinet de Berlin, avait trouvé le plan de campagne de 1866 qui avait trompé la perspicacité de Benedeck; le général Herwarth von Bettenfeld, commandant la forteresse de Coblenz,

vétéran des armées prussiennes, qui avait pris part à la campagne de 1813; Vogel von Falkenstein, excomimandant de l'armée du Mein, connu par la prise de possession de Francfort ; le comte von BismarR- Schœnhausen, qu'il est inutile de désigner plus longuement ; les généraux ManteufFel , von Gœben , Werder, et enfin von Dreyse, l'inventeur du fusil à aiguille.

Il était utile de donner ces renseignements ; notre énumération terminée, reprenons le cours de notre récit.

Le 28 juillet^ l'empereur, accompagné de son fils, partait de Saint-Cloud par le chemin de fer de ceinture pour se rendre directement à Metz. Arrivé le même jour dans cette ville, il publiait aussitôt cette proclamation à l'armée :

« Soldats,

(c Je viens me mettre à votre tête pour défendre l'honneur et le sol de la patrie.

« Vous allez combattre une des meilleures armées de l'Europe ; mais d'autres qui valaient autant qu'elle n'ont pu résister à votre bravoure. Il en sera de même aujourd'hui.

« La guerre qui commence sera longue et pénible,

d6 CAMPAGNE

car elle aura pour théâtre des lieux hérissés d'obstacles et de forteresses; mais rien nest au-dessus des efforts persévérants des soldats d'Afrique, de Crimée, de Chine, d'Italie et du Mexique. Vous prouverez une fois de plus ce que peut une armée française animée du sentiment du devoir, maintenue par la discipline, enflammée par Famour de la patrie.

« Quel que soit le chemin que nous prenions hors de nos frontières, nous y trouverons les traces glorieuses de nos pères. Nous nous montrerons dignes d'eux.

« La France entière vous suit de ses vœux ardents, et l'univers a les yeux sur vous. De nos succès dépend le sort de la liberté et de la civilisation.

« Soldats, que chacun fasse son devoir et le Dieu des armées sera avec nous.

« Napoléon.

M Au quartier impérial de Metz, le 28 juillet 1870. »

De son côté, le roi de Prusse avait prononcé, à l'ouverture de la session extraordinaire du Parlement de la confédération, un long discours dans lequel il faisait retomber sur notre gouvernement la responsabilité de la guerre qui allait s'engager. Une amnistie fut en outre accordée pour les crimes et délits poli-

tiques par le roi, qui adressa aux Français une proclamation dans laquelle il déclara formellement ne point faire la guerre au peuple français, mais à son gouvernement, et n'avoir aucun projet de conquête. C était en quelque sorte répondre mot pour mot à la note du Journal officiel où se trouvaient ces deux phrases : « Ce n'est pas à TAlletoagne que nous faisons la guerre, c'est à la Prusse, ou, pour mieux dire, à la politique du comte de Bismark... La guerre qui commence n'est point une guerre d'ambition, c'est une guerre d'équilibre. »

Les premiers temps de la guerre se passèrent comme d'ordinaire en escarmouches sans importance sur la frontière. Les deux armées, occupées à se grouper et à se répartir suivant des plans préconçus, ne songeaient point encore à un engagement général.

Le 27 juillet il y eut un engagement entre quelques centaines d'hommes du 69® d'infanterie du Rhin et un avant-poste français établi au village de Wolckingen sur la Sarre. Le lendemain des uhlans en reconnaissance attaquèrent un détachement d'infanterie, auprès de Sarreguemines, près du pont sur la Blies. La nuit suivante des chasseurs bavarois tentaient de couper le télégraphe et la voie ferrée sur le chemin de fer de Sarreguemines à Haguenau. Enfin entre

Sierck et Perl les soldats prussiens et français des avant-postes tiraillaient les uns contre les autres.

Nous avons dit plus haut que le 2"® corps placé sous les ordres du général Frossard avait été V\m des premiers envoyés vers la frontière, et qu'il s'était établi aux environs de Saint-Avold vers le 20 juillet.

Le 31 juillet le général Frossard, qui avait porté son quartier général à Morsbach, avait sa 1" division (général Vei'gé) à Bening, la 2"*® (général Bataille) k Forbach, et la 3"*® (général de Laveaucoupet) à OEttingen. Le lendemain toutes les forces du 2""® corps étaient massées autour de Forbach, et, le 2 août, la 2'"* division se portait sur Sarrebruck.

Ce même jour, l'empereur et son fils partaient de grand matin pour assister au premier engagement sérieux de nos troupes avec Tennemi. Cette action était une reconnaissance offensive ayant pour but de s'emparer de la rive gauche de la Sarre devant Sarrebruck.

Cette ville industrielle et commerçante est située sur la Sarre, au pied d'une succession de collines qui protègent et enferment en quelque sorte la cité. La Sarre, qui sort des Vosges, devient précisément navigable dans cette localité qui est l'entrepôt des richesses houillères de la contrée.

Les Prussiens ne paraissaient point s*être attendus à cette attaque. Des hommes de grand'garde, postés dans une auberge appelée Bdlevue, s'enfuirent à notre approche, abandonnant le cadavre d'un des leurs.

Vers le milieu de Faction, le général Bataille s'étant avancé dans la direction de la voie du chemin de fer, rencontra quelques pelotons de tirailleurs ennemis massés jusqu'au pont de pierre jeté sur la Sarre. Au moment donné, un fort détachement prussien s'étant montré sur la levée du chemin de fer, une décharge de mitrailleuse iîit ordonnée et porta immédiatement le plus grand désordre dans les rangs ennemis.

Quelques coups de canon suffirent ensuite pour éteindre le feu de mousqueterie dirigé sur nos troupes de l'intérieur des maisons de Sarrebruck.

Pendant que s'engageait l'action principale, une colonne composée d'un escadron de cavalerie et de deux bataillons d'infanterie sous le commandement du colonel de Ferron, fouillait le pays situé sur la gauche du cours d'opération ; elle échangea des coups de fusil avec les tirailleurs ennemis, et eut quelques hommes blessés. Elle s'avança jusqu'en vue de la Sarre, en face de Gersweiler.

Enfin un détachement du corps du maréchal

Bazaine, qui devait concourir au mouvement reconnut la position de l'ennemi, entre Sarrebruck et Sarrelouis, jusqu'à 1,200 mètres environ en face de Werden. L'ennemi n'y était pas en force. Il n'y eut pas. d'autre engagement dans la journée du 2 août; les troupes campèrent sur le territoire prussien et le général Frossard établit son quartier général k l'auberge de la Brème d'oi\ située à la limite extrême du territoire français et du territoire prussien.

« Il n'y avait, dit à ce propos, le rapport prussien, que des détachements du 40*® régiment de ligne et du T"'® uhlans le long de la Sarre, ce sont ces détachements qui supportèrent le choc des armées françaises, et combattirent avec tant d'acharnement, que les journaux français prétendaient qu'on s'était battu avec des divisions entières.

On amena cependant à Forbach 63 prisonniers, qui furent enfermés dans la vieille église et dont quelquesuns appartenaient au 48™® régiment prussien ; quant aux armées françaises dont les Prussiens subirent le choc, ce ne fut qu'une partie du 2""® corps, le 3""® n'ayant pas donné. Nous eûmes cependant dans cet engagement l'avantage du nombre.

Le lendemain matin, le 2""® corps laissait des grand'gardes sur le champ de bataille conquis la veille

et reprenait ses anciennes positions sur les hauteurs. En même temps, une locomotive, montée par M. Combler, ingénieur principal de la compagnie de l'Est, partait de Forbach pour rétablir la voie ferrée interrompue par Fennemi ; mais elle était obligée de s'arrêter à peu de distance du pont de Sarrebruck, miné par les Prussiens.

Ainsi le combat du i n'étant en réalité qu'un simulacre sans utilité, on ne se donna pas la peine de prendre la ville et l'on se retira en arrière des positions conquises.

Le 6 août, les 7"™* et 8"® corps formant la première armée prussienne, se trouvaient en face du 2™® corps d'armée finançais, qui occupait les hauteurs de Spickeren. Attaquées par la quatorzième et la quinzième division que vinrent encore soutenir de forts détachements de la deuxième armée, nos troupes soutinrent bravement le choc de forces considérables, mais accablées sous le nombre, elles durent se replier rapidement sur Metz pour n'être point coupées du reste de l'armée. Outre un grand nombre d'hommes mis hors de combat, nous perdîmes dans cette retraite un nombre assez important de prisonniers, un pont de bateau, une manutention de campagne et un matériel de chemin de fer considérable.

Voici les renseignements officiels qui furent donnés sur celte affaire :

« Dans l'affaire qui a eu lieu hier à Forbach, il n'y a eu que le 2™* corps engagé, soutenu par deux divisions des autres corps. Le corps du général Ladmirault, celui*du général de Failly et la garde n'ont pas combattu.

« Le combat a commencé à une heure, sans importance d'abord. Mais bientôt de nombreuses troupes se sont embusquées dans les bois, essayant de tourner la position.

« A cinq heures, les Prussiens semblaient repoussés et renoncèrent à l'attaque ; mais un nouveau corps, arrivant de Werden sur la Sarre, obligea le général Frossard à se retirer.

« Aujourd'hui les troupes, qui se trouvaient divisées, se concentrent sur Metz. »

Mais ce que le rapport officiel omettait de dire c'est que nous avions eu plus de 3,000 hommes tués ou blessés et 2,000 prisonniers. Il est vrai d'ajouter que les pertes des Prussiens en tués ou blessés furent au moins égales aux nôtres.

. Pourquoi le général Frossard, qui possédait au début de l'action la supériorité du nombre, n'en profitat-il pas pour écraser l'ennemi avant qu'il eût reçu des

renforts, au lieu de se laisser cerner dans ses positions de Spickeren et de Stiring, sans tenter le moindre mouvement offensif? C'est ce que le professeur du prince impérial expliquera sans doute difficilement.

La retraite s'opéra dans le plus grand désordre, cl serré de près par la 13"*® division prussienne le général Frossard, qui se dirigeait de Forbach sur Saint- Avold, fut obligé de modifier son itiûéi*aire et de se replier sur Metz pour rallier son armée.

Que faisaient en ce moment les divisions du 3'"* corps que nous avions vues, le 3 août, camper à Forbach? Elles se promenaient sans autre but apparent que celui de fatiguer nos soldats, dans les villages situés à quelques kilomètres de la frontière.

Au début de Faction du 6 août, le maréchal Bazainc ordonnait à deux de ses divisions d'appuyer le mouvement du 2™* corps, et, à une heure de l'après-midi, la 3™* division, général Metmann, arrivait à Beninglez-Saint-AvoId, commune située à 6 kil. de Forbach, où elle s'établissait en arrière de la voie ferrée restant dans l'inaction la plus complète. La l'* division, général Montaudon, quittait Sarreguemines à 4 heures du soir pour se diriger vers Puttelange occupé par la gme division, général Castagny, et cette dernière, qui

se promena toute la journée, tantôt tournant le dos au canon, tantôt dans la direction de Sarrebruck, ne parut même pas sur le champ de bataille dont elle était si rapprochée.

 la tombée de la nuit, le général Metmann quittait Bening, traversait Forbach à 10 heures et demie pour aller camper sur les hauteurs qui dominent cette ville. Le lendemain matin il rejoignait une partie de son corps à Puttelange.

Le bruit se répandit plus tard que le général Frossard avait refusé le secours qui lui avait été offert par Bazaine. Dans tous les cas, ce dernier n'avait qu'un devoir, marcher au canon, et il ne le remplit pas, tout prô$ qu'il fût du théâtre de la lutte.

Arrivé le 6 au soir à Saint-Avold, le maréchal attendit Icnncmi dans une excellente position pour lui barrer la route et prendre une revanche éclatante de notre défaite de Forbach ; mais dès qu'il reçut la nouvelle de leur arrivée, il se retira si lentement que les derrières de son corps étaient inquiétés parlesuhlans, auxquels il ne fit môme pas donner la chasse par sa cavalerie. Et cependant ses troupes, les plus aguerries peut-être de toute l'armée, étaient pleines d'ardeur et honteuses de leur inactivité. Néanmoins le maréchal se retira sur Metz, sans prendre même la peine de

détruire la voie ferrée qui allait servir aux Prussiens à amener devant cette place leurs armées et leur matériel.

Quant au corps du général Frossard, les avantpostes prussiens s'avançant vers Sarreguemines, il se dirigea le 7 vers Puttelange pour rallier le 3™^ corps, et y arriva le même jour à quatre heures du soir, dans un désordre inexprimable.

Les soldats, furieux de cet échec, Tattribuaient hautement à leur général, qu'ils accusaient de ne point s'être montré durant le combat.

La nouvelle de cette défaite arrivait à Metz en même temps que celle des douloureux échecs subis par le brave Mac-Mahon kWissembourg et à Reichshoffen, et le major général de .Tarméc donnait des ordres pour une concentration rapide des 2"*% 3™*, 4"'* corps et de la garde autour de Metz, tandis que le 6™® corps était transporté du camp de Châlons sur Metz.

Le 12 août ces cinq corps d'armée se trouvaient réunis dans un vaste camp retranché sous la protection des forts de la place de Metz.

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