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cette voix, ca': ayant à donner mou avis sur l'élection de mon successeur, je me suis plutôt réglé sur Taflection que je vous portais, que sur le zèle avec lequel je devais oLserver les règles de mon institut. Et si vous voulez vous assurer de la vérité de ce qw«î je vous dis, enioncez dans cette source un chandelier de blonde et vous verrez que cette eau qui vous semble si Iraîchiî est pour moi brûlante et me cause de cruelles tortures. Cela fut exécuté. Le chandelier de métal, au seul contact de ces eaux, fut mis de suite en fusion, comme si ce n'eût été que de la cire. On remarqua que cet abbé, tout doué de prudence qu'il était et eu même temps d'une piété exemplaire, selou ce qu'en dit cette histoire, ne donna pas cependant un bon conseil à cause de l'affection qui régnait dans son cœur, quoiqu'il lut eu ce moment prêt à comparaître devant le tribunal du suprême Juge, pour y rendre compte de ses œuvres. Le directeur doue, qui désire de donner des conseils prudents à ses disciples, doit se tenir constamment afiranchi de toute espèce de pasdon.
40. — Le directeur, en troisième lieu , doit procéder avec réflexion. Quand il aura exercé son ministère, soit à prescrire des régies de direction à ses pénito-its, soit à répondre à leurs doutes, soit à enteiidre des confessions, il doit réfléchir en luimême sur les répou s et les conseils qu'il a donnés, ou sur la manière dont il s'est comporté ; c'est ainsi qu'en reconnaissant ses propres erreurs, il lui sera aisé de s'amender, et, insensiblement, il acquerra nno lacilité habituelle et une aptitude sûre à donner de bons conseils. Enfin, il doit se montrer docile aux conseils qu'il a demandés et qu'on lui donne, surtout dans le? choses douteuses. Il doit pareillement exiger de ses disciples qu'ils ne fassent rien sans avoir pris son avis ; de même qu'il ne doit pas, à son tour, agir sans consulter les autres. Comme il peut arriver que ses pénitents se trompent en ne s'écoutant qu'eux seuls, il peut aussi arriver qu'il se fourvoie en ne prenant conseil que de lui-même. Saint Paul dit, en parlant de lui, qu'il alla à Jérusalem pour conférer avec saint Pierre, et d'autres apôtres , sur la doctrine évangélique qu'il annonçait aux gentils : Contuli cum Mis Evangelium, quod prœdico tn gentibus', seorsum autem Us qui videbantur aliquid esse; ne [orte in vacuu/n currerem, aut cucurrissem. {Ad Galat. 2, i;. Mais ce qu'il y a en cela de plus admirable, c'est que TA-
jiotre lit C6 voyage, sachant bien qu'il avait reçu l'Évangile Hn'il [tiTchait par luie révélalion émanée de la bouche mùme (le Jésns-Christ. Aegue enim ab homine accepi illud , neqite (lidici , sed per revelatiunem Jesu Christi. {Ad Galat. \, 12). Néanmoins, il voulut prendre conseil de ceux qui étaient au-dessus de lui: Ne fur te in vacuum currercm , aut cucurrissem. Voilà pour nous un sublime exemple ! Si le Docteur des nations, le directeur de l'Église universelle , a voulu prendre conseil auprès des autres sur une doctrine qu'il pouvait annoncer avec une si grande sécurité, quel sera le directeur qui refusera de consulter les autres sur sa manière de procéder à l'égard des âmes qu'il est chargé de conduire, sur ses propres idées, sur ses enseignements, principalement dans les cas difficiles et épineux qui de temps en temps se présentent ?
41. — Deuxième avertissement. Le directeur doit observer que, pour diriger ses disciples avec sagesse, il doit s'appliquer à connaître les qualités de leur complexion et qu'il sache s'accommoder à leur tempérament naturel. Il faut bien qu'un sculpteur connaisse la qualité du bois sur lequel il veut tailler ses figures ; et ces bois sont les ims tendres, les autres durs, ceux-ci noueux, ceux-là susceptibles de gerçures, il en est qui sont cassants, etc. ; sans cette connaissance des matières qu'il emploie, l'ouvrier peut se tromper et risquer de ne pas bien conduire son œuvre. Le maître spirituel ne réussira pas mieux pour conduire ses pénitents à la perfection chrétienne, s'il n'a pas une connaissance suffisante des divers caractères de ses pénitents, sous le rapport du tempérament et des humeurs du corps, et s'il n'en tient pas compte pour les diriger avec beaucoup de prudence.
42. — Les tempéraments de nos corps peuvent se réduire à ceux-ci. Ils sont ou mélancoliques , ou flegmatiques , ou sanguins, ou colériques; ils correspondent aux quatre éléments qui sont la terre, l'eau, l'air et le feu. Ils en ont aussi les propriétés, et on peut facilement connaître par leur nature quels sont les défauts des personnes qui sont de tel ou tel tempérament. Les mélancoliques qui tiennent de l'élément terrestre sont graves , lents , paresseux , sombres dans leurs pensées , opiniâtres dans leur manière de voir, soupçonneux, réfléchis, portés à juger les actions de leur prochain, taciturnes, amis de Iz. sohtude, sournois, ne laissant pas percer le fond de leur cœuT; peu reconnaissants, parcimonieux dans leurs louange?.
f^,ev portés à la soumission et à reudre service, et quand ils le loiit, leur mauvaise grâce gâte ce qu'il y a de louable dans leur action. A l'égard de ces personnes , le directeur devra procéder par des manièi-es douces, aftectueuses , cordiales, insinuantes, pour ne pas rembrunir encore davantage leur tempérament sombre, et pour donner un libre essor à leur esprit lent et appesanti. Comme les perturbations auxquelles ces personnes sont sujettes, et les délauts dans lesquels elles tombent, tirent ordinairement leur origine de leur» pensées qui se fixent sur divers objets, il doit taire en sorte de les lain; mardier par voie de mépris et d'uiM- rertaijie iusoiicianr»' dans toutes les humeurs noires de leur «arartère, parce (jue eVst le moyen le pbis sur pour dissiper les iantômes de ces itlécs noires. Il doit t;ussi les détourner de l'amour de la soHlihle pour laquelle ils ont du penchant, eu leur conseillant de vaquer à des occupations extérieures et à des œuvres de uliaiité envers leur prochain, afin qu'elles n'assujettissent pas avec une fixité excessive leur esprit tantôt à une chose, tan*:ô^ i Mi;e autre, et presque toujours à leurs dépens.
43. — Les flegmatiques , de même que l'élément de l'eau dont ils ont les propriétés, sont Iroids, difficiles à s'enflammer pour le bien , indolents à l'entreprendre , laciles à l'abandonner, versatiles, inconstants, ayant peu ou point de cœur, susceptibles de tomber dan? le découragement, dans la défiance, dans l'abattement. Ils n'ont point de grandes passions, mais ils n'ont pas d^'vantage de grandies v(?rtus. îl n'est pas aisé de diriger de semidables caractères, parce que d'une part, il ne faut pas les laisser négligemment assoupis dans leur indolence, et d'autre part, on ne doit pas trop les stimuler, parce qu'ils ne sont pas capables de l'aire beaucoup. D'un côté, il ne faut pas les reprendre vivement, parce que les reproches les atterreraient; de l'autre, on est bien forcé de les réprimander quelquelois, afin qu'ils s'humilient et qu'ils ne prennent pas pour une vertu, certaine tranquillité qui n'est qu'un efiét naturel chez eux. Le directeur doit leur suggère: peu à peu quelques pratiques de dévotion et de mortification . en ayant soin de ne pas les surcharger et de ne pas mettre . comme on dit, trop de bois au feu, car cela n'aboutirait qu'à étouffer ([uelques étincelles de bonne volonté qui vivent encore fîii iniv. U véchauftera leur froideur saus doute, mais il ne devra
pas ?c (It^pnitir de certains éyurds pour leur paresse. Onand il s'at^it (le prescrire des règles à ces personnes, pour leur intérieur, ou doit préférer, à cause de leur tempérament froid et timide, des maximes et des motiis d'amour (|ui dilatent leur coeur par respt'raïu'e et le réclianfient pai- les saintes afTectious dont cet amour est le loyer. Quant à ce (|ui est de l'extérieur, il ne faut pas les charj^er dalïaires d'une grande importance , parce que de cette lenteur innée, on ne peut attendre <]ue de iàcheux résultats.
•i-4. — Les sanguins, dont le tempérament sympathise avec l'air, scmldent avoir des mœui-s légères, sont amis des jeux, des divertissements, des plaisirs et de leurs aises, susceptibles de s'aûectionuer et de lier des amitiés, mais plus encore de s'abandonner à la dissolution, disposés à s'accommoder au caractère de tout le monde, pour acquérir Taôection de tout le monde. Ils courent ordinairement après les choses vaines, les récréations, les nouveautés: enfin ils aiment à se donner du bon temps et à détester à l'égal de la mort toute pénitence, toute austérité et toute pénible gène. Le directeur trouvera dans ceux-ci une terre pins l.icile à cultiver, mais il devra montrer moins de sévérité que d'afialiilité, être moins strict, moms difficile, moins rigide que prévenant, car, en employant des moyens durs, loin de les attirer, il les éloignerait. A cette fin, il doit leur représenter le chemin du Ciel peu scabreux, agréable, et la vie qu'il faut mener pour y arriver pleine de douceur et de sérénité. Par ce moyen , il les attirera. Il tâchera de les détacher de leurs amitiés, de leurs fréquentations, de leurs afiections, de l'amour des vanités, et de rendre leurs mœurs plus sérieuses et plus graves. Il les fera ainsi peu à pe? entrer dans les voies de la pénitence , dont ils ont un si grand besoin, en leur faisant prati([uer quelques jeûnes et adopter quelque instrument de macération corporelle.
45. — Les colériques ou bilieux sont d'un tempérament chaud, et leurs désirs sont ardents. Ils entreprennent aisément de grandes choses, et monk-ent une forte énergie à les exécuter. Semblables au feu, ils tendent toiî'ours à monter, et leur passion dominante est une ambition pleine d'arrogance. Ils se plaisent à se louer eux-mêmes, à exalter ce qu'ils font, h présumer de leurs propres forces, à contredire tout le monde dans leurs con-.-ersations, à ne pas croire la vérité, quoiqu'ils la
eonnaissont, à blâmer les autres pour se louer eu^î-înêmes. Ils ont un penchant extrême à reprendre les autres et à repousser leur prochain, qui, à son tour, les reprend. Mais quoi? lorsqu'ils rencontrent quelque obstacle ou qu'ils sont arrêtés dans leur fougue, ils se laissent abattre, ils s'abandonnent au découragement, semblables au feu, qui s'éteint quand il manque d'aliment, ou que son essor est arrêté par un obstacle invincible. Ces caractères se dompteni eux-mêmes; ils acquièrent des vertus solides, et sont propres à rendre de grands services au prochain; mais il faut, pour les dompter, une main vigoureuse, telle qu'il en est besoin pour réduire un coursier fougueux. La règle qu'on peut le plus svirement leur prescrire, c'est de méditer et de ne jamais perdre de vue la douceur et l'humilité de Jésus-Christ, afin de réprimer par un si bel exemple les impatiences et les vivacités de leur âme , ainsi que pour éteindre cette ardeur qu'ils ont de se montrer. Au lieu de s'exaspérer contre eux-mêmes quand ils tombent dans quelque faute, les chrétiens de ce caractère doivent s'humilier profondément, ne pas se laisser aller au découragement comme cela leur arrive d'ordinaire, mais se méfier de leurs propres forces, mettre leur espoir en Dieu, et recourir à lui avec beaucoup de ferveur. Pour ce qui est de l'extérieur, le directeur leur défendra de parler d'eux-mêmes, si ce n'est dans des cas d'absolue nécessité, de ne pas disputer avec leurs amis, mais, après avoir fait connaître leur avis, rester calmes. Il leur enjoindra de mettre moins de feu dans leurs paroles et dans leurs actions, mais d'user de manières paisibles et modérées. Il ne leur permettra pas de se livrer à toutes les mortifications corporelles qu'ils peuvent réclamer; car, en ceci encore, ils donnent ordinairement dans l'excès ; et , dans des caractères ardents , les excès surexcitent l'ardeur naturelle, tandis que la modération la ralentit. Il doit les contenir dans leur vivacité démesurée, quand ils agissent, parce que la bile, en s'irritant trop, s'enflamme davantage, et leur feu, loin de s'éteindre, prend plus d'intensité. Ma's il doit avoir surtout grand -oiii de ne pas les reprendre avec un zèle outré, parce que ces remontrances, trop vives, ne feraient qu'irriter davantage leur caractère emporté. Il doit procéder avec douceur, posément, charitablement, afiii que son exemple produise le même effet sur eux, et leur ins~ pire cette conduite calme qui doit leur être habituelle. Euiia,
»o diivrtour doit observer qui; ?i, dans lour tempr^ramciit physii[uo, prédomine ordinairement une des qualités dont nous avitns parlé, terrestre, lymphatique, aérienne ou ignée, cette qualité corporelle ne va jamais seule, mais se combine avec les autres. Il doit donc, dans sa manière de diriger, mettre ses règles en accord avec chacune de ces iiumenrs di verbes .
40. — TuoisiÈME A'N'ERTissEMENT. Pour Conduire avec prudence, avec sagesse, et la modération convenable, les âmes qui lui sont confiées, il est nécessaire que le directeur s'instruise de différentes choses qui concernent la pratique de cette vertu. Premièrement, il faut savoir qu'il y a d'abord des vertus internes, comme la chanté, la conformité à la bonté de Dieu, l'humble connaissance de soi-même^ la patience, la mansuétude, la mortification des passions, et que, dans l'exercice de ces vertus, on ne peut jamais pécher par excès, mais seulement par défaut. On ne saurait, en effet, trop aimer Dieu, se conformer trop à sa volonté, être trop humble, trop patient, etc. Il y a d'autres vertus qui sont extérieures, telles que les jeûnes, les mortification?, l'exercice de la discipline, du cilice, des veilles, du sommeil en couchant sur la dure, la lecture des livres saints, pieux, la prière vocale. Dans ces prati(jues on peut pécher par excès ou par défaut, quand on va trop loin ou qu'on n'en fait pas assez. Secondement, il ne faut pas ignorer que la perfection, soit dans son essence, soit en ce qui touche ses dispositions prochaines consiste dans les vertus internes, et que les vertus extérieures ne sont que les moyens employés pour acquérir les premières. Il suit de là que ces vertus extérieures doivent être pratiquées selon une mesure telle qu'on puisse y trouver mie aide pour l'acquisition des vertus internes, et que si elles deviennent un obstacle, il iaut les omettre, parce qu'alors elles ne sont plus un moyen, mais un empêchement qui s'oppose à la perfection. C'est pourquoi les jeûnes, les veilles, les disciplines doivent être mis en œuvre de manière à ce qu'en n'affaiblissant pas l^-? lorces corporelles on puisse y acquérir une ^'igueur spirituelle pour la pratique des vertus intérieures. Mais si elles sont poussées 'usqu'à l'accablement de l'esprit de telle manière cu'il ne puisse pas agir, ou du moins qu'avec languem- et difiiculté, on doit les interrompre comme pernicieuses. Si, par exemple, les 'eûnes volontaires mettaient obstacle à l'exercice d'une vertu intérieure, comme
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serait la charité, on doit les faire cesser, pnisqu'en ce cas sérail moins nu ino3''en qu'une pierre d'aelinppement qui eutr verait rexercice de cette vertu. Et, elioctivement, Cassien at teste {Instit. mor. lib. v, cap. 23, 2, 25) que les moines de i'És^vpte avaient coutume de rompre leurs jeûnes à l'arrivée d'autres moines étrangers préférant, à cet acte de surérogation, une œuvre de charité qui est essentielle à la perfection du chrétien. Il rapporte Texemple de deux moines âgés, et dont la conduite pouvait être prise pour modèle ; l'un d'eux, eu un seul jour , offrit une collation à des étrangers que le hasard avait amenés dans sa demeure, et chaque fois mangea avec eux, quoique modérément, pour les encourager par sou exemple. L'autre moine avait coutume de ne taire un petit repas que lorsqu'il se trouvait en compagnie de quelque anachorète étranger. Théodoret nous apprend, à ce sujet, que le moine Marcien, issu d'une race royale [Hist. EccL, cap. 3), quoiqu'il fût habitué à prolonger ses jeûnes jusqu'à quatre jours entiers en ne mangeant qu'une seule livre de pain ; néanmoins, à l'arrivée du moine Avitus, se mit à préparer le repas et se disposa à manger avec lui, et comme le nouveau venu déclarait qu'il voulait accomplir son jeune et ne prendre quelque nourriture que le soir, JMarcien l'épondit : Quant à moi je ue fais pas difhculté de préférer au jeûne la charité.
47. — On ne doit, en aucune manière, continuer ses travaux, ses lectures , garder le silence et rester isolé dans la solitude quand l'esprit a besoin de soulagement, et que ces exercices lui deviennent trop onéreux et qu'on ne peut plus les poursuivre , parce qu'en pareil cas, les vertus extérieures mettent obstacle à l'accomplissement d'un bien qui leur est supérieur, et nuisent à la perfection. On connaît le fait que Cassien rapporte au sujet de saint Jean l'évangéliste. Pendant que ce Saint caressait une perdrix, il reçut la visite d'un homme vêtu eu chasseur, et l'arc à la main avec son carquois au côté ; ayant aperc^u le saint Évangéliste occupé d'un amusement si peu grave, il en lut tellement saisi d'étonnenieut, qu'il se permit de lui en faire quelques reproches : Tu ne es, inquit, ille Joannes cvjus fama insignis et celeberrima, me quoque summo desideriu iuœ arpiilionis allexit ? Cur ercfo oblectamentis tam vilibus occuparis? {Coll. 24, cap. 21). N'étcs-vous pas ce Jean dont la grande rtuunaméu m'a dclcruiiué uioi-xuemc à iuue votre
laissancc? Pourquoi tionc, s il ost vrai que vous soyez, cet homme si saint, dont tout le monde fait reloge, vous amusi:z- Tous à (le semblables jeii\? Saint Jean lui réiioiidit : Qu'est-ce que vous tenez à la maui? Le obasseur répondit : C'est un arc pour lancer des flèches iMais pourquoi, reprit saint Jean, n(; le tenez-vous pas toujours tendu au lieu de le relâcher connue rons laites ? C'est parce que, répondit le chasseur, si je tenais toujours la corde tendue elle se romprait ou perdrait son ressort élastique qui lui imprime .une grande force pour lancer des J flèches. Donc, n.-pi'it le Saint, ne trouvez pas mauvais que je me * procure cette innocente récréation, parce que, par la même raison que vous venez de donner, si la personne spirituelle ne se relâchait pas de temps en temps de son austérité, son esprit, fatigué d'une application trop constante, ne pourrait pas, quand la nécessité l'exige, pratiquer la vertu. Nec nostri, inquit bcatus Joannes, animi te offendat, o juvenis, tam parva hœc, brevisque laxatio, quœ nisi remissione qiiadam riyorem intensionis suce interdum relevet, ac relaxet, irremisso rigore lentescens, virtuti spiritus , cum nécessitas posset, ohsecundare, non poterit. Donc le directeur, par sa prudence et sa discrétion, doit tempérer également l'exereice des vertus intérieures qui ne sont pas toujours avantageuses à la spiritualité, en sorte qu'au lieu de devenir un empêchement ce soit, au contraire, un secours profitable à leurs progrès.