ITINÉRAIRES DE MM. SELLA ET DE M . GRAHAM
d’après une photographie, et avec autorisation, de M. Y. Sella.
CBAM0NIX ET LE MONT-BLANC
juillet 1900, trois alpinistes de Vienne, MM. Maischberger, Pfannl et Zimmer prouvèrent que cette opinion était erronée, en escaladant le pic sans aide par une nouvelle direction. Voir A. J., vol. xx, pp. 336-8.
Une statue de la Sainte Vierge en aluminium, d’environ un mètre de hauteur et pesant 28 livres, fut fixée au sommet de l’Aiguille du Géant en septembre 1904. La messe fut dite pendant que la statue était mise en place et la journée se termina par un dîner à l’hôtel du Mont Blanc à Courmayeur !
On avait l’habitude de faire l’ascension du Mont-Blanc via le Col du Géant et I7 Aiguille du Midi par une route trouvée en 1855 par M. Eamsay, maintenant sir James ; mais elle est tortueuse et on s’en sert rarement maintenant. Elle est marquée par un faible trait sur la carte pliante. On prétend que la cabane située au pied de l’Aiguille du Midi est inhabitable.
Il se trouve trois passages dans le voisinage du Col du Géant, ils ont été découverts par M. J. Eccles. 1. Le Col de Rochefort, entre l’Aiguille du Géant et les Aiguilles Marbrées, qui descend sur le glacier de Rochefort. Celui-ci fut d’abord traversé le 10 juillet 1877 avec les guides Michel et Alphonse Payot. « Nous ne trouvâmes », dit M. Eccles, « aucune difficulté pendant notre descente sur le glacier de Rochefort, et nous mîmes 3 h. 15 pour aller du col à Courmayeur. Je recommande fortement ce col comme une route agréable pour aller au Col du Géant ». 2. — Le Col des Flambeaux, entre les deux Flambeaux, c’est le plus près du Col du Géant, il descend par le glacier de Toule. M. Eccles me dit qu’il ne se souvient pas de l’époque à laquelle il le traversa, et qu’il n’aurait «jamais pensé que ce fût un col valant la peine de compter comme un passage nouveau ». 3. — Le Col de Toule, entre le Flambeau ouest et la Tour Ronde ; il descend par le glacier de Toule.
L’ascension du Mont Blanc par le Glacier de Brenva est la route la plus directe sur le versant italien, mais on la prend rarement à cause de sa pente rapide et de sa difficulté. Le schéma de la première ascension par cette route est indiqué sur la carte pliante.
Le 15 juillet 1865, « M. M. G. S. Mathews, A. W. Moore, Frank et Horace Walker, avec Melchior et Jakob Anderegg, quittèrent à 2 h. 45 du matin leur bivouac, qui était situé à 5 h. de Courmayeur sur la rive gauche du glacier de Brenva. Ils traversèrent la cascade supérieure du glacier et atteignirent à 5 h. 30 la base de l’éperon qui descend à angle droit sur la masse principale du Mont Blanc. Escaladant le côté de ce contrefort, ils arrivèrent en 2 heures sur l’arête très aiguë formant la crête et la suivirent pendant 1 h. 30 jusqu’à ce qu’elle se perdit dans les pentes raides d’un névé accidenté qu’ils escaladèrent en 3 heures. Se portant ensuite à droite, ils atteignirent le Corridor à 1 h. 20 et le sommet du Mont Blanc à 3 h. 10 ; ils furent de retour à Chamonix par la route habituelle à 10 h. 30 du soir. Le total des heures de marche fut de 17 h. 30. On propose d’appeler ce passage le Col de Brenva ». Alpine Journal , vol. II, p. 132.
L’Ascension des Grandes Jorasses, 4206 mètres, (Cr. T. 70 fr.). —
Ayant vu, d’après une photographie prise près du sommet du Mont Blanc que la cime des Grandes Jorasses était accessible par le versant italien, j’allai sur le Mont Saxe pour étudier une route sur la partie basse de la montagne, et le 24 juin 1865, je partis de Courmayeur à 1 h. 35 du matin avec Michel Groz, Christian Aimer