‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 98 sur 280 · Sédunes, peuple du Valais moderne · texte numérisé non relu

Sédunes, peuple du Valais moderne

4. Octodure. Martigny, en francais; en allemand, Martenach, dans le Valais.

8. Hibernorum, id est temporis in hibernis transigendi. Quod autem sequitur, eo, ita positum est, ut si hiberna castra ipsa essent. (ScuNEtDER.)

6. Gasum , c'est-à-dire, selon Festus, grave jaculum. On a remarqué qu'en langue celtique gess, et en basque gesi, ont la méme signification. Plusieurs auteurs donnent le gœæsum ou gesum comme une arme en usage chez tous les Gaulois en général : maïs César ne le mentionne qu’en parlant des peuples qui habitent les Alpes, d'accord en cela avec Virgile, qui dit dans l'Énéide, liv. VIIL, v. 661 :

Duo quisque Alpina coruscant Gæsa manu; Cette concordance est d'un plus grand poids que tous les autres témoignages. (pusxen.)

7. Celeriter milites certiores facit paulisper intermitterent prelium, ac tantum modo fela missa exciperent.

On a rendu souvent le (ela exciperent par parer ou recevoir les traits, ce qui né nous semble pas exact. Pour fixer le sens de ces mots, il faut, nous le pensons, se reporter au commencement du chapitre où il est dit que les Romains avaient épuisé leurs armes de trait. Cela posé, il est tellement naturel qu'un soldat cherche à parer les coups qu'on lui porte, que Galba, qui commandait dans cette affaire, n'avait pas besoin de donner un pareil ordre. Il ne pouvait pas, n on plus, enjoindre aux légionnaires de recevoir les traits, c'est-à-dire de S'exposer à la mort, sans pouvoir même riposter, puisqu'ils n'avaient plus de javelots et qu'ils étaient séparés des Gaulois par des retranchements et un fossé. Nous croyons donc qu'il faut traduire excípere par recueillir ou ramasser les traits lancés par l'ennemi, pour s'en setvir ensuite contre lui, ce qui s'explique naturellement par cette circonstance que les soldats romains avaient épuisé les leurs. |

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