‹ Guide ascétique (volume 2)Chapitre 16 sur 160 · AVERTISSEMENTS PRATIQUES AU DIRECTEUR SUR LE PRÉSENT A^TIC.I · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENTS PRATIQUES AU DIRECTEUR SUR LE PRÉSENT A^TIC.I

122. — Premier avertissement. Le directeur doit avoir un très-grand soin de ne pas laisser se refroidir chez ses disciples la vertu d'espérance, car si elle s'y affaiblit, toutes les autres vertus en souffriront. J'en ai donné la raison ailleurs. Cette vertu est pour l'âme ce que sont les esprits vitaux pour le corps auquel ils donnent de l'agilité et de la promptitude dans ses fonctions. Si les esprits vitaux ralentissent leur action, les facultés corporelles perdent également leur activité. Si enfin le corps en est totalement privé, il n'en résulte qu'une masse inerte, incapable du moindre mouvement. De même si un chrétien perd l'espérance, il devient impropre à toute œuvre sainte, et si elle ne s'y éteint pas complètement, mais qu'il y en ait quelque diminution, la vigueur et la force d'agir méritoirement éprouvent aussi une altération proportionnée. En un mot, tout chrétien qui manque d'espérance ne saurait être un vrai disciple de Jésus-Christ, et tout chrétien en qui l'espérance s'aflaiblit ne saurait jamais arriver à la perfection du Christianisme.

123. — Néanmoins, le directeur rencontrera des personnes qui professent la spiritualité de la dévotion, et qui, en li'èsgrand nombre, ne sont pas solidement assises sur cette importante vertu, parce qu'elles sont trop accessibles à la défiance , au découragement et à la pusillanimité. Il s'ensuit que leur espérance s'attiédissant, leur amour pour Dieu s'alanguit, elles se ralentissent dans la pratique des vertus, elles deviennent apathiques, paresseuses, lentes dans l'exercice des bonnes œuvres. Mais ce qu'on doit remarquer plus particulièrement, c'est au'elles ne se font plus aucun scrupule de ces pensées pusillanimes, de ces affections lâche?, et il leur semble que cet abaissement intérieur est un effet de l'humilité et que ce défaut déplorable est une véritable vertu. Mais tout justement le plus grand mal qu'il y ait dans tout cela, c'est qu'elles ne le considèrent pas comme un mal. C'est là le plus grand danger qu'elles courent dans ceaeure de teulations, i^uisyuelles u'envisa^eut

pas cela cnmnio des tentations. Dans les pays 6cptentnona<:X ofi les neiges sont éternelles , les ours causent les plus criieij ravages , parce qu'ils sont couverts d'une fourrure blanche ; à cause des neiges qui frappent perpétuellement les yeux , ils ne peuvent être facilement aperçus. De même ces imitcifectious qui se cachent sous de trompeuses apparences et se montrent travesties sous la forme de vertus , causent beaucoup plus de dommages; car, comme on ne les regarde pas comme telles, ou ne s'en méfie pas et on n'a aucun souci de s'en affranchir. Lors donc que le directeur rencontre de telles âmes , comme cela arrive fréquemment, il doit s'occuper de dilater ces cœurs étroits et les relever de leur prostration morale par les motifs d'espérance qu'il devra leur suggérer, parce qu'en les laissant dans cet état d'abaissement ; ces personnes ne pourraient pas faire un seul pas dans la voie de la perfection.

124.. — Deuxième avertissement. — Ici nous devons prendre la question dans ses premiers principes, et nous devons expliquer en quoi consiste l'affection dépravée du désespoir et de la défiance , deux vices opposés à la vertu d'espérance. Nous devons remonter à la source de ces vices, parce que le médecin spirituel, parvenant à connaître la qualité et les causes de ces maux, pourra facilement leur appliquer le remède convenable. Le Docteur angélique dit que le désespoir ne consiste pas seulement dans le défaut d'espérance , mais dans un acte de la volonté qui se détache de l'objet de son désir en raison de l'impossibilité qu'il imagine de ne pouvoir pas le posséder. DeS' peratio non importât solam privationem spei , sed importât guemdam recessum a re desiderata propter existimatam impossibilitatem adipiscendi. (2. 2, Quœst. 40, art. A, ad. 3). Eu outre, le même saint Docteur enseigne que cet éloignemeut ou détachement de l'objet précédemment désiré, en quoi consiste principalement la mahce du désespoir, nait de la crainte de Dieu et de l'horreur du péché , dont la personne qui désespère iait un usage digne de blâme. Ex timoré Dei, vel ex horrore peccatorum contingit desperatio, in quantum his bonis aliquis maie utitur, occasionem ab eis accipicns desperandi. (i. 2, Quœst, 20, art. 1, ad. 2).

123. — Ensuite la défiance qui n'est pas portée à cet excès de malice ne pourra point s'appeler un manque d'espérante j mais une espérance peu vive, froide et chancelante, qui vient

d'une iutliscrèle frayeur des jugements de Dieu et d'une horreur mal comprise du péché. Et voici la diLérence qui existe entre celui qui désespère et celui qui se défie de Dieu: c'est que le premier s'éloigne tout-à-fait de Dieu par un acte de sa volonté, se figurant qu'il ne lui sera point possible d'obtenir les grâces qu'il demande, et que le second n'abandonne pas entièrement Dieu par un acte de la volonté, mais ne lui est pas pour cela attaché par le lien de l'espérance, et n'y tient pour ainsi parl(;r que par un fil très-délié de cette même vertu , singnliè* rement affaiblie dans son cœur. Le saint Docteur déià cité, parlant du désespoir (2. 2, Quœst. 22, art. 3, m corp.), dit que c'est le péché le plus énorme de tous , plus monstrueux que l'infidéhté et même que la baine lormelle de Dieu, parce que l'âme, n'attendant plus aucun bien de Dieu, abandonne toute œuvre méritoire et court avec un" déplorable véloi-ité par les sentiers du vice à la damnation éternelle. Saint Thomas, cite les paroles de saint Isidore : Perpctrare flagitium aliquod, mors est animœ, sed desmrare, est descendere ininfernum. {Lib.w, cap. 14). Commettre un péché, c'est donner la mort à son âme, mais se livrer au désespoir, c'est se précipiter dans l'abîme inlernal. Or, on ne peut pas en dire autant de la défiance. Néanmoins celle-ci ne laisse pas d'être extrêmement pernicieuse à 'Une âme, puisqu'elle provient de la même source que le désespoir, c'est-à-dire d'une crainte mal fondée de Dieu et d'une horreur mal comprise du péché , et si la défiance ne s'éloigne pas tout à tait de Dieu , pourtant elle n'approche de lui que trés-peu, et même en s'en approchant ce n'est point par un élcUi quelconque d'espérance. Il résulte donc encore de ce défaut un ralentissement dans le bien et une certaine disposition au mal. Le directeur voit donc bien que j'ai eu raison de dire qu'on ne peut attendre de la personne spirituelle aucun progrès, jusqu à ce que toute sorte de découragement ait disparu de son intérieur. Occupons-nous maintenant de ce qui regarde la pratique de cet enseignement.

426. — S'il est donc vrai que de l'abus de la crainte provient non-seulement le désespoir, maie encore la défiance et le découragement, il est nécessaire que le directeur tempère constamment cette crainte dans le cœur de ses disciples par le sentiiiiiMit de l'espérance. Sans nul doute, la crainte est indispensable • ainsi que ie l'ai dit dans les chapitres précédents, eu

comparant l'àine qui en maïKiue à un vaisseati muni tic grandei voiles, mais qui est dépourvu de lest et qui, eu raison de sa logèn'to, vole trop rapidement sur ks ilôts et court le danger d'un naulraye. L'espénuice tsl t'ucore nécessaire, parce qu'une ùme qui en est dépourvue, est comme luie embarcation que le vent ne fait pas marcher et tpii reste dans un calme plat au milieu dos flots, sans pouvoir coutinuer sa course. Mais une àme qui craint avec espérance et (pii espère avec crainte, est un navire qui, moyennant le conire-poids de son lest et favorisé par les vents, vogue rapiilement vers le port. Le directeur doit donc faire tous ses eflorts pour que l'espérance surabonde dans l'àme de ses disciples el domine la crainte, comme nous l'enseigne saint Paul : Ut abiindetis in spe . et turtute Spiritus sanc/i. {Ad lioman. 15, 23). Car c'est réellement cette vertu qui imprime un salutaire mouvement à nos œuvres, et l'on peut la considérer comme l'àme des vertus. Si l'àme est continuellement accompagnée de l'espérance, elle ne sera jamais exposée au mauvais souffle de la défiance , et moins encore à celui du désespoir, parce que chez elle la crainte sera humble et tout à la lois courageuse ; car l'espérance la coniortera, et de son côté l'espérance sera vive et énergique, et tout à la fois modérée; car la crainte la tiendra dans de iustes limites. Lors donc que le directeur rencontrera des âmes défiantes, il leur remettra sous les yeux, fréquemment, les motifs propres à relever l'espérance , il leur enjoindra de méditer beaucoup dans leurs oraisons mentales sur ces mêmes motifs, parce que leur tempérament débile a besoin de cet aliment confortatif. Mai? il leur ordonnera par dessus tout, sévèrement, que, quand elles se senjentiront abattues par la crainte des châtiments ou par l'horreur du péché, elles s'occupent aussitôt du soin de renouveler Autant de fois leurs actes d'espérance, jusqu'à ce que le courage soit venu relever leur esprit abattu.

127. — Troisième AVERTISSEMENT. — Mais, comme cette horreur indiscrète du péché et cette crainte exagérée d'où naissent la défiance et quelquefois le désespoir, peuvent avoir leur origine dans plusieurs causes, telles que les péchés passés ou actuels, ou rinconstance qui fait retomber dans les mêmes infidélités, ou même encore des prévarications que l'on envisage dans l'avenir, le directeur doit tenir un remède toujours prêt

po»-' rappliquer à ces divers cas, afin de relever la personne que la crainte a excessivement découragée.

isS. — Si la défiance prend sa source dans l'horreur des pèches commis, le directeur dira à son pénitent avec saint Basile, que nos péchés, bien qu'ils -oient énormes, sont néanmoins, par leur gravité et leur nombre, d'une nature finie et bornée, mais que la miséricorde divine, par elle-même et par le nombre des acies qui lui sont propres, est infinie et illimitée, et c'est pour ceia qu'on ne doit point se défier de Dieu. Il lui dira que tout en détestant le péché, on ne doit pas perdre de vue la grandeur sans bornes de la clémence divine, mais qu'il iaut constamment y tenir les yeux fixés. Si peccata magnitudine, et numéro possuni definiri, misericordia autem Dei, et miserationes ejus neque magnitudine, neque numéro possunt circumscribi, sine dubio non est oui desperatio adhibenda sit ; sed cognoscenda misericordia Dei, et commissa peccata detestanda. (Regul. brev. Quœst. 13). Le directeur dii-a à ce pénitent, avec saint Jean Chrysostôme, que tous ses péchés, bien que d'une extrême gravité, si on les met en parallèle avec la miséricorde diviae, sont une toile d'araignée qui disparait au moindre soufile du vent. Quid estpeccaium ad Dei misericordiam? telaaraneœ, quce vento fiante, nusquam comparet. [Honnit. 2, in Psalm. 50). Et s'il ajoute que toute la masse de ses fautes graves jetée dans le vaste océan de la miséricorde céleste n'est que comme une goutte de fiel que l'on mêle à une mer immense de lait; il n'exagérera point, mais il dira moins que ce qui est.

129. — Si le pénitent a conçu une crainte excessive à l'égard des péchés passés, et s'il fonde ses appréhensions sur ce qu'il De s'en est [)as suffisamment confessé, le directeur examinera quel peut être le fondement de cette crainte. S'il n'en trouve aucun, il lui conseillera de se repentir de ses péchés (commis, et de renouveler ce repentir autant de fois qu'il en reconnaîtra dans sa conscience, et puis enfin de se calmer, parce que n'étant pas obligé de les accuser de nouveau (nous supposons que les con- Icssions précédentes ont été bien faites), il doit suffire d'en avoir une contrition souvent renouvelée pour s'assurer qu'on en a obtenu le pardon, si pour quelque raison qu'on ignore il arrivait même que ces péchés n'eussent point été effacés. Tel est le conseil que donne le même saint Jean Chrysostôme: Nolo dicas, blasphtmus sum. Nolo dicas, peccatorsum^ immundus sum. Habes ont'

niuniostfnsioncs, in qucm volurris portum cotifugilo. Vis innova f Vis in veteri? In velen David, in novo Patilus. Nuh excusationes tnihiafJ'rras,nolomihi if/7inrin/n fi/nin prœ(f'7ulas. Pfccnsti ? pœnitere. Milites peccastil Mil lies pœnitere. [Loco supra ciialo). ie lie veux pas, c'est ainsi que parle ce grand Docteur, je ne veiix pa? que vous me disiez par ini motif de méfiance pour vousmême : Je suis un blaspliémateur, un persécuteur du Christ un impudi(|ue ; parce que vous avez dans l'ancien et dans le nouveau testament des exemples du pardon que Dieu a daigné accorder à de tels crimes. Dans l'ancien, vous avez David adultère ; dans le nouveau, Paul persécuteur de Jésus-Christ et de son Église, Je ne veux pas écouter de si nombreuses excuses. Vous avez péché? repentez-vous. Vous avez mille fois péché? repentez-vous mille fois.

130. — Si la défiance provenait des péchés actuels et de Tmconstauce si naturelle à l'homme dans ses bons propos, comme cela arrive assez fréquemment dans les personnes spirituelles qui, tombant souvent dans leurs imperfections, à leur très-grand regret, et sentant leur âme encore enflammée de vives passions, se figurent qu'aucun progrès ne leur est possible, le directeur animera ces personnes à une grande confiance dans le secours de Dieu, en leur faisant comprendre que la victoire complète sur elles-mêmes est une œuvre de la grâce et un don de Dieu, qui n'est jamais reiusé à celui qui l'espère et le sollicite. Il leur inspirera un saint courage en leur proposant l'exemple de saint Pierre qui, selon la remarque de saint Bernard, après avoir été choisi entre des milliers d'autres pour l'apostolat, et puis choisi encore parmi les apôtres pour en être le prince, tomba si proioudément, même après la promesse réitérée de ne pas trahir son Maître, et qui pourtant, malgré cette énorme chute, parvint à une éminente sainteté. Si Petrus post tant gravem lapsum, ad tantam rediit eminentiam sanctitatis, guis de cœtero desperet,si ta.men egredi'voluerit a peccato? {Serm. 3. Insolemnil. Pétri et Pauli. ). Si saint Pierre, dit ce Docteur, après une aussi grave chute, put encore s'élever au plus haut degré de sainteté, qui pourra donc désespérer de la perfection, quand il voudra se relever de ses iautes ?

431. — Si cette défiance du pénitent avait son origine dans la crainte des peines de l'autre vie, le directeur devra faire reuaitre en lui l'espérance, eu lui iaisaut envisager les soufirances

nielo'FilsdeDîen a daigné souffrir pour nous délivrer de la damnation éternelle, et nous mériter le boaheurduciel. Tel estle remède qu'indique l'apôtre saint Paul : Recoyitate eum qui talem sitsHnuit a peccatoribus conÊlttidictionein, ut ne latigeniini animisvestris déficientes. [Hebr., 12, 13). Afin que vous ne restiez pas abattus et découragés , pensez souvent aux tourments que le divin Rédempteur a bien voulu soufirir de la part de ses barbares persécuteurs. Le directeur rappellera à la mémoire de son pénitent ces paroles de l'apôtre saint Jean : Sic Deus dilexit mundum ut Filium suum unigenitum daret, ut omnis gui crédit in ipsum, nonpereat, sed habeat vitani œternam. (Joann., 3, iQ). Dieu, dans son amour excessif pour le monde, a livré son Fils unique, afin qu'aucun de ceux qui lui sont fidèles ne puisse périr, mais pour que tous parviennent à la vie éternelle. Mais si des promesses aussi claires ne suffisaient pas pour relever de sa prostration le cœur du pénitent, le directeur lui remettra sous les yeux ces paroles de Jésus-Christ, où il déclare qu'il est venu au monde très-spécialement pour le salut des pécheurs : Non veni vocare justos, sed peccatores. {Matth., 9, 13). Ou bien ces autres paroles où le divin Pasteur déclare qu'il abandonne quatre-vingt-dix-neuf brebis pour aller à la recherche d'une seule qui était perdue et pour la reconduire au bercail, et que pour le retour de cette brebis tout le ciel est dans la joie, tandis que cela n'a pas heu pour toutes les autres qui sont en sûreté dans le bercail, tant est grand le désir que ce tendre Pasteur éprouve de sauver tous les pécheurs. Ensuite le directeur enjoindra à ce pénitent de répéter, au milieu de toutes ces considérations, les paroles que nous avons citées plusieurs fois et qui sont trèspropres à iaire revivre la vertu d'espérance dans un cœur abattu. Ce sont celles du saint homme Job : Etiamsi occideris me, in te sperabo, ipse eris salvator meus. 0 mon Jésus, les peines que j'éprouve au sujet de mon salut et que vous m'avez envoyées, sont bien grandes, mais quand même vous devriez me percer du glaive de votre justice divine, je ne laisserais pas d'espérer en vous. Vous êtes mon Rédempteur, vous êtes mon Sauveur; qu'ai-jc donc à craindre? de (pioi puis-je m'épouvaiiter?

13-2. — Un prêtre qui avait rendu visite à sainte Lidwine, lui , H entendre ces paroles ; Je me contenterais d'être détenu dans le puigatoire autant d'aniu-cs qu'il y a de grains de sénevé dans ce vase que je vois ici sous mes yeux. Oh 1 que dites-vous là?

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reprit la Sainte, et ponniuoi avez-vous si peu de confiance en la miséricorde divine? Si vous saviez combien ces paroles que vous vejiez de dire sout atroces, vous ue parleriez pas de la sorte. Quelques jours après ce prêtre mourut, et la Sainte apprit par une révélation qu'il était sauvé, mais qu'il soufirait beaucoup dans le purgatoire, à cause de son peu d'espérance en la bonté de Dieu. {Sur. in vita, li npritis]. Quiconque veut donc aller au ciel et y entrer promptement, doit espérer beaucoup. Mais le directeur doit faire observer que cette espérance ne doit pas exclure les moyens qu'on doit employer et la coopération à la grâce; car espérer de se sauver sans les bonnes œuvres, ce n'est point l'espérance, c'est la présomption et la témérité. On ne peut espérer le bonheur éternel qu'en extirpant les vices, en acquérant les vertus, moyennant les efforts que l'on fait pour cela, mais toujours avec l'aide de Dieu et de sa grâce, et non point par nos propres forces.

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