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des tmupes de Jackson. La jzauche de Hookpr, que rom mandait Rickett, s't'nfïa«?ca rontn' la divisnii Me Law «'t la repoussa. Mais le t>MTaiii i^ajin*- iliil ètrt' ahandtMinc im }mmi apivs. Suniner et Manslield arrivèrent h leur tour p«uii- sniii.-iiir raltatjUf de If 'ikei', et ils ré!rd»!ireiil les chanta-^ eu rav>;urtieb fédéraux, <jui resterenl uiaiii» s de deux à trois batteries. Il y eut (juclques instants très vils ; une grêle de halles et de boulets ( itblait la terre et y couchait un grand nombre de lilessés et de tués. Un des premiers parmi ceux-ri fut le générai Manslield.
Uooker lui*mème, qui 8*e&po8ait beaucoup trop aux feux de rennemi, fut, presque au même moment, blessé au pied par une faoUe^ et porté hors du champ de bataille.
Il en lût d'autant plus chagriné qu'il voyait les choses se dérouler favorablement en somme, et qu'il espérait jeter tonte Tarmée de Lee au Potomac, 5*il était bien secondé.
Cette prétention n'était point une énormité ; elle aurait facilement pu se réaliser, si les corps avaient été un peu plus liés entr*eux. Malheureusement Tabsenoe subite de Mansfleltt et deHooker augmenta le désordre de roffensive. Sumner continua h* coinhat et y mit tout le courage et la l'-uacit.' dont il avait d^'jà <loiiné des pr(Miv»\s réitérées, mai^ sou i orj>s d'armée, comme ( clui de iiuolvor , ♦•ut beaucoup à souliVir des feux bien disposés de Tennemi. Vers muli Jackson ayaul reçu de nouveaux renforts ortlonna une charge générale qui fut des plus heureuses. Elle porUi entr a ut l es la confusion dans les rangs de la division SeUgwick , et força Sumner à abandonner ses pièces de campagne et h chercher un abri derrière un fourré, pour rétablir im peu d'ordre et de discipline dans ses troupes.
Vers une heure api*ès raidi les fédéraux de la droite se retrouvaient dans les mêmes bois qui leur avaient servi d'abri la nuit précédente, n'ayant gagné que fort peu de terrain.
En compensation il leur restait des troupes fraîches; tous leurs corps n'avaient pas été engagés. Franklin venait seulement de traverser la rivière avec le sien ; il prit position sur la gauche de Sumner, puis, déployant aussitôt ses lignes, il fit un niouveiucut olTcusiiMu .l<t< kson. Ce mouvement fut si bien coniluit qu on dut forl regretter qu'il n'ait pu t'Uv lait
plus tôt, c*est-iipdire lié aux efforts de rezti^ine droite; au lieu de ne Tètre qu^après. Il est vrai que maintenantJackson était à bout de ses forces, et on no lui en fera certes pas de reproches après ses exploits des six journées antérieures ; en uuLi e il élail a court de inumhoiis et toiil-:i-fait incapable de résister à un nouveau choc, il dut donc se retirer et céder linalemenl le teirain qui avait été si longttNiips disput»\ Fraiilvliii poussa les confédérés un demi-mille en anière de teurs lignes, mais ne se voyant à son tour pas soutenu par les autres divisions, ii ne pressa paB plus longtemps sa poursuite sur Sharpsburf^, en sorte que vers les deux ou' trois heures déjà le combat avait à peu près cessé de ce côté et ne se continua plus que par une vaine canonnade.
Le général Lee au centre avait, lui aussi, des troupes de réserve qui ftirent peu exposées; l'attaque à laquelle il s'attendait n*eut pas lieu, parce qu'elle n'entrait pas dans le plan de Me CleUan. Porter fit seulement canonner les lignes ennemiee avec toute son artillerie. Ce duel n'eut pas grand effet direct, car des deux cétés et surtout du côté des confédérés le terrain oflirait des protections; mais il eut pour résultat d'immobiliser des corps d'infanterie qui auraient été mieux employés ailleurs.
Sm- la gauche les choses ne s'étaient pas passées d'une manière plus décisive. Un peu après que Huoker eut commence son attaque, Me Cilellan ;t\ ;iit porté en avant le {général Burnside avec son corps de 1(>,UUU hommes pour manœuvrer sur la droite de l'ennemi par les abords du 3"» pont. C'était réellement le point décisif, celui de la ligne de retraite de l'ennemi, et si le mouvement de Hurnside réussissait, Lee était sérieusement menacé. Mais celui-ci avait compris l'imr portance d'un tel passage et il en avait confié la surveillance k LongBtreet, avec des forces à peu près égales à celles de Burnside. L'attaque se fit avec une extrême lenteur; les^ conlëdérés purent profiter *de tous les replis de terrain pour défendre les approches du pont; ce ne fut que vers deux heures de l'après-midi que Burnside sut effectuer le p<'LssagB de la rivière et diriger sa marcb«» au delS des hauteur» environnantes. Ses divisions continuèrent leur pointe pendant
quelque temps; mai? elles rencontrèrent unt=' position où le général Hili avec des troupes fraîches venait de rallier Longstreet.
Les deux chefs confédérés réunissant alors tous leur» moyens, marchèrent résolument contre Bumside et ie re» poussèrent Jusqu'au pont, reprenant sur lui le demi-miUe de terrain qu'il avait gagné et l'obligeant à se tenir sur ladéfen- «▼e. Â ce momèht*méme le général Hc Qellan ayant envoyé à sa droite Tordre de presser vigoureusement Tattaque dirigée par Franklin , reçut de Sumner la positive assurance qu'elle ne pouvait être exécutée sans de pxands risques, attendu qu'aucun corps sous ses ordres ne se trouvait en état de la soutenir.
Les deux attaques des fédéraux étaifni donc par le fnit dès cet instant complète! ne nt paralvtiées. Les forces n'ét;iit m pas assez - supérieures pour cette double offensive sur un front aussi étendu. Il cM mieux valu se borner à une forte Mttfique au pont de Burnside et à des diversions sur l'aile de Hooker, au lieu d'employer ici successivement quatre corps.
n restait bien encore à Me Glellan le corps de Porter avec une quinzaine de mille hommes de troupes fraîches ; mais il tenait à garder cette réserve au cas d*une attaque de l'ennemi sur son centre, od il voyait que celui-ci se réservait aussi des forces à disposition. Sur la gauche , comme h la droite et sur le front, le reste de l'après-midi s'écoula en on}?agements de tirailleurs et d'artillerie qui ne pouvaient décider de rien. Des deuN rôtrs r»ii .s*attendait à raUa(|iie et on s'y montrait prêt en faisant le plus de bruit por>^il>lt\ A la nuit s<îuleinent le silence et le calme se rétablirent, pour faire place aux gémissements d'une vingtaine de mille blessés.
Contrairement aux prévisions par trop prudentes de Me Gtellan, Lee était loin de songer à l'oifensive. Il savait l'état d'épuisement oti se trouvaient ses deux ailes, et les renforts qu'il avait dû envoyer à Jackson avaient réduit se^ forces au strict nécessaire sur le centre ; enfin il s'était trouvé à court de munitions, ce qui était assez l'habitude des armées américaines éloignées de quelques journées de leur base.
Le lendemain, les deux armées étaient encore dans les
poaitiOB8 de la veille. Me Clellan, qui ne pouvait disposer que de Porter pour une attaque sérieuse, ne jnj^'ea pas prudent de brusquoi- les temps, d'autant plus qu'il comptait sur la prochaine arrivée de deux divisions nouvellt'>, qui lui étaient annoncées «t qui étaient en marche. De \puv vnié les confédéréâ, par les [>ei les rpi ils venaient d'éprouver, étaient réduits à une snixantaine de mille hommes au plus, et il était bien évident qu'avec des forces numériques aussi inférieures, sans aucune perspective de recevoir des renforts, les moyens leur manquaient pour prendre ToiTensive. Sachant en outre que les levéee de soldats qui venaient de se fiiire en Pensylvanie et dane les états voisins fourniraient à Me Clellan d'abondantes recrues pour son armée, ce devait être là un motif de plus pour ne pas s'exposer au danger d*ètre acculé violemment au Potomac, et pour penser à la retraite au-delb du fleuve.
Lee en ftt immédiatement les préparatils, en commençant par l'expédition de ses dépMs et de ses bagages, œ qui lui prit le jour entier du 18 et une partie de la nuit, et ce ne ftit que le 19 qu'il cpjitta sa position et leva son camp pour aller passer le Potomac près de Sliephcrdalown. Un armistice avait été convenu la veille pour l enterrement des morts. Trois cents blessés, dont Ips blessure^^ étaient graves, furent abandonnés aux soins des fédéraux. A rexceplion de ce» malheureux, la retraite s accomplit sans autres pertes.
L'année de Me Clellan n'avait pu se remettre que bien difficilement de la contusion dans laquelle la bataille d'Antietam, la plus considérable livrée jusqu'ici , l'avait laissé. Le général en chef se voyait contraint d'abandonner l'espoir, entretenu par les fiinfaronnades des journaux du Nord, de faire du Potomac le tombeau de la grande armée rebelle. Le but essentiel toutefois était atteint. Le territoire de TUnion avait été défendu et libéré. L'invasion du Maryland avait avorté. La Pensylvanie était sauvée de rirruption dont elle avait été menacée. Le gouvernement de Washington pouvait maintenant respirer plus k Taise et aviser à la situation libre- ' ment. Tels étaient en quelques mots les avantages obtenus, et ils étaient réels. Chaque parti revendiqua bien la victoire,