‹ Guerres de religionChapitre 33 sur 53 · IS · texte numérisé non relu

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une exécrable c^urlisanerie de supplices , jugea Poltrol (comme plus tard Ravaillac et Uamicns), tâchant d'accumuler sur cette misérable chair mortelle tout ce qu’on peut souffrir sans mourir.

Le jour même ou le saint héros, rapporté à Paris, exposé aux Chartreux, fut glorifié à Notre- Dame, on fit la boucherie de Poltrot derrière la Grève.

Le procès-verbal avoue qu’il dit deux fières paroles : « Avec tout cela, il est bien mort et ne ressuscitera pas. » Et encore : « La persécution des fidèles. .. » La jwpulace hurla, l’arrôta un moment, mais il reprit : « Si la persécution ne cesse, il y aura vengeance sur celte ville, et déjà les vengeurs , y sont. »

Quand il fut lié au poteau, le bourreau avec ses tenailles lui arracha la chair de chaque cuisse, et ensuite déchama ses bras.

Les quatre membres, ou les quatre os, devaient être tirés à quatre chevaux. Quatre hommes qui montaient ces chevaux, les piquèrent et tendirent horriblement les cordes qui emportaient ces pauvres membres. Mais les muscles tenaient. Il fallut que le bourreau se fil apporter un gros hachoir, et à grands coups détaillât la viande d’en haut et d’en bas. lies chevaux alors en vinrent à bout ; les muscles crièrent, craquèrent, rompirent d’un violent coup de fouet. Le tronc vivant tomba à

(ises-ises)

terre. Mais, comme il n'y a rien qui ne doive finir à la longue, il fallut bien alors que le bourreau coupât la tête.

Dn juge et les greffiers, pendant toute la cérémonie, étaient là écrivant les cris de celte tête, dans les enlr’actes, ses prétendues dépositions, dont on fil le prétexte de la Saint-Barthélemy.

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