‹ Guerre de la SécessionChapitre 2 sur 38 · TOMBI · texte numérisé non relu

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main de son ailiraiichissement, de «soudure avec les £u^ Unis un traité stipulant la reddition des fugitifs.

Bien plus, elle avait, en 1884, posé en principe et, en 1829, décrété l'abolition complète de l'esclaviige. C'en était assez pour que le jçouvernement de \Va.shinjjrton, alors entre les nains du Sud, comme d lial)ilude, vit dans le Mexique une autre Floride avec lat(Ur dlo il tallait user des uièincs procédés. Pendant quel<(iies années tonlc la politique des Etals-l'iUs fut dirigée dans (•(» sens, le Sud hrfdant du désir de procéder à de nouvelles annexions et le Nord s'y montrant opiiosé. Le président Jackson chargea le ministre américain à Mexu o de faire des ouvei lures |)*)ur la C"--ion du Texas aux Kiats-Unis, contre une nidejnnih' de cinq millions de dollar.-. Le Mexique ayant constannnent refusé toute pi-eposition de ce ;ienre, on s'y prit d'une autre manière; on protita d'un appel (pi'il adressa à la colonisation étrangère pour prendre pied dans le Texas. Une des premières bandes de colons fut celle conduite par l'ex-gouverneur du Tenessee, M. Houston, qui avait ouvertement annoncé qu'il allait organiser dans cette province une révolution par principe. Cela fut fait, et en 18135 une centaine de colons, dont les neuf dixièmes étaient citoyens des Ëtats-Unis, proclamèrent l'indépendance du Texas, lis reçurent aussitôt des secours en hommes, en armes et en argent, et réussirent ii repousser les troupes mexicaines envoyées contre eux. £n i837, les £tai9>Unis reconnurent le Te;cas comme république indépendante en attendant de pouvoir l'admettre à titre d*Etat à esclaves, ce qui ne put être décidé, vu roppoeitiondu Nord et les craintes de complications extérieures, qu'en 1844. CSette annexion conduisit bientôt à une guerre contre le Mexique. Elle ne fut pas longue; bien menée par les généraux Taylor et Scott, sous Tadroite direction du président Polk, elle aboutit, en 1848, au traité de Guadaloupe- Uidalgo, qui, non-seulement terminait la question du Texas, mais cédait encore atix Etats-Unis, contre la somme de quinze millions de dollars, tout le territoire des Montagnes-Rocheuses et du bassin du Pacifique, comprenant aiyourd'hui la Car lifomie, l'Utah, le Nevada et le Nouveau-Mexique. Un ameadeiment d'un député de la Pensylvanie, M. Wilmott, tendant

à interdire resclava}.'o dans ces tcrriloirc> fut n^j^^t/». Dans le même temps, le pn'si(l»Mit l'olk avait un peu endormi 1»^ Nord par des nt'v< ♦^^'-'^^•^f^'^ ariiit'es routre le Canada, au «njot du Ten'iloire de l'i )rO)u:<ii). nt';jr»( i.itions qu'il mena ans^i h lininie ûn. En 3onin\^', sous l;i iirésidenrp de Polk, les Ktats-l'nis s'étaient au^uicntés d'un teiiitoire de près d'un million de milles carrés, c'est-à-dire près de quatre fois la grandeur de la France ou de l'Allemagne, régions où se trouvaient d'excellentes côtes, de grands cours d'eau, des terrains fertiles et des richesses minérales de toute espèce, encore inconnues.

Cette prospérité de la politique nationale, dont Thonneur rsvenfttt surtout au Sud, ne fit pourtant pas ses aflaires aux ètectioas présidentielles de 1848 autant qu'il s'y attendait. Un grand parti du 9ol4ihre s'était formé dans le Mord sur la base de ramendement WiloMrt, et, quoique son candidat, t'ex-président Tan Buren,»échouftt au scrutin, ce parti oommençait à compter par ses suffrages. Le général Taylor, nommé président en 1848, ne se montra point disposé, quoi* que Virginie» et propriétaire d'esclaves, à servir de créature à la politique spéciale du Sud. Malheureusement il mourut en et son successeur, Fillmore de New-York, ne lui ressembla guère en énergie et en indépendance.

Les terre- Murifôrcs de la Californie venaient d'être découvertes et y avaient attiré des flots d'émigrants. La Californie demanda, en IH49, à être reçue cuninie Etat lil)H'. Le Sud, fier de ^es récents triomphes, s'y opposa de la manière la plus violente : en plein Congres il nieîiaea d<' nouveau de la guerre civil.' par l'organe d'un de ses plus éloquents hommes d'Etat, M. <'.alhoun. En 1850 une Convention sécessionniste fut convoquée à Nashville, et des propositions de séparation furent sérieusement soumises au CiOngrès. Un nouveau compromis, proposé par Heiuy Clay, l'auleur de celui de 1820, vint encore une fois ajourner les diffîcultét» et rétablir mo<mentanément la paix.

Après de longs pourparlers, les bases suivantes, réglant pour le moment toutes les questions pendantes, furent enfin adoptées : La Californie sera admise comme Etat libre. Rien ne sera prescrit, quant à l'esclavage, pour le reste des pro-

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vinccs acquises du Mexique. L'Utah et le Nouveau-Mexique seront organisés en Territoires, en laissant toute liberté aux habitants sur la «piostion de rescluvage. La traite sera abolie dans le distrii'i fédéral de Cnlombie, mais l'esclavage ne pourra l'être qu'avec l'autorisation des habitants du district, et moyennant pleine indemnité aux propriétaires. Le Conpn''<; n'a pas le droit di^ supprimer le commerce intérieur des esclaves ou <\p l'interdire d'Etat à Etat. Une loi plus sévère sera élaborée sur les esclaves fugitifs.

Le président Fillniore, qui venait d'entrer en fonctions, procura l'exécution de ce fatal compromis. Il s'y voua avec l'intention sincère, sans doute, de pré.server la paix et rUnion, mais en jetant le Nord aux pieds du Sud. C'est alors que la loi draconienne dont nous avons parlé, sur les esclaves fugitifs, fut élaborée et pratiquée trop souvent avec une sévérité passionnée. En même temp», le gouvernement fédéral fermait les yeux sur des délits qui pouvaient avoir bien plue de gravité. Des flibustiers du Sud menaçaient ouvertement Cuba d'annexion ; ils étaient appuyés par de hauts fonctionnaires, et même une prétendue conférence se tînt solennellement à Ûstende, en Belgique, entre les ambassadeurs amé» ricains à Londres, à Paris et à Madrid, pour recommander pubUquemenl l'acquisition de Cuba avec ou sans le concours de r£^pagne. Il fidlait bien trouver de nouveaux moyens de lutter contre la concurrence anti-esclavagiste qu'avait suscitée la découverte des régions minières du Pacifique, en même temps que flatter, par ces idées de conqûéte, l'amour-propre national. Sous cette impulsion, les élections de i892 et de 1866 donnèrent encore la victoire aux démocrates. Pierce, puis Buchanan, l'auteur du manifesté d'Ostende, arrivèrent au pouvoir. Mais leurs adversaires, whigs d'abord et /Veeadtl$r$ , puis républicains , grandissaient d'une manière évidente. En iSSS, leur candidat, Haie , n'obtint que i57 mille voix; en 1856, le candidat républicain, Frémont, en obtenait 1 roiUion 340 mille.

Le Sud venait, il est vrai, de franchir toutes les bornes de l'équité confédérale, sans qu'il parût être au bout de sa course. Nou-souleraenl im nouveau Territoire avec esclaves,

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