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xnr;'^ , la cupidité (]o? biens terrr-slros et sur les autres passions dcsotdoiuiée-, parce qu'après teutonne doit pas estimer qu'un iiomnie qui a terrassé un lion rugissant est plus fort que celui qui a dompté une violente colère dont son âme était possédée. Devra- t-on croire que celui qui a abattu des oiseaux dévastateurs est plus fort que celui qui a triompbé des appétits grossiers qui ravagent le cœur humain ? Faudra-t-il accorder la palme à celui qui a vaincu des Amazones belliqueuses plutôt qu'à l'homme qui est sorti victorieux des assauts des passions si énergiquement opposées à la pudeur et à l'iionnèteté ? Non assurément. En somme, Lactauce veut, d'accord avec le grand orateur de Rome, qu'on regarde comme supérieure la force qui triomphe des vices et des penchants désordonnés de notre âme, à cette autre force qui terrasse les lions, les tigres, les monstres, les Amazones, et qiii met hors de combat les athlètes et les gladiateurs dont les héros de l'antiquité païenne se faisaient une si grande gloire de triompher. Cela s'accorde parfaitement avec ces paroles de l'Esprit-Saint : Melior est putiens viro forti : et qui dominatur animo suo expiignatore whium. {Proverb. 16. 32). On doit considérer comme étant doué d'une force plus grande celui qui exerce un empire souverain sur lui-même en réprimant tous les mouvements désordonnés, que celui qu'on regarde comme un homme fort uniquement parce qu'il a soumis à ses armes des villes entières.
100. — Qn'on ne vienne pas ici me mettre en contradiction avec ce que j'ai dit dans le précédent chapitre, que surmonter les difficultés qui se présentent dans la pratique de la vertu n'est qu'une force ordinaire qui n'est -pas celle dont il s'agit quand on nomme les vertus cardinales, car ce que j'ai avancé doit s'entendre de certaines difficultés que l'on rencontre dans lexcrcice de telle ou *.elie vertu qui n'a rien de très-malaisé. Mais quand il s'agit de surmonter tous les obstacles qui s'opposent à l'extirpation de tous les vices, au détachement de tous les plaisirs, à l'acquisition de toutes les vertus, cela n'est pas seulement une chose très-ardue, mais souverainement difficile, et dans laquelle très-peu de personnesréussissent, ce qui nécessite une force cardinale et extrêmement solide. C'est ce qu'affirme saint Grégoire [In ps. pœnitent.. psa/mo, 2). Quid fortius, .juam onnics animi sui motus ralioni suhjicere; omnia desideria spiritas viriuie frenare : proprias voluntates ahjicere, contemptis