Ménapiens. Brabant, Cléves, Gueldres, etc
18. Voir, sur cette partie de la Gaule, fiecueil d'antiquiiés dans les Gaules,
NOTES DU LIVRE Ill. 141
par de La Sauvagère. Recherchessur les antiquités des environs de Vannes, p. 251.
19. Transira, Karasrpéiaw, dans la traduction grecque; M. Dübner remarque, avec son habituelle perspicacité, que transtra qui, dans les écrivains postérieurs, signifie les bancs des rameurs, ne peut avoir ici cette acception, puisque César, dang ce qui suit, donne à entendre que les Vénètes n'avaient point de rameurs.
20. Minus facile copulis continebantur. On lit scopulis dans presque toutes les éditions. ;
Dans la phrase que nous venons de citer, César établit une comparaison entre ses propres navires et ceux des Gaulois; il montre que ces derniers, étant beaucoup plus élevés de bordage, il résultait de cette disposition matérielle un grand désavantage pour les Romains, Tout est parfaitement clair; mais, quand on arrive au minus facile scopulis continebantur, on cesse de comprendre. En supposant méme que ces mots puissent signifier, en forcant le sens de continebantur, que les navires gaulois avaient moins de ehances de s'engager ou de s'échouer sur des roches, comment deviner qu'ils devaient cet avantage à l'élévation de leur bordage au-dessus du point de flottaison ; car, en raison méme de cette élévation, il devait arniver nécessairement tout le contraire de ce que dit le texte, ou plutôt de ce que les copistes lui ont fait dire, car plus le bordage est élevé et solidement construit, plos le tiraut d'eau est considérable en raison méme de la pesanteur dc la masse, et plus le navire par cela méme court risque de s'échouer sur des récifs. César n'a pas pu se tromper à ce point ; et si la plupart des éditeurs ou des traducteurs modernes s'étaient donné la peine de chercher et de vérifier, ils auraient vu, comme l'a indiqué M. Dübner, que la phrase s'explique fort bien à l'aide d'une correction d'Hotmann, à laquelle les philologues francais n'ont prété aucune attention ; cet érudit, au lieu de scopulis, a lu copulis, et dés lors tout est éclairci. On ne fait plus dire à César une contre-vérité; on lui fait énoncer un fait parfaitement exact. Les navires romains sont beaucoup moins élevés que ceux des Gaulois, et par cela méme il leur est beaucoup moins facile de saisir et d'arréter ces derniers, avec les crochets ou mains de fer, copulis, dont les anciens se servaient dans les combats maritimes en guise de grappins d'abordage. (Voir sur le combat naval livré par César aux Vénetes: Mémoires de la Société des antiquaires de France, t. IL, anciepne série, p. 325.)
21. Il est probable que cette espèce de faux se termipait par un crochet.
22. Sub corona vendidit veut dire captos ou captivos cendidil. A une époque déjà ancienne du temps de César, on avait coutume de couronner de fleurs les prisonniers de guerre que l'on exposait en vente : l'usage tomba en désuétude, mais la locution lui survécut, comme cela est arrivé souvent. Voy. Aulu-Gelle, liv, Vil, cb. iv. (nuaNER.)