FOIS
Le major Rogers
d'apres une grure de li bibliotheque de Funiversité d'Harvard
Dans la soirée, arriva de Carillon un renfort de Vingt-cinqg honnues, avec un ln À L'excitation causée à Carillon par cet évéaement rompit pour quelques jours
lennuyeuse monotonie de lhivernement, C'était Ken effet, an des cotés les plus e |: it + ‘ , 5 ‘ , ' ‘4 : na la pénibles de la vie de garnison, dans ces pelts forts isolés Le Tong des frontières, où {
ls. + ‘. : sepe + rs se ny avait d'autre société que celle des casernes, Quand la neige avait à moitié
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enseveli les baraques, et que le froid confinait chacun à l'intérieur, le fort devenait un tombeau vivant. Les sentinelles qui veillaient aux remparts, toutes transies de froid, la barbe blanchie par le frimas, n’apercevaient autour d'elles que le même manteau uniforme couvrant le lac el les montagnes, encombrant la forêt avec ses cimes grises dépourvues de feuilles et les cônes verts de ses sapins. Elle. a’entendaient d'autre bruit que le craquement des troncs d'arbres se fendant à la gelée, ou le hurlement lointain de quelque loup-cervier, De temps en temps quelques chasseurs indiens poussaient Le er de reconnaissance sur a lisiére du bois et S'avancaient en raquettes, à travers les troncs d'arbres, avec leurs traines d'éclisse chargées de venaison, qu'ils apportent au fort. C'était une ressource ménagée par le gouverneur pour épargner les vivres, qui se faisaient de plus en plus rares, et pour procurer aux troupes une meilleure nourriture, PRE au ciel que Vaudreuil eût apporté le méme soin et plus d'énergie dans toutes les parties de son gouvernement ! |
L'administration coloniale avait toujours été plus où moins entachée de péculat, par suite de Pinsuffisance des lraitements accordés aux fonctionnaires publics; mais le gouverneur La Jonquiére avait inauguré un systéme de concussion inconnu avant lui, et Bigot venait d'y mettre le comble.
La cour de Versailles, effravée des dépenses qu'entrainait le Canada, erut faire de l'économie en abandonnant li régie des vivres een confiant lapprovisionnement de Va ville à une compagnie, dont le chef, sous le nom de munitionnaire cénéral, était un enrichi de la veille, Le sieur Cadet, His d'un boucher de Québec,
Le nouveau svstèime fut mis en force le er janvier 1797, On verra par la suite que, Lou de remédier au mal, ouvrit la porte à des abus plus eriants que jumiuts.
Depuis le commencement de hiver Le marquis de Vaudreuil songeait à frapper un coup huprévu sur de tort Willium- Henry, où les Anglais avaient toute une flotte de bateaux prèle à étre lincée dès l'ouverture de la navigation pour jeter une armée sous des murs de Carilon. La maladie grave qui avait retenu le gouverneur aux Frois- Rivières avait retrdé ses préparatis, qui mavaient pu être terminés qu'à la din de février, AE S'agissait de faire marcher quinze cents hommes en plein hiver, à soixante lieues de disuice, pour aller toutincendier autour de William-Hlenry, peutétre mème pour prendre le fort. Celle dernière pare du plan n'était guère réali- Sable, mais le succès de Ko première suffisait pour justilier amplement les risques elles frais de Fentreprises ear elle paraltsit l'ennemi en lui enlevant le moyen de prendre Foflensie au printemps, Un pareil projet aurait été téméraire, si le gouverneur m'avait eu à sa disposition des troupes aussi capables d'endurer lt misére que d'affronter le danger.
Le corps expéditionnaure, dont le rendez-vous était au fort Sunt-Jean, était commandé par M, de Rigaud et se composait de cinquante grenadiers, Urés des compagnies de He Karre, Royal Roussillon, Languedoc et Béarn: de deux cents volontaires des memes régiments, de deux cent soisante-dix-neuf soldats des troupes coloniales, de six cents Canadiens et de trois cent cinquante sauvages, formant un electif de mille quatre cent soiante-dik-neul hommes. Les principaux ofliciers commandant sous M, de Rigaud ébriem © M de Longueuil, licutenant de roi à Québec, eli ce Utre avant le rang de hettenontecoone tt capitaine Dumas, faisant fonc-