‹ Guerre du Canada, 1756-1760 [microforme]Chapitre 61 sur 86 · PRISE DU FORT DE NIAGARA · texte numérisé non relu

PRISE DU FORT DE NIAGARA

Les opérations de li campagne, du côté du lac Champlain, s'étaient ressenties de l'effet moral produit par la victoire de Carillon. Le souvenir de cette journée, terrifiant pour les Anglais, les avait rendus lents et timides dans leurs mouvements, landis qu'il avait soutenu la confiance et le courage des Français, La décision du conseil de guerre, enjoignant à Pourlmaaque de faire sauter le fort de Carillon s’il lait attaqué par des forces trop supérieures, avail été tenue secrète, et les troupes mises sous l'impression qu'elles attendraient l'ennemi sur le même champ de

| MONTUALM ET LÉVIS 217 Qui bataille que l'année précédente. Leur ardeur ne s'était pas ralentie, et la vue des l lieux où elles s'étaient couvertes de gloire, ainsi que des nouvelles fortifications ! " ajoutées aux anciennes, leur faisait espérer de nouveaux succès malgré leur infé- \ sk riorité numérique. Les deux mille cinq cents hommes qui la composaient étaient 1 ce consaueflement occupés à perfectionner les travaux de défense, comme s'il eût été Al fait décidé d'y tenir jusqu'à l'extrémité, | hi sur cés, à s de . À ris Ft, le et il son- 1 n se ‘une 11 1h (1 erre ‘4 rlier di, mine mn.

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| nl || î Le général Aimbherst, d'aprés une gravure de Britiste Museion. ‘A À Le er de juin, Bourlamaque, escorté de deux compagnies, l'une de Berry, + l’autre de la Reine, alla faire l’inspection de la rive gauche du lac jusqu'à Saint- Frédéric. La rivière à la Barbue lui parut présenter une ligne trop étendue pe à défendre pour que sa petite armée pût en disputer le passage. Le fort {Saint- |, 1e aGitsR ; Frédéric, dominé par une hauteur, comme celui de Carillon, était encore moins ñ irnée tenable, car cette hauteur n'était pas défendue, et le temps manquait pour viélever ‘(1 scie des retranchements. Bourlamaque résolut de ne s'arrêter à la rivière à la Barbue, 4 End ; que le peu de jours nécessaires pour donner à la garnison de Carillon le temps de 14 seu ; le rallier, Il ferait ensuite sauter le fort Saint-Frédéric et se replierait sur l'ile aux y Oups Noix, où les travaux de défense étaient déjà commencés. 4

np de Chaque jour les nouvelles des ennemis devenaient de plus en plus alarmantes. f

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