SAS
transporter à bras vingt pièces de canon et des munitions au delà du fort, sur le bord de la falaise qui domine la rivière. Toute la nuit on s'occupa à y monter une batterie 4 barbette, et à la relier par une tranchée avec les fossés du fort, où lon pouvait arriver sans être vu,
€ Si on n’employa pas un ÿlus grand nombre de Canadiens à ces diverses opérations, observe Montealm, c'est qu'ils étaient destinés à faire un mouvement dès la petite pointe du jour. »
Le beau clair de lune qu'il faisait permettait à l'ennemi de diriger ses projectiles comme en plein jour. Il se contenta cependant de lancer une douzaine de bombes et quelques boulets, Les soldats, stimulés par la présence du général venu lui-même à la tranchée, travaillèrent avec tant d’ardeur, qu'à laurore neuf pièces de canon étaient en batterie et les chemins de communication établis, M, de Rigaud, avec ses Canadiens et la plupart des sauvages, traversérent, les uns à gué, les autres à la nage, la rivière en amont du fort Chouaguen, et l'investirent de manière à lui couper toute communication. € Celle manœuvre, dit Montcalm, se fit d’une facon brillante et décisive, y ayant beaucoup d'eau qui n’arrêta personne, » Le résultat de ce mouvement fut Pabandon immédiat du fort George.
Montcalm avait gardé sous sa main cent Canadiens, dont il voulait se servir pour faire un autre débarquement durant la nuit en aval du fort, el y transporter le régiment de Béarn avec quelques pièces de canon. « Cette dernière manœuvre, ajoute Montcalm, aurait sans doute achevé de leur faire perdre contenance ; mais la promptitude de nos travaux, dans un terrain quäls avaient jugé impraticable, la manœuvre du corps qui avait passé la rivière, leur fit juger que nous devions être six mille, »
€ Cependant le feu par lequel les ennemis répondaient à la batterie française était très vif. Leur ir était plongeant : & Ils semblaient, dit Desandrouins, mettre à la main leurs bombes et leurs boulets dans nos tranchées, ou au moins sur leurs revers et leurs parapets qu'ils dominaient. Is nous tuaient pas mal de monde, »
En ce moment le ciel, qui s'était montré si lavorcble aux Francais, semble se tourner contre eux. Le soleil, qui s'était levé resplendissant, se cache vers sept ou huit heures; un violent orage éclate, accompagné d'une pluie torrentielle ; le sol se détrempe, et les canons qui n’avaient pas de plate-forme se dérangent; on a toutes les peines du monde à régler leur tir, puis les munitions commencent à faire défaut, malgré l’activité des soldats, dont la pluie retarde la marche. Le feu devient moins vif du côté des Français, celui des Anglais redouble au contraire, et une des neuf pièces est démontée.
Montcalm, qui souvent venait à la batterie, commencait à s'inquiéter; mais en ce moment-là même un grave événement se passait au fort Chouaguen : le brave Mercer qui le commandait était coupé en deux par un boulet, au moment où il se disposait à faire une vigoureuse sortie. Gelte perte irréparable jeta le découragement dans la garnison, déjà glacée de terreur par le mouvement des Canadiens et des sauvages, dont les lignes les enlaçaient comme d’affreux serpents et leur fermaient toute issue. Elle se croyait déjà sous le couteau à scalper des Indiens, en entendant pousser des hurlements épouvantables pendant qu’ils brandissaient leurs armes. Une résistance opiniâtre ne pouvait qu'’exciter davantage leur fureur, en ne retardant que de quelques jours la reddition de la place.
t, sur le nter une , où l’on
ses opént dès la
rojectiles bombes ui-même le canon id, avec autres à re à lui 1e facon ultat de
e servir isporler Œuvre , 6; mais ble, la
ns être
ançaise mettre ur leurs
ible se ept ou
le sol
toutes
\ faire levient ne des
ais en brave Lil se