‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 210 sur 280 · XLVI. Oppidi murus ab planitie atque initio ascensus, rect · texte numérisé non relu

XLVI. Oppidi murus ab planitie atque initio ascensus, rect

jusqu'au mur dé la ville, on comptait douze cents pas eh ligne droite, mais il y avait' de plus les sinuosités de la route; et les détours qu'on était obligé de faire pour suivre les pentes les moins roides allongeaierit la distance. À micóte, et suivant lés dispositions du terrain, les Gaulois, pour ralentir notre attaque, avaient élevé avec de grosses pierres un mur de six pieds de haut qui barrait le chemin; ils avaient évacué toute la partie inférieure de la colline et garni la partie la plus élevée jusqu'au mur de la ville de camps très-rapprochés les uns des autres. Nos soldats, quand le signal est donné, arrivent en un clin d'œil áux retranchements, les escaladent et s'emparent de trois camps. Ces camps furent enlevés avec une telle promptütude que Teutomate, roi des Nitiobriges, assailli tout à coup dans sa tente, où il se reposait à l'heure de midi, eut grand'peine à échapper aux soldats qui pillaient, et se sauva sans être vêtu dans la partie supérieure du corps, aprés avoir eu son cheval blessé.

. XLVII. César, ayant atteint le but qu'il s'était proposé, fit sonner la retraite, et donna ordre à la dixiéme légion, qui l'accompagnait en ce moment, de s'arréter. Mais les soldats des autres légions n'entendirent point la trompette,

regione, si nullus anfractus intercederet, mcc passus aberat: quidquid huíc circuitus ad molliendum clivum accesserat, id spatium itineris augebat. At medio fere colle in longitudinem, ut natura montis ferebat, ex grandibus saxis sex pedum murum, qui nostrorum impetum tardaret, preduxerant Galli, atque inferiore omni spatio vacuo relicto, superiorem partem collis usque ad murum oppidi densissimis castris compleverant. Milites, dato signo, celeriter ad munitionem perveniunt, eamque transgressi, trinis castris potiuntur. Ac tanta fuit in eastris capiendis celeritas, ut Teutomatuüs, rex Nitiobrigum, subito in tabernaculo oppressus, ut meridie conquieverát, superiore corporis parte nudata, vulnerato equo, vix se ex manibus predantium militum eriperet,

XLVII. Consecutus id quod animo proposuerat, Casar receptui @ani jussit, legionique decime, quacum erat concionatus, signa

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LIVRE VII. 355 parce qu’ils étaient séparés par uii vallon assez large ; et quoique les tribuns et les liéutenants, suivant les ordres de César, les áient teténus , ils se laissérent emporter par l'espérance d'une victoire promptement décidée, par la fuite de l'ennemi, pár le souvenir de leurs précédents succès, car ils pensaient que les obstacles, quels qu'ils fussent, devaient être surmontés par leur courage; et ils né s'arrélérent dans leur poursuite qu'en arrivant aux inürs et aux portes. En ce moment, un grand cri s'éleva de tous les points de la ville, ét ceux qui se trouvaient à l'extrémité opposée, effrayés de ce tumulte soudain, crurént qué l'ennemi avait pénétré dans l'enceinte, et se précipitèrent hors des murs. Les mères de famille jetaierit du haut du rempart des étoffes et de l'argent; et, les bras tendus vers les Romains, elles les suppliaient de les épargnér et de ne point tuer, comme ils l'avaient fait à Avaricum, les femmes et les enfants. Quelques-unes, se laissant glisser du haut des murs entre les bras qui les soulenaient, se livrérent aux soldats. L: Fabius, centurion de la huitiéme légion, que l'on savait avoir dit ce jour méme en présence de ses hommes « qu'il était' animé par les récompenses distribuées à Avaricum , et qu'il ne laisserait

constitere. At reliquarum legionum milites, non exaudito sone tubæ, quod satis magna valles intercedebat, tanien ab tribunis militum legatisque, ut erat a Cæsare preceptum, retinebantur : sed, elati spe celeris victoriæ et hostium fuga et superiorum temporum secundis proeliis, nihil adeo arduum sibi esse existimaveruñt, quod non virtute consequi possent; neque finem príus sequendi fecerunt, quam muro oppidi portisque appropinquarunt. Tum vero ex omnibus urbis partibus orto clamore, qui longius aberant, repentino tumultu perterriti, quum hosteni intra portas

esse existimarent, sese ex oppido ejecerunt s pedo, i de muro vestem argenturmque jactabant et pl Fons e. testa” |

bantur Romänos, ut sibi parcerent, neu, sicut Avarici fecissent, ne a mulieribus quidem atque infantibus abstinerent. Nonnullæ, de muris per manus demissæ, sese militibus tradebant. L. Fabius, centurio legionis vins, quem inter suos 60 die dixisse constabat,

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à personne le temps d'escalader le mur avant lui, » prit trois de ses soldats, et, soutenu par eux, il monta sur le rempart; puis, les attirant les uns aprés les autres, il les fit monter à leur tour.

XLVIII. Pendant ce temps, ceux des Gaulois qui s'étaient réunis, comme nous l'avons dit plus haut, à l'autre extrémité de la ville pour la fortifier, s'empressérent, en entendant le premier cri, et en apprenant ensuite par de pressants et nombreux messages que les Romains occupaient la ville, d'envoyer en avant leur cavalerie, et se portérent eux-mémes en masse au lieu du danger. Chacun en arrivant se rangeait en avant des murs et augmentait le nombre des combattants. Lorsque des forces considérables furent rassemblées sur ce point, les femmes, qui un instant auparavant tendaient les bras aux Romains du haut des murs, commencérent à implorer les soldats, à montrer suivant l'usage du pays leurs cheveux épars, et à présenter leurs enfants aux regards de l'armée. Les Romains, à cause de leur position et de leur nombre, combattaient avec désavantage: fatigués tout à la fois par la course et la durée de la lutte, ils soutenaient péniblement le choc de troupes fraîches et qui n'avaient éprouvé aucune perte.

excitari se Avaricensibus præmiis, neque commissurum ut prius quisquam murum ascenderet, tres suos nactus manipulares atque ab iis sublevatus murum ascendit. Hos ipse rursus singulos exceptans, in murum extulit.

XLVIII. Interim ii qui ad alteram partem oppidi, ut supra demonstravimus, munitionis causa convenerant, primo exaudito clamore, inde etiam crebis nuntiis incitati, oppidum ab Romanis teneri, premissis equitibus, magno concursu eo contenderunt. Eorum ut quisque primus venerat, sub inuro consistebat suorumque pugnantium numerum augebat. Quorum quum magna muititudo convenisset, matresfamilie, quz paullo ante Romanis de muro manus tendebant, suos obtestari et more Gallico passum capillum ostentare liberosque in conspectum proferre cceperunt. Erat Romanis nec loco nec numero zqua contentio : simul et cursu et spatio pugne defatigati, non facile recentes atque integros sustinebant,

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