II STI ENTER ETS LUN PIN DE TIER
ment avait reçu l’ordre de marcher à l'attaque de Ticondéroga. La veille de la bataille, les officiers, qui connaissaient l’histoire de l'apparition et s'étaient aperçus de ses craintes, tâchèrent de le rassurer en lui faisant croire qu'on n'était pas encore arrivé à Ticondéroga, et que c'était le fort George qui allait être attaqué le lendemain. Mais à la pointe du jour, Campbell vint à leur rencontre, la figure consternée, les yeux hagards. — “ Vous m'avez trompé, leur dit-il, je l’ai vu cette nuit, il est entré dans ma tente. Nous sommes à
Ticondéroga. Je serai tué aujourd'hui ”.
Ses prévisions furent réalisées.
Telle est la légende. Le fait incontestable, c’est que Duncan Campbell, blessé d’une balle au bras, le 8 juillet, fut emporté au fort Edouard, où il mourut et fut inhumé.
Sur la pierre qui marque son tombesu, on lit encore distinctement le nom de Duncan Campbell d'Inverawe, avec la date de sa mort, 17 juillet 1758,