DU VICE DE LA DEFIANCK
Texte : Surgite et nolite timeTc. {Matth. 17).
ExoRDE : Dans cet évangile il est dit que les disciples furent saisis d'une grande crainte. C'est ce qui nous arrive de temps en temps à nous-mêmes. QTiand on nous dit d'écouter et de suivre le Fils de Dieu, nous craignons, nous nous décourageons, en ne c(jnsullant que nos forces. Il faut au contraire combattre ce "Vice de défiance.
Division : La défiance est un grand vice et sous aucun motif II ne faut point s'y livî«r. \° EUc est un grand mal. 2" On n'a aucune raison de s'y abandonner.
SotmCES DE LA U' PARTIE : Traite IV, du n" 132 à 137. — fdem de l;i t>i- partie : Traité iv, tlii u" 127 à la fin du cliai»itro.
PÉuoiiAisOiN : Veillons tlunc avec nu t^and soin pour que sous uu prétexte spécieux de piét«3 ce vice ne s'introduise point dan» notre àoie, et si nous éprouvons quelque crainte hàtons-nous de fortifier notre espérance jusqu'à ce que notre ancien courage nous ait relevés.
LE 3e DIMANCHE DE CARÊME.
DE l'intégrité et DE LA SIMPLICITÉ DE LA CONFESSION.
Texte : Et illud erat mutum. [Luc H).
ExoRDE : II est même dans nos temps présents beaucoup de pécheurs qui, s'ils ne sont pas corporellement possédés du démon, le sont cependant spirituellement par ce démon muet. Ils éprouvent de très-grands obstacles à conlesser leurs péchés et le démon les retient ainsi dans son esclavage. Mais ce démon muet doit être expulsé, principalement en ce temps pascal.
Dn'isioN : Il faut dans la confession intégrité et simplicité. 1° La confession doit être entière. 2° Elle doit être simple.
Sources de la l^e partie : Traité i, n-» 326, 327, 328, 342.— Idem de la 2* partie : Traité i, n»* 329, 330.
Péroraison : Il faut donc ouvrir tout son cœur à son confesseur, comme à Jésus-Christ lui-même, et l'on doit écarter de ce sacrement toute espèce de mensongère réticence, parce qu'on ne peut aucunement en imposer à TEsprit-Saint et que le repos ainsi que le soulagement de la conscience ne peut s'acquérir que par la simplicité et l'intégrité.
MÊME DIAL^NCHE.