V. Les Archives de la Daterie
Il faut entendre sous le nom de « Dataria apostolica » le grand organe administratif de la Curie romaine, institué pour conférer toutes sortes de faveurs et de privilèges pro foro externo, tandis que ceux pro foro interno relèvent de la Pénitencerie. Toutefois la Constitution Sapienti consilio (29 juin 1908) a restreint la compétence et l'activité principales de la Daterié aux « bénéficia non consistorialia ».
L'institution de la Daterie remonte au plus tôt au 13me siècle. Elle avait d'ordinaire à sa tête, maintenant toujours, un cardinal avec le titre de Pro-datarius (actuellement Datarius tout court), revêtu de la faculté d'accorder de son propre chef les faveurs ordinaires, accessibles à tous, mais tenu de soumettre à la décision du pape lui-même toutes les affaires importantes. Quand le pape avait revêtu de son fiât une demande de faveur, c'était à la Daterie à se charger ensuite de l'expédition de la bulle. C'était aussi dans cet office que se déterminait la date d'une bulle à expédier, et il semble que c'est de là que provient le nom de Dataria. En effet, un auteur compétent s'exprime ainsi : « Datarium non a dando, sed a datando dictum esse, eo quod non ipse, sed Papa concedit gratias. Nihilominus munus Datarii non est solummodo datam gratiis apponere, sed concessas a Pontifice partibus exhibere et testari de gratia concessa, in quo soli Datario creditur ; quia solus est organum mentis et vocis Papas »*.
Font partie des archives de la Daterie actuellement disponibles, transférées en 1892 du palais du Latran au Vatican :
A. Les registres de suppliques.
B. Les registres du Latran.
A. Registres de suppliques.
Les « Registra supplicationum » ne le cèdent certainement pas en importance aux registres de bulles et de brefs, et constituent comme ceux-ci un des fonds principaux des archives du Vatican. La col-
1 Paroles du jurisconsulte hollandais Dirk van Ameyden, De officio et jurisdictione Datarii (Coloniae Agrippinae 1701), page 1.
lection a été dès le début écrite sur papier. Elle remplit le nombre respectable de 7011 volumes et va, non sans plus d'une lacune1, de Clément VI (1342-1352) jusqu'à Pie VII (1800-1823), embrassant ainsi un espace de temps de près de cinq cent ans.
Le contenu lui-même des suppliques est d'ordinaire fort important, même plus peut-être que le rescrit pontifical octroyant la grâce demandée. Aussi le père Heinrich Denifle, qui le premier a tiré parti des suppliques et qui l'a fait avec plus d'abondance que d'autres, surtout en vue de l'histoire ecclésiastique de la France au 15mc siècle, a-t-il déclaré, du moins en ce qui concerne cette période : « Les suppliques nous offrent des pétitions sous une forme plus vivante que les bulles et avec plus de renseignements sur une foule de particularités . . . Malgré les lacunes qu'elles présentent, elles sont beaucoup plus riches et contiennent plus de pièces que les registres des bulles »\ Les suppliques ont encore l'avantage de nous faire connaître quelles personnes servaient d'intermédiaires ou de porte-parole aux intéressés auprès du pape3.
Le registre de suppliques le plus ancien des archives du Vatican, le plus ancien en même temps dont l'existence soit connue, appartient à la première année du pontificat de Clément VI (1342). Sur la question de savoir, si un registre de ce genre a été tenu auparavant dans la chancellerie du Saint-Siège, les savants ne sont pas d'accord entre eux et ne se prononcent pas sans hésitation. Ce qui semble le plus probable, c'est que Benoît XII (1334-1342) a institué dans la Curie l'emploi des registres de suppliques4.
1 Manquent par exemple les registres de suppliques des papes de Rome durant le grand schisme d'Occident (1378-1417); il existent probablement encore dans quelque endroit ignoré, tandis que ces registres en ce qui concerne les papes d'Avignon se trouvent au Vatican. Un registre de suppliques du pape Boniface IX a été retrouvé dans la bibliothèque royale d'Eichstâtt ; voir Historisches Jahrbuch, VIII (1887). pages 487-495.
a La désolation des églises, monastères, hôpitaux en France vers le milieu du XV»" siècle (Mécon 1897), tom I, page XVII. — Comp. Denifle, Chartularium universitatis Parisiensis, tom. II, page XVI.
3 D. Ursmer Berlière, Suppliques de Clément VI (Rome 1906), Introd. page X et suiv.
4 Voir P. Kehr, „Bemerkungen zu den pâpstlichen Supplikenregistern des 14. Jahrhunderts", Mittheilungen des Instituts fur ôsterreichische Geschichtsforschung, VIII (1887), pages 89-102. — E. Goeller, „Zur Entstehung der Supplikenregister", Rômische Quartalschrift, XIX (1905), pages 194-196,
De même que nous le faisions observer pour les Regesta Vaticana, nous avons ici un livre de copies, dans lequel on insérait les copies authentiques des suppliques1 présentées au pape, avec l'indication de leur concession2. Il faut cependant distinguer soigneusement entre les suppliques originales, telles que les intéressés ou leurs procureurs les avaient rédigées, et la rédaction en « stilus curia? » qu'en faisaient d'ordinaire les employés de la Daterie3. En effet, une pétition ne pouvait être soumise au pape et n'était susceptible d'une réponse favorable4, que si elle revêtait la forme de la Curie, assujettie à des règles fixes, enfermée dans des formules immuables. Quand le pape accordait l'objet d'une supplique, il écrivait de sa main au-dessous : fiât, ou bien, suivant ce qu'exigeaient les règles de la Chancellerie : fiât ut petitur, fiât et dispensamus. Après chaque fiât il inscrivait une initiale, qui doit avoir été choisie arbitrairement au 14me siècle, pouvant varier d'un papeà l'autre5, mais qui au 15me siècle fut la première lettre de son prénom. Ainsi l'antipape Clément VII écrivait : Fiat G, cest-à-dire Gebennensis, ce qui désignait son nom de famille : Robert de Genève ; Eugène IV écrivait de même : Fiat G, mais ici d'après son prénom : Gabriel Condolmario ; 6 cependant il faisait souvent contresigner par son Pro-datarius.
Ainsi donc, on conserve dans les « Registra supplicationum » du Vatican les copies des suppliques, rédigées sous leur seconde
1 Les originaux ont presque tous été perdus. Jusqu'à ces derniers temps on ne connaissait point d'originaux de suppliques antérieurs à la seconde moitié du 15me siècle. D. Ursmer Berlière a cependant retrouvé dans la bibliothèque de Reims un certain nombre d'originaux appartenant aux pontificats d'Urbain V et de Grégoire XI. Voy. son étude: Épaves d'archives pontificales du XIVme siècle. Extrait de la Revue Bénédictine d'octobre 1907 et de janvier 1908 (Bruges 1908).
2 Plus tard, au 15me siècle, le vice-chancelier fut aussi autorisé à accorder lui-même au nom du pape des requêtes peu importantes; voy. Repertorium germanicum, Introd., page XVII, et Baumgarten, Von der apostolischen Kanzlei (Koln 1908), page 147.
3 Comp. Cauchie, De la création d'une école belge à Rome (Tournai 1895) page 14.
4 Soit dit sous réserve de quelques exceptions ; comp. Berlière, Suppliques, Introd., page XV.
'■ Voir Bresslau, Handbuch der Urkundenlehre, page 738. — Berlière Épaves, page 40 et suiv.
8 Comp. Repertorium germanicum, Introd., page XVI.
forme, celle du « stilus Curiée », et régulièrement munies de la mention que le pape les a accordées, même avec reproduction de la formule employée. La règle était que les suppliques fussent enregistrées sous le contrôle du « registrator supplicationum », bientôt après que la demande eût été accordée, même avant que la pétition fût transmise à la Chancellerie papale, où elle devait servir de base à la rédaction de la bulle1.
Garampi n'a pas fait usage des registres de suppliques pour ses répertoires. Une exploration complète de ces registres coûterait donc un temps extrêmement considérable. Ce qui faciliterait quelque peu le travail de quiconque oserait entreprendre cette tâche, c' est l'initiale, marqué en marge de chaque supplique, du nom de l'évêché auquel se rapporte la commission donnée ou la faveur accordée, qui n'est pourtant pas toujours le nom de l'évêché auquel le suppliquant lui-même appartient. C'est ainsi que les suppliques concernant l'évêché d'Utrecht portent toujours en marge la lettre T (Trajectensis).
On trouverait aussi un fil conducteur précieux dans un ouvrage de Mgr. Pietro Wenzel, qui a achevé en 1900, un : « Inventarium supplicationum Datariae apostolicce a Clémente papa VI ad Pium papam VII » (index 195). Les registres de suppliques des papes successifs ont ici été rangés chronologiquement. Les différents volumes sont numérotés en une série continue (anciens et nouveaux numéros) et distribués aussi suivant les années pontificales, dont chacune compte plusieurs volumes. La série complète des nouveaux numéros va de 1 à 7011. La première partie de cet inventaire se termine par le pontificat d'Eugène IV (1431-1447); elle avait été rédigée par l'archiviste Fiocchi. On y trouve aussi l'indication des différentes manières de dater, et en même temps de celles dont le Fiat ou le Concession du pape était formulé. Un autre ancien inventaire en revanche n'a que peu ou point de valeur. 11 est intitulé: « Inventarium registri publici supplicacionum », et va de Martin V à Urbain VIII. Il a été rédigé au 17mt siècle par Contelori et a pris place comme volume 100 dans la série des registres de suppliques.
1 Berlière, Suppliques, Introd., page XXIV. — Voir aussi J. Haller, „Die Ausfertigung der Provisionen", Quellen und Forschungen, II (1898), pages 1 — 40.
La majeure partie des registres de suppliques ayant été conservée au Latran jusqu'en 1892, ils n'ont naturellement pas pu occuper l'intérêt des historiens au même point que les autres registres pontificaux des archives du Vatican. P. Heinrich Denifle le premier s'est mis à puiser à pleines mains dans cette riche mine, lorsqu'il préparait son Chartularium universitatis Parisiensis I-1V (Paris 1889-1897; et YAuctarium I— II (Paris 1897), dont il l'a fait suivre, et non moins pour son grand ouvrage, cité ci-dessus l. Son exemple fut suivi, et l'on se mit à explorer cette source: Kehr et Schmidt pour leurs Urkunden und Regesten relativement à la province de Saxe, ouvrage cité par nous; Carlo Cipolla pour sa collection de sources au sujet de la Maison de Savoie-; le Dr. Mois Lang pour ses Acta Salzburgo Aquilejensia (Graz 1903); le prof. H. Klicman pour ses Monumenta Vaticana res gestas Bohemiœ illustriantia I (Prag 1903); le Dr. H. V. Sauerland pour ses Urkunden und Regesten de la province rhénane, Tom. III (Bonn 1903): le Dr. K. Rieder pour ses Rômische Quellen zur Konstanzer Bistumgeschichte zur Zeit der Pàpste in Avignon (Innsbruck 1908); D. Ursmer Berlière et l'Institut belge pour l'histoire ecclésiastique de Belgique au I4me siècle; le Repertorium germanicum pour l'époque du pape Eugène IV. Enfin W. H. Bliss a commencé pour l'Angleterre une mise en œuvre systématique des suppliques dans son Calendar of papal registers, où le vol. I des Pétitions to the pope (London 1896; embrasse les années 1342-1419. M. le Dr. H. Reimers a encore emprunté plusieurs pièces à cette collection dans Friesische Papsturkunden aus dem Vatikanischen Archiv (Leeuwarden 1908), et moi-même j'y ai dépouillé 161 pièces hollandaises pour mes Archivalia, page 472 et suiv.
B. Registres du Latran.
Cette collection est ainsi nommée, parce quelle a été d'abord conservée dans le palais du Latran. Sous Léon XIII on la transféra avec les registres de suppliques aux archives du Vatican. Son nom est proprement: « Regesta Bullarum Datarise apostolicas », parce
1 La désolation des églises etc., I— II (Mâcon 1897-1899).
- Miscellanea di storia italiana, 3me série, VII (Torino 1902), pages 190-205.
que les bulles dont on avait à y enregistrer les copies étaient expédiées à la Daterie.
Les volumes encore connus des Regesta Lateranensia *, allant de Boniface IX (1389) jusqu'à Pie VII (1823), sont au nombre de 2161 et écrits tous sur papier. On peut les considérer, à côté des Regesta Vaticana, auxquels ils sont parallèles, comme une continuation des registres d'Avignon \ Le contenu des bulles qui y sont copiées est très varié. Naturellement il y a un grand nombre d'octrois de bénéfices, mais aussi maintes autres faveurs, maints privilèges et facultés conférés à des évêques, à des chapitres, à des églises, à des monastères, à des confréries; puis des mandats judiciaires, des décisions de tribunaux ecclésiastiques etc. Je ne croirais pas trop m'avancer en disant que le contenu des Regesta Lateranensia est plus important que celui des Regesta Vaticana, c'est à dire pour les temps postérieurs au 14me siècle, lorsque les bénéfices y jouent un rôle tout à fait prépondérant.
Ce qui est fort à regretter, c'est que la série des Regesta Lateranensia est interrompue par de nombreuses lacunes; on assure qu'il manque actuellement un tiers du nombre primitif de volumes3. A chaque instant on a la déception de découvrir qu'il manque pour tel ou tel pape, non pas un volume, mais plusieurs de ceux qui existaient encore du temps de Garampi. La cause principale de ce lamentable déficit doit se chercher à Paris. Lorsque les archives du Vatican s'y trouvèrent déposées pendant plusieurs années de par la volonté draconienne de Napoléon, maints volumes des registres du Latran se sont perdus par négligence ou pour des causes plus graves. On raconte par exemple que le zélé archiviste du Vatican, Mgr. Marini, chargé de faire revenir les archives pontificales à Rome, eut le bonheur d'en sauver par hasard 200 volumes tombés entre les mains d'un épicier pour servir à empaqueter sa marchandise.
Primitivement les registres du Latran avaient une cote spéciale
1 Miltenberger a donné, Historisches Jahrbuch, XV (1894), page 252 et suiv., une liste des registres du Latran et des suppliques qui ont été conservés pour chaque pontificat.
- Guérard, Introduction, page 16, appelle les registres du Latran: « un ensemble plus complet de l'administration pontificale que les Regesta Vaticana ».
3 Goeller, Die piipstliche Pônitentiarie, I, page 13.
pour chaque pontificat, de sorte que les différents volumes étaient numérotés suivant l'année du pontificat avec des chiffres romains, et ensuite ils étaient comptés au moyen de chiffres arabes; par exemple: « Ab a Bonifacii IX (annus) III, tom. 9 ». Toutefois cette numérotation compliquée et non continue, que Garampi a encore employée, a maintenant fait place à une numérotation régulièrement suivie ; mais une liste comparative était indispensable pour que l'on pût retrouver les anciens renvois. Elle nous a été fournie par feu Mgr Wenzel, qui acheva en 1903 son: « Registrum concordantiae » sur les registres du Latran. Il se trouve maintenant dans la série des index sous le n° 319A. Pour chaque pape a été dressée une liste contenant une indication exacte des volumes des registres du Latran que chaque année pontificale compte encore, avec l'ancienne et la nouvelle numérotation.
De même que dans le registres du Vatican et d'Avignon, les bulles on été enregistrées dans ceux du Latran, non pas suivant l'ordre de leur date, mais suivant l'ordre de leur expédition réelle. Comme le moment où s'effectuait cette expédition dépendait de circonstances accidentelles, surtout du moment où les intéressés acquittaient la taxe ~, les bulles sont rangées dans les registres dans un ordre fort variable. Seulement on a d'ordinaire laissé ensemble celles qui appartiennent à une même année pontificale. C'est en conséquence une grosse affaire que de chercher dans les registres eux-mêmes une bulle déterminée, sortout quand une seule année pontificale embrasse des dizaines de volumes.
Les « rubricae » primitives (tables des matières), qui existaient anciennement dans les registres du Latran comme dans ceux du Vatican et d'Avignon, -sont perdues, :î de sorte que les employés de la Daterie, qui souvent pouvaient avoir besoin de consulter à titre de précédent l'octroi d'une certaine faveur dans le passé, ne manquèrent pas de se procurer un fil conducteur. C'est ce qui explique l'existence de Y « Index », aussi appelé « Rubricella »,des « Regesta bullarum Datariee apostolicae », et en même temps la manière par-
1 AB = Regesta Lateranensia, chez Garampi. et signifiant selon quelquesuns: Archivum Bullarum, ou bien aussi: Archivio di Bolle; comp. P. Kehr Nachrichten i1902i, page 402.
2 Voir ci-dessus, page 18.
Comp. Kehr, Nachrichten. I. c.
ticulière dont on a organisé cet index. Il est composé de 112 volumes, les numéros 325-436 de la série des index, dont la plupart, au fond les seuls vraiment utiles, ont été copiés au 18rae siècle. Mais cette série de gros volumes présente à son tour de nombreuses lacunes, surtout au milieu du 16rae siècle. Elle ne commence qu'au pape Calixte III (1455), pour se continuer jusqu'à la fin, donc jusqu'à Pie VII inclusivement, mais d'une manière assez irrégulière. Ainsi par exemple les index aux registres du Latran de Sixte V manquent. La classification est alphabétique suivant l'usage, c'est-à-dire que les noms des évêchés qui commencent par la même lettre sont chaque fois réunis sous une seule année pontifcale; sous ce nom on lit, dans l'ordre des registres eux-mêmes, une courte note sur chaque bulle relative à l'évêché en question qui a été expédiée dans cette année pontificale.
Pour autant que je puis m'en assurer, les publications de sources qui méritent d'être citées ici, sont surtout le Repertorlum germanicam (Berlin 1897) du Dr. Arnold, les Regesta Leonis X du cardinal J. Hergenrôther, et la continuation du Bullariiim Franciscanum (Tom. V-VII) par Conrad Eubel. Cependant il n'a encore paru qu'un volume du premier de ces ouvrages, et il n'a pour objet que la première année pontificale d'Eugène IV (1431-1432); et celui de Hergenrôther a été interrompu à la troisième année du pontificat de Léon X (16 octobre 1515). Jusqu'ici c'est pour les recherches historiques anglaises que l'on a fait le plus usage des Regesta Lateranensia, dans le Calendar of papal registers, que nous avons cité plus haut, mais dans lequel on n'en a publié que de courts extraits. Le Dr. H. Dubrulle en a fait de même pour son Bullaire de la province de Reims sous le pontificat de Pie II (Lille 1905), et aussi le Dr H. Reimers pour ses Friesische Papsturkunden. Moi-même j'en ai fait usage dans mes Archivalia, page 521 et suiv., où se trouvent 550 extraits des Regesta Lateranensia.