‹ Guide aux eaux minerales des Vosges [electronic resource]Chapitre 63 sur 185 · ATAXIE · texte numérisé non relu

ATAXIE

dant un certain temps, constituer à elles seules toute la maladie. Viennent ensuite les douleurs en ceinture autour de la poitrine et de l'abdomen, l'incoordination des mouvements avec ou sans paralysie de la sensibilité, rendant la marche difficile et désordonnée et la force musculaire restant entière. Enfin, apparaissent l'analgésie et l'anesthésie ie la peau et des organes sous-jacents, les troubles fonctionnels des organes génitaux, de la vessie et lu rectum, les arthropatliies, les douleurs viscé- ■ales, les crises gastriques accompagnées de vomisiements presque continuels extrêmement pénibles, )ouvant durer pendant quatre, cinq et six jours, iomme nous en avons vu des exemples.

Ces symptômes ne se rencontrent pas toujours ous réunis. C'est ainsi que, sur quarante cas bien (bservés, l'incoordination du mouvement, plus ou noins accusée, s'est montrée quarante fois, les roubles oculaires trente-deux, les douleurs fulguantes trente, les troubles de la sensibilité trente, 3S crises gastriques trois. Nous n'avons pas observé .'arthropathies.

Les indications du traitement varient suivant les ymptômes prédominants et le degré de l'affection. !ln thèse générale, il faut chercher à décongestioner la moelle au moyen de bains, suivis de fortes touches révulsives sur les membres inférieurs ; )rsque le malade n'est pas trop excitable, on peut léme diriger pendant quelques minutes, sur la co- )nne vertébrale, la douche en pluie à une tempéralire indifférente ; donner à l'intérieur l'eau à dose

BOURBONNE

altérante, de manière à agir, s'il en est temps encore, sur la lésion, tonifier l'économie et régulariser les fonctions de l'intestin.

Ce traitement suivi pendant une, deux, trois, quatre années, nous l'avons déjà dit, n'a guéri aucun malade, mais il a amélioré le plus grand nombre et arrêté la marche de la maladie chez quelques-uns. L'améhoration a surtout consisté dans une solidité plus grande de la marche ; les douleurs fulgurantes sont deveaues moins vives et plus s rares, et les fonctions de la vessie et du rectum plus ^ régulières. ^

Névralgie sciatique.

La névralgie sciatique peut occuper l'un ou l'autre i, de ces nerfs, rarement les deux à la fois. Elle re- v, connaît pour cause, le plus souvent, le froid el j, en particulier le décubitus sur la terre humide. „|[ c'est la sciatique simple, essentielle ; ou bien umn contusion, une tumeur du bassin, etc., c'est la scia^isj tique symptomatique.

Cette névralgie se reconnaît généralement à h è douleur plus ou moins vive, continue ou rémiii|u tente, qu'elle occasionne à la partie postérieure d( la la fesse, de la cuisse et de la face externe de h w jambe et du pied. Les principaux points doulou < reux, que le malade, le plus souvent, désigne lui même, siègent au niveau de l'articulation sacre im iliaque,vers le bord postérieur du grand trochanter

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