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1 Journal de Montcalm.
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Allemagne ”. Rosbach arrache ce eri à Montcalm : “ Bataille perdue contre le roi de Prusse, l’Alexandre du Nord... Ce même roi bat les Autrichiens ver Breslau, marche dans l'électorat de Hanovre; ce qui met tous nos quartiers en mouvement et sur les dents !” Bougainville s’attriste à son tour : “ Les nouvelles d'Europe, dit-il, prouvent bien la vérité de ce proverbe grec qui dit: qu'il vaut mieux une armée de cerfs commandée par un lion, qu’une armée de lions commandée par un cerf 1”,
A ces tristesses s’ajoutait la certitude des formidables armements de l'Angleterre contre le Canada, de l'attaque simuitanée de Louisbourg, de Carillon et de Duquesne. Malgré l'avis de Montcalm, Vaudreuil avait projeté de faire une diversion contre ces deux derniers forts en poussant une pointe du côté d’'Albany, espérant, par ce mouvement, forcer du même coup les Cinq- Nations à se déclarer pour les Francais. Deux mille cinq cents hommes, composés de quatre cents soldats de l’armée régulière, quatre cents de la marine, le reste de Canadiens et de sauvages, commandés par le chevalier de Lévis, ayant sous ses ordres MM. de Rigaud, de Longueuil et de Senezergues, devaient entrer nar le lac Ontario, dans la rivière Chouaguen, desce: ie la rivière Mohawk, ravager tout le pays jusqu'aux jortes d’'Albany.
Lévis écrivait à la veille de son départ : ‘“ Ma mission est délicate, importante, politique et militaire ; l’on
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me menace d’une infinité d'obstacles que j'aurai à sur-