PRÉCIS HISTORIQUE DE LA LÉGISLATION
A la chaire de clinique interne ;
K la chaire d’anatomie et physiologie.
Le nombre des professeurs suppléants est de quatre qui sont attachés :
Aux chaires de médecine proprement dite ;
Aux chaires de chirurgie et d’accouchements ;
A la chaire d’anatomie et de physiologie.
Il est également attaché à chaque école ainsi réorganisée :
Un chef des travaux anatomiques;
Un prosecteur;
Un préparateur de pharmacie et toxicologie.
Par cette réorganisation, le cours de pathologie et de thérapeutique générale a été supprimé. Le cours de chimie et de pharmacie est reconstitué sous le titre de chaire de pharmacie et notions toxicologiques; celui d’histoire naturelle et de matière médicale, sous le nom de chaire de matière médicale et thérapeutique; les éléments de la chimie et de l’histoire naturelle, qui sont compris dans le programme de l’enseignement secondaire et qui sont d’ailleurs exposés dans les Facultés des sciences, ne pouvaient plus être considérés comme une partie essentielle de l’enseignement des Écoles préparatoires de médecine et de pharmacie. La nouvelle réforme a donc eu pour effet de diriger exclusivement l’enseignement pharmaceutique vers l’application et vers la pratique, tandis que les élèves trouvent dans la Faculté des sciences (1), dont l’enseignement est donné aussi en vue des applications les plus usuelles, le complément d’instruction qui leur est nécessaire.
Sur les vingt-deux Écoles préparatoires de médecine et de pharmacie qui existent aujourd’hui (2), mais dont quinze seulement sont placées près d’une Faculté des sciences, onze ont été réorganisées sur le plan de celle de Lyon. Ces Écoles sont (dans l’ordre chronologique de la réorganisation), celles de Lyon, Bordeaux, Poitiers, Nancy, Rennes, Toulouse, Caen, Dijon, Besançon, Marseille et Lille.
(1) Les Facultés des sciences, qui n’étaient qu’au nombre de treize, ont été portées à seize par le décret du 22 août 1854.
(2) Voir le titre !«.
90 ftCOr.ES PRftPARATOlRKS DR MÉD. RT DR PHARM.
Parmi les auti’es Écoles, qui ne sont pas placées près d’une Faculté des sciences, il en est deux dans lesquelles l’organisation de Lyon a été appliquée, si ce n’est totalement, au moins partiellement; telles sont : les Écoles de Rouen et de Nantes qui se trouvent placées près d’une École préparatoire à l’enseignement supérieur des sciences et des lettres dont les cours ont paru pouvoir tenir lieu du complément d’instruction que donnent les Facultés des sciences.
L’École d’Alger, créée le 4 août 1858, compte aussi huit chaires (1); mais comme cet établissement n’est pas placé près d’une Faculté des sciences et qu’il est dans des conditions spéciales, l’organisation de son enseignement diffère sur quelques points ; en voici le tableau :
Anatomie et physiologie ;
Pathologie externe ;
Clinique externe ;
Pathologie interne ;
Clinique interne ;
Accouchements, maladies des femmes et des enfants;
Chimie et pharmacie ;
Histoire naturelle médicale et matière médicale.
Il n’y a pas de professeurs adjoints, mais seulement quatre professeurs suppléants qui sont rétribués. (Voir chapitre ni.)
Telle est aujourd’hui la situation de ces vingt-deux établissements que nous allons faire connaître davantage en rappelant les. conditions imposées aux jeunes gens qui veulent en suivre les cours.
(<) Les professeurs de l’École d’Alger sont à la nomination du ministre de l’Algérie, mais l’organisation de l’enseignement et des études ne peut y être modifiée que par des décrets, dont les dispositions sont concertées entre le ministre de l’Algérie et le ministre de l’Instruction pubiique, (Décret du 2 août 1858 ).
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