‹ Guerre des communeux de Paris, 18 mars - 28 mai 1871Chapitre 22 sur 34 · LE PÈRE LA CHAISE · texte numérisé non relu

LE PÈRE LA CHAISE

temps seul nous fera connaître l'étendue de notre deuil. L'assassinat de M. Chaudey, à Sainte-Pélagie, était un acte de vengeance répondant au fait de la prise des buttes Montmartre. Celui de l'archevêque, à la Roquette, paraissait destiné à consoler la Commune de la perte du Panthéon.

Le 24 mai, tandis que les divisions LacreteLe (3 e du 2 e corps de l'armée active) et Bruat (2 e de l'armée de réserve ) enlevaient le faubourg Saint-Germain, le général de Cissey dirigeait sur le Luxembourg sa 2* division (Susbielle ). A deux heures de l'après-midi, la brigade Paturel ( 17 e bataillon de marche de chasseurs , 38 e et 16 e de marche) pénètre dans le jardin par les rues d'Assas et de Yaugirard , emporte l'École des mines et étend ses tirailleurs le long des grilles de la rue Médicis. Les chasseurs à pied emportent la barricade de la rue Soufflot, prennent possession des rues Cujas et Malebranche et veulent descendre au pas de course le boulevard Saint-Michel. Mais là, ils éprouvent une très-vive résistance de la part des communeux qui garnissent les barricades et qui reçoivent, à chaque instant', des renforts provenant des forces insurgées, débusquées de la Croix-Rouge parla division Lacretelle. Nos pertes s'accumulent; le général Paturel, encore souffrant d'une blessure reçue le 18 mars, est encore atteint d'un coup de feu à la cuisse. Le colonel Biadelli, du 38 e de marche, est également blessé. La rage s'empare de nos soldats , et leurs officiers ont quelque peine à les contenir.

LES MAS5ACRLS. LES BUTTES CIIAUMONT.

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