FÊTE DE SAINT JOSEPH
DE l'amour de dieu*
Texte '.Joseph antem vir ejus cum esset jusius. {Malth. 1).
ExoRDE : L'époux de la vierge Marie, possédant toute jastica et par conséquent toute sainteté, chéri de Dieu et des hommes, n'est pas en ce jour proposé uniquement à notre vénération parcequ'il est considéré comme un puissant protecteur dans nos besoins et surtout à l'heure delà mort, mais bien plutôt comme modèle de toutes les vertus. Qu'il était ardent l'amour qu'il avait pour Dieu, à cause de l'intime société dans laquelle il vivait avec le divin Sauveur ! Nous allons donc exâmiuer quelle est la nature de cet amour de Dieu, afin qu'il nous soit possible d'imiter en cela le glorieux saint Joseph.
Division : Quoique la charité parfaite aime ïiieu pour Juimème, elle n'exclut pas cependant le désir d'en retirer un Dien pour soi : 1" La charité nous fait aimer Dieu pour lui-même. 2o Elle n'exclut pas notre avantage nersouucl.
Sources de la i'« partie : Traité iv, du n» 135 à 140. — Idem de la 2* partie : Traité iv, du n» 140 à la fin du chapitre.
Péroraison : Nous sommes ilonc ol>lig(^s d'aimer DionJp.totit notre cœur, mais nous devons aussi conserver l'espoir de la récompense élernelle, afin de plaire au Seigneur par ces actes Eucocssifs d'espérance et (le oharilé, et de mettre en sûreté la grande affaire de notre salut.
MÊME FÊTE
ENSEir.NEMENTS TnÉS-liTILES SUR LA VÉRIT/VDLE DËVUTIOII.
Tj.xte : Voluit occulte dimittere eam. {Matlh. 1).
ExoRiiE : Combien (L; vicissitudes n'observons-nous pas dans la vie de saint Joseph! II surabonde de joie quand il épouse Marie, dans le message angélique dont nous parle l'Évangile de ce jour, dans l'arrivée des Mages auprès du berceau du divin Entant. Puis la tristesse vient en compagnie de la crainte et de la douleur s'emparer de son âme dans le soupçon qu'il nourrit sur la fidélité de son épouse, dans la fuite en Egypte, etc. Si ce intime ami de Dieu, si ce père nourricier du Fils de Dieu eut à souffrir en ce monde ces amertumes, de quel droit oserions-nous prétendre à en être exempts? Pour nous tenir constamment bien disposés à toute sorte de vicissitudes humaines, nous allons développer les principes suivants :
Division : Il faut recevoir avec égalité d'âme les consolations spiiituelles et leur soustraction : 1» L'attache du cœurâ cesconsolaiions ist [iicjniliiiable à la perfection. 2" Leur soustraction est utile à la perloclioii.
Sources de la \" partie : Traité m, nos 234, 2J5, puis 240, 241 . 24-2. — Idem de la 2- partie : Traité iii, n« 236, 237, 238 ■^-smcp. PÉRORAISON *. Si dau'; SOS exercices de piété une personne est privée de la dévotion sensible et des consolations spirituelles, elle ne doit pas s'en affliger, et son esprit ne doit pas s'abandonner à un trouble pernicieux, puisque ces consolations spirituelles ne sont aucunement nécessaires pour arriver à la perfection, pourvu qu'on ait soin de pratiquer une dévotion •olide, etc.
FÊTE DE L'ANNONCIATION DE LA SAINTE VIERGE. DE l'utilité ou culte de marib.
"fEXTE : Ave gratia plena. {Luc. \).
ExoRDE : Il y a certainement dans Marie un merveilleux prodige de grâce surabondante qu'elle recèle, puisque avant de concevoir le Fils de Dieu, l'ange la salue comme pleine de grâce. Mais quand Tauteur de la grâce habita dans son sein virginal, elle fut privilégiée d'un plus grand nombre de grâces ineffables. Nous concluons de ceci que Marie devint comme une mer immense et profonde de grâces tellement surabondantes, que tous les hommes peuvent y puiser non seulement les grâces qui suffisent pour le salut, mais encore toutes celles qui sont nécessaires pour acquérir une piété solide.
Division: Le culte de Marie est un secours de la plus haute efficacité pour s'élever à une dévotion soUdement fondée. 1" Parce *-u'il enrichit notre âme de toutes les vertus. 2° Parce qu'il écarte et repousse les assauts de tous nos ennemis.
Sources de la l'e partie : Traité i, n» 457 et tout le chapitre. — Idem de la 2* partie: Traité l, n® 462 et tout le chapitre.
Péroraison : Nous devons donc aborder avec confiance ce trône de grâces et y recourir fréquemment. Consulter le même traité, n» 487 et 488.
MÊME FÊTE
m CULTE n'HYPEROULIE RENDU A LA 8AINTB ITIEBGS^
Texte: Benedicta tu in mulieribus. {Luc 1).
Exorde: Les anges eux-mêmes honorent humblement la bienheureuse Marie comme leur souveraine et leur reine, comme nous le prouve l'archange Gabriel, que nous voyons dans cet évangile saluer Marie avec un profond respect, et même, comme le prétendent plusieurs interprètes, en fléchissant les genoux devant elle et l'élevant par ses éloges au-Ues«
sus lie toutes les fommos. Qvio devous-nous donc faire, nous qui avous besoin de sa protectiou et qui ue pouvons lairc notre salut sans ini[ilorer son secours? Nous allons donc parler du culte qu'on doit rendre à Marie !
Division : Le vrai culte rendu à Marie veut des hommages tant négatifs que positifs. 1° Hommages négatifs . 2° Hommages positifs.
Sources de la 4" partie: Traité i, du no 467 à 474. — Ideîn de la 2» partie : Traité i, du n" 474, à la fin du chapitre.
Péroraison : Que personne ne soit donc désormais tiède ou négligent dans le culte qui doit être rendu à Marie, comme il est dit au dernier n° du traité i.