‹ Guerre des communeux de Paris, 18 mars - 28 mai 1871Chapitre 6 sur 34 · L'INSURRECTION · texte numérisé non relu

L'INSURRECTION

L l>SimitECTION.

L'insurrection de 1871 était le fruit d'une vaste conspiration, élaborée de longue main a la faveur de six mois de guerre. Préparée et mûrie jusque dans les moindres détails d'exécution, ses proportions ont dépassé celles de toutes les crises analogues dont nous savons l'histoire. Elle nous offre, d'ailleurs, un caractère à part. Ce n'est pas une simple émeute parisienne, mais un grand mouvement social, organisé par l'armée permanente de la Révolution cosmopolite, h' Internationale, le Garihaldisme, le Ma-zimsnf, le Fenianixme se sont donné rendez-vous à Paris, el l'on compte , dans cette immense tourbe d'insurgés, des Américains, des Italiens, des Polonais, des Allemands. On y voit aussi des Belges, eL 8,080 Anglais ou Irlandais, ainsi que le constate M. de Bismarck en son discours au parlement du 2 mai 1871 , et M. de Bismarck doit le savoir. L'Américain Cluseret, le Prussien Frankel, le Husse Dombrowski, le Lithuanien Brunswick,

l'Italien Romanelli, le Polonais Okolowitz, le Belge Spillthorn; et la Cecilia, et Wroblewski, etWenzel, Hertzfeld, Rozycski,Syneck, Prolowitz, et cent autres illustres épées venues de tous les coins des deux mondes; tels sont les ardents coopérateurs des Flourens, des Eudes, des Henry, des Duval et tutti quanti, tous gens de guerre de l'école française, démocratique et sociale.

Cette armée, étrange et sinistre, relève d'un chef suprême, personnage muet, qui demeure dans l'ombre, et elle obéit ostensiblement aux Pyat, aux Delescluze, aux Rochefort, hommes politiques qui, n'étant pas généraux, ne se battent jamais.

Aux premiers jours de mars, tout est préparé pour une explosion prochaine, et, malgré le départ des Prussiens, le parti socialiste veut qu'elle se produise. Pour ce faire, 4 il faut que Paris soit agité quand même.... et l'agitation continue. Aussi voit-on , dès la soirée du 3, afficher cette note du ministère de l'intérieur :

« Les faits les plus regrettables se sont produits depuis quelques jours et menacent gravement la paix de la cité. Des gardes nationaux en armes, obéissant, non à leurs chefs légitimes , mais à un comité central anonyme, qui ne peut leur donner aucun ordre sans commettre un crime sévèrement puni par les lois, se sont emparés d'un grand nombre d'armes et de munitions de guerre , sous prétexte de les soustraire à l'ennemi dont ils redoutaient l'invasion. Il semblait que de pareils actes dussent cesser

après la reliai te de l'armée prussienne. Il n'en a rien été: ce soir le poste des Gobelins a été forcé et des cartouches ont été pillées.

« Ceux qui provoquent ces désordres assument sur eus une terrible responsabilité; c'est au moment où la ville de Paris, délivrée du contact de l'étranger, aspire à reprendre ses habitudes de calme et de travail, qu'ils sèment le trouble et préparent la guerre civile. Le gouvernement fait appel aux bons citoyens pour étouffer dans leurs germes ces coupables manifestations.

« Que tous ceux qui ont à cœur l'honneur et la paix de la cité se lèvent; que la garde nationale, repoussant de perfides instigations, se range autour de ses chefs et prévienne des malheurs dont les conséquences seraient incalculables. Le gouvernement et le général en chef sont décidés à faire énergiquement leur devoir, ils feront exécuter les lois; ils comptent sur le patriotisme et le dévouement de tous les habitants de Paris, »

Pour parer au danger, M. Thiers confiait, ce jour môme 3 mars, le commandement supérieur des gardes nationales de la Seine au généra! d'Aurelle de Paladines, dont l'énergie bien connue était de nature adonner de sérieuses garanties de sécurité. Le 5, le général s'empressait de porter à la connaissance des soldats citoyens cet ordre laconique, vrai modèle d'éloquence militaire :

« Le président du conseil des ministres, chef du pou-

voir exécutif de la République française, vient de me confier le commandement supérieur de la garde nationale de la Seine.

« Je sens tout le prix d'un tel honneur. Il m'impose de grands devoirs. Le premier de tous est d'assurer le maintien de l'ordre et le respect des lois et de la propriété.

u Pour réussir, j'ai besoin du concours de tous les bons citoyens. Je lais donc appel au patriotisme de la garde nationale et de tous ses officiers.

« Pendant le siège de Paris, elle a partagé avec l'armée la gloire et les périls de la défense : c'est à elle, dans les douloureuses circonstances que nous traversons, de donner l'exemple des vertus civiques , et à moi de la diriger dans ses nobles efforts.

h Ma régie de conduite sera la justice, le respect des droits acquis et de tous les services rendus.

t< Il est nécessaire que le travail répare, le plus tôt possible, les malheurs de la guerre. L'ordre seul peut nous ramener à la prospérité. J'ai la ferme volonté de réprimeravec énergie toutee qui pourrait porter atteinte à la tranquillité de la cité. »

Il était malheureusement tard pour prendre des mesures efficaces. Le déchaînement des passions mauvaises était universel, et le général devait être prochainement débordé. Symbole odieux du meurtre et de l'anarchie , le drapeau rouge déshonorait toujours la place de la Bas-

tille. L'amiral Polhuau avait beau le faire enlever par ses marins, il reparaissait presque aussitôt et souillait le génie doré de la Liberté. Vingt-six bouches à feu , aux mains du peuple, étaient déjà rangées en bataille sur la place d'Italie, et, nouveau mont Aven tin de la démagogie, la butte Montmartre se transformait en forteresse.

h On fait de la butte un véritable camp, écrivait, lift mars, un témoin oculaire.

«Ils sont là trois ou quatre cents gardes nationaux, peut-être plus , appartenant en partie aux Cl" et 1C8 1 ' bataillons, qui veillent jour et nuit. Ils se relèvent régulièrement d'heure en heure, comme s'ils étaient vraiment en campagne.

h Ils ont deux tambours et quatre clairons, qui battent le rappel ou qui sonnent la charge quand l'envie leur en prend, sans que l'on sache pourquoi.

«Les officiers, le ventre orné de larges ceintures rouges, chaussés de grandes bottes , paradent sur la place , traînant de longs sabres, le cigare ou la pipe aus dents.

« Ils regardent les passants d'un air dédaigneux, et semblent avoir une grande idée de la haute mission qu'ils croient être appelés à remplir.

Cette mission, voici quelle elle est :

Au moment de l'entrée des Prussiens dans Paris , les des nationaux de Montmartre, craignant qu'on ne voulût leur enlever leur artillerie pour la livrer aux ennemis, se réunirent et traînèrent leurs pièces, au nombre

croîi

gard

<Je vingt à peu près, sur le plateau qui se trouve au milieu des buttes Montmartre.

« Puis ils organisèrent un poste pour les garder.

i; Aujourd'hui que les Prussiens sont partis, ils pensent l'utiliser pour défendre « la République contre les me- « nées des réactionnaires, n

« Les pièces sont braquées sur Paris , et on veille sans relâche.

« Il y a quatre postes principaux : deux sur les flancs de la colline, un troisième sur le plateau où se trouvent les canons, et le quatrième au pied, sur la place Saint-Pierre. C'est le plus important.

«On bivouaque en plein air, auprès des fusils rangés en faisceaux.

h II y a des sentinelles au coin de chaque rue. Une chose à noter, c'est qu'on ne voyait hier soir, comme sentinelles, que des gamins de seize à dix-sept ans, qui prenaient leur rôle au sérieux et rudoyaient terriblement les passants.

« Toutes les rues qui débouchent sur la place Saint- Pierre sont à demi fermées par des barricades composées de gros pavés.

« Le plus sérieux de ces obstacles est celui qui se trouve au coin de la rue des Acacias. 11 est formé d'une grosse charrette renversée, que l'on a remplie de moellons. Audessus on a attaché, en guise de drapeau, un lambeau d'étoffe noire.

<i Malgré tout cela, ou peut-elre à cause de tout cela ,

igné autour des buLtes Montmartre un silence de mort. l peu de passants. On ne voit absolument que des gardes nationaux qui vont et viennent, le fusil au bras.

« La physionomie change complètement sur les boulevards de Clichy et Rocheehouart. Les cafés regorgent de monde. Tous les concerts sont ouverts. Hommes et femmes se promènent tranquillement , sans s'inquiéter des bouches de cuivre qui sont braquées à cent pas de là. »

Tel était l'aspect des buttes Montmartre, au 6 mars.

Le gouvernement, on le voit, avait à prendre des mesures sérieuses. Mais , avant d'en venir à la répression , il crut devoir faire appel au bon sens public et s'empressa d'afficher ce document, qui porte, au Journal officiel , la date du S mars 1871 :

« Au moment où vont s'ouvrir les négociations qui nous conduiront à la conclusion d'un traité de paix définitif, chacun de nous doit se pénétrer de la gravité de notée douloureuse situation et de l'importance capitale des pénibles devoirs qu'elle nous impose. Nous traversons une des plus cruelles épreuves qui puissent être infligées à une nation. Nous ne pouvons nous en sauver que par le bon sens et la ferme volonté d'en finir avec les faiblesses et les chimères.

« Après avoir follement abdiqué au profit d'un pouvoir infatué de lui-même, la France a reconnu trop lard qu'elle était menée ù i'abime; maintenant qu'elle y est tombée,

c'est en elle seule qu'elle doit chercher la force qui l'en lïrera. Aussi s'est-elle tout d'abord constituée en République , parce que la République , c'est-à-dire le gouvernement de tous par tous et pour tous, peut seule unir les âmes et les préparer à de nécessaires sacrifices. Ce serait donc un crime contre le pays que de l'attaquer par des intrigues ou des violences ayant pour but le succès d'une minorité monarchique ou dictatoriale. Ce ne serait pas un moindre crime de semer la division, de fomenter des troubles, de créer des agitations au profit de quelques ambitieux. Nous sommes à une heure où le plus grand patriotisme consiste à se soumettre à la discipline sociale et à l'obéissance aux lois. Ceux qui se font un jeu de les transgresser deviennent des ennemis publics, méritant toutes tes sévérités de l'opinion d'abord, de la répression légale ensuite. Ceux qui veulent le maintien la République et le retour à la prospérité veulent par la même le travail régulier, l'ordre dans la rue, l'obéissance aux chefs légitimes, le respect du droit de chacun. Au contraire, prêcher et pratiquer le mépris des lois, déshonorer la presse par l'injure et la calomnie, substituer des pouvoirs occultes à l'autorité légale, c'est faire œuvre de mauvais citoyen, c'est ruiner la République ramener le despotisme.

« C'est pis encore, c'est relarder l'évacuation étrangère et peut-être nous exposer à une plus complète et plu* terrihle occupation. Sachons, en effet, envisager notre situation sans illusion. Nous avons été vaincus. Près de

îtié Je noire sol a été au pouvoir d'u» million d'Aileimposé la charge d'une indemnité écrasante de cinq milliards; ils n'abandonneront pas leur gage avant d'avoir été payés. Or, nous ne pouvons trouver des ressources que dans le crédit, et ce crédit nous ne pouvons l'obtenir qu'à force d'économie, de sagesse, de bonne conduite. Nous n'avons pas une minute à perdre pour nous remettre au travail , notre seul salut. C'est à ce moment suprême que nous aurions la triste folie de nous livrer à des dissensions civiles ! Nous souffririons que quelques hommes, incapables de dire ce qu'ils veulent, troublassent la cité par des entreprises criminelles ! Nous laisons un appel à la raison de nos concitoyens, et nous sommes sûrs qu'elle rendra impossibles de pareilles tentatives.

ii Nos négociateurs vont avoir à débattre de graves , de difficiles, de douloureuses questions. Avec quelle auto ri té le pourront-ils faire, si on leur répète cette objection tant de fois opposée par nos adversaires : Vous n'êtes pas un gouvernement; on vous insulte, on vous désobéit, on vous lient en échec; vous ne pouvez offrir aucune garantie sérieuse de stabilité? Si, alors qu'ils se réunissent pour traiter, nos négociateurs ont à redouter des séditions, ils échoueront, comme au 31 octobre, lorsque l'émeute de l'Hôtel de ville a autorisé l'ennemi à nous refuserl'armislice qui eût pu nous sauver.

h Aujourd'hui encore, nousavons besoin de toute notre force pour lutter contre un adversaire habile et viclo-

rieux; cette force, nous la puiserons surtout dans l'opinion, qui ne nous sera favorable qu'autant que nous saurons nous la concilier par notre union, notre sagesse, notre dignité dans le malheur. Jamais une nation n'a eu un intérêt plus direct à pratiquer les véritables vertus civiques. C'est pour l'avoir oublié que nous souffrons ; et, par la grandeur môme du mal qui nous accable, nous devons comprendre la nécessité absolue de profiter de la leçon et de placer notre refuge dans la connaissance et le respect de notre devoir.

« Le gouvernement met son honneur à fonder la République. Il la défendra énergiquement , avec le ferme dessein de lui donner pour base le crédit, sans lequel larichesse publique ne peut renaître ; le maintien de Tordre et l'exécution des lois, qui seuls lui permettront de préparer une ère de réparation et de paix. »

Le gouvernement avait affaire, hélas ! à des gens sur lesquels la logique n'a point prise et dont on n'a raison que pir les moyens de rigueur. Il le comprit, et donna Tordre de hâter l'arrivée à Paris des restes de l'armée du Nord. Quelques jours après, le 13 mars, il résolut de museler la presse démagogique, et suspendit, d'un seul coup, le Vengeur, le Mot d'Ordre, le Cri du Peuple, la Caricature, le Père Duchesne et la Bouche de Fer. Enfin , le chef du pouvoir exécutif donna des instructions précises pour la destruction des barricades de Montmartre et l'enlèvement des canons dont elles étaient armées. Après avoir mis

en batterie les mitrailleuses et les pièces de ? fabriquées sur les fonds provenant des souscriptions publiques , les gardes nationaux avaient aussi traîné aux buttes des boucbes à feu appartenant à l'État, et ils en possédaient une centaine. C'est ce matériel qu'il s'agissait, tout d'abord, de faire rentrer dans les arsenaux. Il fut prescrit au général commandant l'armée de Paris de prendre telles dispositions qu'il jugerait convenables afin que le mouvement projeté fût irrésistible, et l'opération, décisive. Il lui était, en outre, expressément enjoint de demeurer immobile , de ne rien tenter, s'il n'était à l'avance assuré du succès , s'il n'avait la certitude absolue de pouvoir balayer à fond l'Aventin démagogique et de rétablir définitivement l'ordre dans Paris.

L'armée de Paris, suivant ces instructions , s'apprêta pour l'expédition qui devait avoir pour effet de prévenir une guerre civile, et, durant quelques jours, il y eut dans la situation une sorte d'accalmie. Mais ce n'était, hélas ! que le calme précurseur des tempêtes. Les gardes nationaux continuaient leurs manifestations à la Bastille et promenaient dés canons dans tous les quartiers de Paris : du Champ de Mars au Luxembourg; du parc de Montrouge à Notre-Dame; de la place des Vosges à la place d'Italie; des buttes Montmartre aux buttes Chaumont. Ces allées et venues, inoffensives en apparence, mais, au fond, très-dangereuses, l'autorité les laissait faire. Elle ne semblait pas avoir l'air de prendre garde à ces invites perfides, mais elle poursuivait ses préparatifs. Quand tout fut prêt ,

et avant d'employer la force, le gouvernement voulut, une dernière fois, en appeler au patriotisme éclairé des Parisiens. Il fit, en conséquence, afficher, le 17 mars, les proclamations qu'on va lire :

a Habitants de Paris,

<( Nous nous adressons encore à vous, à votre raison et à votre patriotisme, et nous espérons que nous se- ' rons écoutés.

« Votre grande cité , qui ne peut vivre que par Tordre, est profondément troublée dans quelques quartiers r et le trouble de ces quartiers, sans se propager dans les autres, suffit cependant pour y empêcher le retour du travail et de l'aisance.

« Depuis quelque temps, des hommes malintentionnés, sous prétexte de résister aux Prussiens , qui ne sont plus dans vos murs., se sont constitués les maîtres d'une partie de la ville, y ont élevé des retranchements, y montent la garde , vous forcent à la monter avec eux , par ordre d'un comité occulte qui prétend commander seul à une partie de la garde nationale , méconnaît ainsi l'autorité du général d'Aurelle , si digne d'être à votre tête , et veut former un gouvernement en opposition au gou- ! vernement légal, institué par le suffrage universel*

« Ces hommes, qui vous ont causé déjà tant de mal, que vous avez dispersés vous-mêmes au 31 octobre , affichent la prétention de vous défendre contre les Prus-

siens, qui n'ont fait que paraître dans vos murs, et dont ces désordres retardent le départ définitif, braquent -des canons qui , s'ils faisaient feu , ne foudroieraient que vos maisons, vos enfants et vous-mêmes; enfin, compromettent la République au lieu de la défendre; car, s'il s'établissait dans Popinion de la France que la République est la compagne nécessaire du désordre , la République serait perdue. Ne les croyez pas, et écoutez la vérité que nous vous disons en toute sincérité !

« Le gouvernement institué par la nation tout entière, aurait déjà pu reprendre ces canons dérobés à TÉtat et qui, en ce moment, ne menacent que vous ; enlever ces retranchements ridicules qui n'arrêtent que le commerce , et mettre sous la main de la justice les criminels qui ne craindraient pas de faire succéder la guerre civile à la guerre étrangère; mais il a voulu donner aux hommes trompés le temps de se séparer de ceux qui les trompent.

« Cependant le temps qu'on a accordé aux hommes de bonne foi pour se séparer des hommes de mauvaise foi est pris sur votre repos , sur votre bien-être, sur le bien-être de la France tout entière. Il faut donc ne pas le prolonger indéfiniment.

« Tant que dure cet état de choses, le commerce est arrêté, vos boutiques sont désertes, les commandes qui viendraient de toutes parts sont suspendues, vos bras sont oisifs, le crédit ne renaît pas, les capitaux dont le gouvernement a besoin pour délivrer le territoire de la

présence de l'ennemi, hésitent à se présenter. Dans votre intérêt môme , dans celui de votre cité, comme dans celui de la France , le gouvernement est résolu à agir. Les coupables qui ont prétendu instituer un gouvernement à eux vont être livrés à la justice régulière. Les canons dérobés à l'État vont être rétablis dans les arsenaux, et, pour exécuter cet acte urgent de justice et de raison, le gouvernement compte sur votre concours.

« Que les bons citoyens se séparent des mauvais; qu'ils aident à la force publique au lieu de lui résister. Ils hâteront ainsi le retour de l'aisance dans la cité, et rendront service à la République elle-même, que le désordre ruinerait dans l'opinion de la France.

a Parisiens, nous vous tenons ce langage parce que nous estimons votre bon sens, votre sagesse, votre patriotisme ; mais, cet avertissement donné, vous nous approuverez de recourir à la force, car il faut à tout prix, et sans un jour de retard, que l'ordre, condition de votre bien-être, renaisse entier, immédiat, inaltérable. »

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