‹ Guerre du Canada, 1756-1760 [microforme]Chapitre 51 sur 86 · LUN · texte numérisé non relu

LUN

296 MONTOALM ET LEVIS

des Français ne se démentait pas sur ce champ de bataille illustré par tant d'actes de bravoure, Les sauvages avaient découvert la piste d’un détachement de soldats anglais qu'ils n'avaient osé attaquer, Les Canadiens de Langy et les soldats de Louvicourt se mirent à leur poursuite, les cernèrent et les firent lous prisonniers, au nombre d'une quarantaine, Trois furent tués à la fin de l’action par les sauvages, malgré ious les efforts des Français.

L'arrivée de Bourlamaque, investi du commandement de l'armée de Carillon, forte de deux mille hommes, et dont larrière-garde faisait étape le long du lac Champlain, accéléra les travaux de défense. Les ateliers furent organisés, et tous les bataillons de la ligne et de la milice fournirent des travailleurs, On y mettait la dernière main quand arrivèrent les nouvelles de France apportées par Bougainville.

Québec paraissait le point le plus menacé, Bourlamaque reçut ordre de faire sauter les forts de Garillon et de Saint-Frédérie si l'ennemi se présentait avec des forces trop considérables, et de se replier sur l'ile aux Noix, où il devait sans délai faire commencer des retranchements.

A Québec, où les travaux de fortifications dirigés par Pontleroy avaient d’abord été poussés avec lenteur, la certitude d'une prochaine attaque avait mis toute la population sur pied. Soldats et citoyens, rivalisant de ztle, se mirent à l'ouvrage avec une furieuse activité, Du centre de la colonie où il se trouvait à Montréal, Montcalm suivait toutes les opérations, prêtant l'oreille à tous les bruits, prèt à se lancer, au premier signal, vers l'endroit où apparaitrait la première des trois armées envahissantes.

UX

Page 1