‹ Guerre des GaulesChapitre 25 sur 66 · IX. Les députés dirent quMls allaient reporter · texte numérisé non relu

IX. Les députés dirent quMls allaient reporter

cette réponse à leurs compatriotes, que Ton en délibérerait et qu'ils seraient de retour dans trois jours. D'ici là, ils demandaient à César de ne pas porter son camp plus loin. César répondit que c'était là une concession impossible de sa part. Il savait, en effet, qu'une grande partie de la cavalerie Germaine avait, quelques jours auparavant, été envoyée au delà de la Meuse chez les Ambivarites, pour fourrager et chercher des vivres. 11 pensait bien que ce délai, qu'ils voulaient obtenir, n'était qu'un prétexte pour donner à cette cavalerie le temps de revenir.

X. La Meuse prend sa source dans les montagnes des Vosges, chez les Lingons. Elle reçoit un bras du Rhin, le Wahall, forme avec lui Tile des Bataves, et va se jeter dans l'Océan à environ

quatre-vingt mille pas (118 kilom.) de là (i). Le

(i) Le texte ici paraît avoir été altéré. Le voici, tel que le présentent la plupart des manuscrits, même les meilleurs :

Mosa projltiit ex monte V^ogeso,.. parte quaiam ex Rheno receptây qux appelîatur Vacalus, insulam ejjicii Baiworum, in Ocêanum injluit, neque longiu» oh Oceano millihus passuum LXXX in Rhenum influit.

C'est-à-dire, mot pour mot :

La Meuse prend sa source dans le mont Vosgèse... Elle reçoit un bras du Rhin, qui s'appelle le Wahallf forme Vile des BataveSf se jette d.ms l'Océan, et, à une distance iten~ viron So,ooo pas de l'Océan^ se jette dans le Rhin,

Le général Creuly élucide, à sa façon, cet étonnant brouillamini.

« La plume rapide de Técrivain, entraînée par le mouve- « ment de la phrase, verse ~~ dit41 « la Meuse dans TOcéan. € Puis elle se rectifie en faisant couler d'abord la Meuse dans « le Rhin ; et, en définitive, c'est le Rhin qu*elle jette à la « mer par toutes ses embouchures ».

I/cxpli jation ne manque pas d'originalité, mais ne sera-tcUc pas jui^cc un peu trop lanlaisislc?

Les commcnlatcuri de tous les temps ont — cela va sans dire — entassé sur celte phrase gloses sur gloses, corr^ictions sur correciions.

Lemairc, lui, dcjlarc s'en tenir à la leçon vulgaire, la seule intelligible : « insulam elTicit Balavorum. ncque longius « ab co (id est iocum ubi W'ahalem reccpil) milllbus passuum « LXXX in Occanum transit », On a vu que, nous aussi, nous avions adopte celte leçon.

Ccti.c phrase soulève encore une autre dilTiculté, celle de la distance. Mais lauieur de la Vie de César o&rc de ce problème une solution acceptable.

« L'étude des lils abandonnés du Rhin porte à croire que le

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Rhin, lui, prend sa source dans les Alpes, chez les Lépontes. Il traverse les territoires des Nantuates, des Helvètes, des Scqiiaiics, des Médiomatrikes, des Tribokes et des Trévires. Ses eaux sont rapides, son parcours immense. En approchant de rOcéan, il se divise en plusieurs bras et forme un grand nombre d^iles importantes. La plupart de ces iles sont habitées par des peuplades sauvages et féroces, dont un certain nombre passent pour se nourrir exclusivement de poissons et d'œufs d*oiseaux. Enfin, il se jette dans TOcéan par un grand nombre d'embouchures.

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