‹ Guerre du Canada, 1756-1760 [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 85 · Journal du 22 mai · texte numérisé non relu

Journal du 22 mai

378 MONTCALM ET LÉVIS monter, soit pour la nourriture, n'ayant que pour deux mois de farine et de graisse, ne pouvant porter ni biscuit ni pain, pas même de tentes pour nous mettre à l'abri; je puis aussi trouver des oppositions de la part des Iroquois, partisans des Anglais 1”,

Ce plan aurait recu l'approbation de Montcalm si l'arrivée des vivres avait permis de l’exécuter à temps : mais à l'heure où l’on était, il affaiblissait inutilement le corps d'armée déjà si faible, destiné à protéger Carillon ? Les divers bataillons qui allaient s’immortaliser devant ses murs étaient en marche dès les premiers jours de juin, et se concentraient à Saint-Jean, leur lieu de relâche et de ravitaillement, On y avait préparé pour chaque soldat montant à Carillon six jours de vivres qu’il emporterait avec lui, à raison d’une livre de pain par jour, d’un quarteron de lard et d'autant de pois par ration ?,

Berry et Languedoc arrivèrent du 15 au 20 juin au fort Saint-Jean, et firent voile immédiatement pour Carillon, où la Reine, venant comme eux de Québec, mais stationné depuis un mois à Saint-Jean, allait les précéder d’un jour,

Desandrouins, occupé à compléter ce dernier fort, notait chaque jour le passage des troupes. ‘“ Le 19,

1— Lettre au maréchal de Belle-Isle, p. 186.

2 On est néniblement affecté lorsqu'on lit la réponse de Montcalm au mémoire que Vaudreuil lui avait adressé à ce sujet. On y sent partout l'homme irrité qui ne prend plus la peine de dissimuler sa mauvaise humeur et son dédain. Ceci est d'autant plus frappant que le mémoire de Vaudreuil respire le calme, la dignité et la déférence.

3— Journal de Desandrouins.

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