CHAPITRE ONZIÈME
La situation en Europe.— Mme de Pompadour et Marie- Thérèse, — Frédéric de Prusse. — William Pitt.— Son caractère .—Formidables armements qu'il dirige sur le Canada. Etat désespéré de la colonie. Arrivée des vaisseaux de France.— Ouverture de la campagne. — Montcalm à Carillon. — Abercromby à William-Henry. — Lord Howe. — Marche de l’armée anylaise, — Défaite de M. de Trépezec; sa mort. — Hésitations d’Abercromby. —- Montcalm se retranche devant Carillon. — Abercromby à la Chute.—Il se décide à attaquer les retranchements français. — Bataille de Carillon. — Enthousiasme de Montcalm.
La paix ! la paix ! écrivaient à Versailles Montcalm et Lévis, en ramenant de William-Henry leurs bataillons victorieux. C'était le cri du patriotisme éclairé. La politique de la France aurait dû être de fortifier sa marine pour raffermir sa puissance coloniale en appuyant Montcalm en Amérique et Dupleix en Orient, les deux seuls généraux qui soutenaient l'honneur de
ses armes; mais la France tombée en quenouille,
s'était faite l’ouvrière de ses propres humiliations et