LIVRE V
vaillaiont aux retranchements, ils sortirent tout à €oup des bois, et, $e précipitant sur les hommes qui étalent de garde en avant du camp, ils combattirent avec vigueur; les deux coliortes d'élite de deux légions furent envoyées par César pour soutenir les nôtres, mais cotnme elles avaient láissé un peu de vide entre leurs ailes, et qu'elles s'arrétaient intimidées par une manière de combattre qui leur était inconnue, l'ennemi passa audacieusement óntre elles et se retira sain et sauf. Le tribun Q. Labérius Durus fut tuó dans cette journóe. Les Bretons , contre lesquels on fit marcher plusieurs autres cohortes, furent repoussés,
XVI. Par les divers incidents de cette affaire, où l'on avait combatta sous les yeux de tous et en avant du camp, on comprit que les riótres ne pouvant, à cause de la pesanteur de leur équipement, poursuivre ceux qui láchaient pied, et n'osant point s'éloigner des enseignes, se trouvaient dans des conditions défavorables pour lutter contre un ennemi comme celui qu'ils avaient devant eux. Les gavaliers, de leur côté, combattaient avec un grand désavantage, parce que les Bretons reculaient souvent à dessein, les éloignaient des légions, sautaient en bas de leurs chars, et, en mettant pied à terre, engageaient une lutte
occupatis in munitione castrorum, subito se ex silvis ejecerunt, impetuque in eos facto, qui erant in statione pro castris collocati, acriter pugnaverunt : duabusque missis subsidio cohortibus a Cæsare, atque his primis legionum duarum, quum ha, perexiguo intermisso loci spatio inter se, constitissent, novo genere pugnax perterritis nostris, per medios audacissime perruperunt, seque inde incolumes receperunt. Eo die Q. Laberius Durus, tribunus militum , interficitur, Illi, pluribus summissis cohortibus, repeljuntur.
XVI. Toto hoc in genere pugna, quum sub oculis omnium ac pro castris dimicaretur, intelleetum est, nostros propter gravitatem armorum, quod neque insequi cedentes possent, neque ab signis discedere auderent, minus aptos esse ad hujus generis hostem ; equites autem magno cum periculo predio dimicare, propterea quod illi etiam consulto plerumque cederent et, quum
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où les chances n'étaient pas égales. Cette tactique était aussi dangereuse pour notre cavalerie dans la retraite que dans l'attaque. De plus, les Bretons ne combattaient jamais en lignes serrées, mais par petits pelotons, à de grandes distances les uns des autres; et ils placaient des détachements en réserve , de sorte qu'ils se repliaient les uns sur les autres, et que des troupes qui n'avaient point souffert et qui étaient toutes fraiches remplacaient celles qui se trouvaient fatiguées.
XVII. Le lendemain, les ennemis se postérent loin du camp, sur des hauteurs; ils commencèrent par se montrer en petit nombre, en attaquant nos cavaliers avec moins de vivacité que la veille; mais au milieu du jour, César ayant envoyé trois légions et toute la cavalerie , sous les ordres du lieutenant C. Trébonius, pour faire du fourrage, ils se précipitérent de tous cótés à l'improviste sur les fourrageurs, qui du reste n'étaient pas loin des enseignes et des légions. Les nótres les repoussérent par une charge impétueuse; les cavaliers, sürs d'étre secourus, ne s'arrétérent point dans la poursuite parce qu'ils voyaient les légions derriére eux ; ils mirent les Bretons en pleine déroute, en tuérent un grand nombre, et ne leur donnérent
paullum ab legionibus nostros removissent, ex essedis desilirent et pedibus dispari proelio contenderent. Equestris autem proelii ratio et cedentibus et insequentibus par atque idem periculum inferebat. Accedebat huc, ut nunquam conferti, sed rari magnisque intervallis prœliarentur, stationesque dispositas haberent, atque alios alii deinceps exciperent, integrique et recentes defatigatis succederent.
XVII. Postero die procul a castris hostesi in collibus constiterunt, rarique se ostendere et lenius, quam pridie, nostros equites prelio lacessere ceperunt. Sed meridie, quum Cesar pabulandi causa tres legiones atque omnem equitatum cum C. Trebonio legato misisset, repente ex omnibus partibus ad pabulatores advolaverunt, sic, uti ab signis legionibusque non abstinerent. Nostri, acriter in eos impetu facto, repulerunt, neque finem insequendi fecerunt, quod subsidio confisi equites, quum post se legiones