‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 193 sur 280 · LIVRE VIL · texte numérisé non relu

LIVRE VIL

légions sous les armes, pour empécher les habitants de s'échapper à la faveur des ténèbres. Ceux-ci, un peu avant minuit, sortirent en silence, et commencérent à traverser le fleuve. César, prévenu par les éclaireurs, fit entrer dans la place, aprés avoir brülé les portes, les légions auxquelles il avait donné ordre de se tenir prêtes; il s'empara de la ville,et peu s'en fallut que les ennemis ne fussent pris jusqu'au dernier, parce que le peu de largeur du pont et des routes avait empéché la multitude de fuir. Génabum fut pillé et brûlé : César abandonna le butin aux soldats, fit passer la Loire à son armée, et arriva sur les frontiéres des Bituriges.

XII. En apprenant l'arrivée de César, Vercingétorix leva le siége et marcha à sa rencontre. César avait résolu d'assiéger Noviodunum % , ville des Bituriges , qui se trouvait sur sa route. Des députés étant sortis de cette place le priérent de leur pardonner ct de leur accorder la vie; et comme il voulait terminer ses autres entreprises avec la rapidité qui lui avait presque toujours réussi , il ordonna de remettre les armes, d'amener des chevaux et de livrer des otages. Une partie de ces otages était déjà

noctu ex oppido profugerent, duas legiones in armis excubare jubet. Genabenses, paullo ante mediam noctem silentio ex oppido egressi, flumen transire ceperunt. Qua re per exploratores nun- . tiata, Cæsar legiones, quas expeditas esse jusserat, portis incensis, intromittit atque oppido potitur, perpaucis ex hostium numero desideratis, quin cuncti caperentur, quod pontis atque itinerum angustie multitudini fugam intercluserant. Oppidum diripit atque incendit, predam militibus donat, exercitum Ligerim traducit atque in Biturigum fines pervenit.

XII. Vercingetorix, ubi de Czsaris adventu cognovit, oppugnatione destitit atque obviam Cesari proficiscitur. Ille oppidum [Biturigum, positum in via, Noviodunum] oppugnare instituerat. Quo ex oppido quum legati ad eum venissent, oratum ut sibi ignosceret suæque vitæ consuleret ; ut celeritate reliquas res conficeret, qua pleraque erat consecutus, arma conferri , equos produci , obsides dari jubet. Parte jam obsidum tradita, quum reliqua admi-

donnée, on d'occupait des autres points de l4 capitulation, et des centurions aveo quelques soldats étaient entrés dans la ville pour chercher les armes et les chevaux, lorsqu'on vit au loin la cavalerie des ennemis, qui précédait l'armée de Vercingétorix. Aussitôt qu'ils l’aperçurent, les habitants, espérant qu'ils allaient être secourus, poussèrent un cri, prirent les armes, fermérent les portes, et se postérent sur le rempart. Les centurions qui se trouvaient dans la ville, comprenant par cette démonstration que les Gaulois voulaient faire quelque nouvelle tentative, mirent l'épée à la main, s'emparérent des portes, et se retirérent sains et saufs, eux et leurs hommes.

XIH. César fait sortir sa cavalerie hors du camp et l'engage contre celle des Gaulois. Les nôtres ayant peine à soutenir le choc, il les fit appuyer par six cente cavaliers germains qu'il gardait prés de lui depuis le début de la guerre. Les Gaulois eulbutés par leur charge furent mis en fuite, et se retirèrent après de grandes pertes sur le gros de leur armée, En voyant cette défaite, les habitants, effrayés de nouveau, s'emparérent de ceux qu'ils croyaient avoir excité le peuple contre

nistrerentur, centurionibus et paucis militibus intromissis, qui arma jumentaque conquirerent, equitatus hostium procul visus est, qui agmen Vercingetorigis antecesserat. Quem simulatque oppidani conspexerunt atque in spem auxilii venerunt, clamore sublato arma capere, portas claudere, murum complere cceperunt. Genturiones in oppido quum ex significatione Gallorum novi aliquid ab his iniri consilii intellexissent, gladiis districtis portas occupaverunt, suosque omnes incolumes receperunt.

XIII Cesar ex castris equitatum educi jubet proliumque equestre committit : laborantibus jam suis Germanos equites circiter cp summittit, quos ab initio secum habere instituerat. Eorum impetum Galli sustinere non petuerunt atque in fugam conjecti, multis amissis, se ad agmen receperunt : quibus profligatis, rursus oppidani perterriti comprehensos eos, quorum opera plebem concitatam existimabant, ad Cesarem perduxerunt, seseque ei dediderunt. Quibus rebus confectis, Cæsar ad oppidum Avari-

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