‹ Guide aux eaux minerales des Vosges [electronic resource]Chapitre 64 sur 185 · NÉVRALGIE SCIATIQUE · texte numérisé non relu

NÉVRALGIE SCIATIQUE

à la tête du péroné et à la partie postérieure et inférieure de la malléole externe.

Le plus souvent le lit, le repos soulagent le malade; la marche, les mouvements, les efforts aggravent la douleur. Il n'est pas rare de voir survenir des crampes, de l'engourdissement, de la faiblesse, de l'atrophie et même quelquefois de la paralysie. Chez une dame de quarante ans, atteinte id'une sciatique depuis dix-huit mois, nous avons vu survenir, en quinze jours, une paralysie complète des extenseurs du pied, rendant la marche impossible ; une cure de vingt-un jours en bains et en douches fit disparaître complètement la sciatique et la paralysie.

Sans parler de la sciatique symptomatique, qui le peut guérir qu'autant que la maladie qui lui a ionné naissance aura elle-même disparu, nous sa- ■/ons combien la sciatique essentielle est tenace, en ^iépit des médications les plus énergiques. C'est ce [ui explique le nombre de malades atteints de cette jiévralgie qui viennent réclamer le bénéfice de nos baux.

I Le traitement comporte habituellement des bains hauds de longue durée et des douches chaudes, uriquefois le bain d'étuve.Il n'est pas rare, surtout ans les premiers jours , de voir les douleurs ugmenter ou reparaître , mais , en définitive , >s résultats sont généralement bons , surtout . à la cure thermale on ajoute les courants connus.

Il faut avoir soin, comme pour les rhumatismes.

BOUR BONNE

d'éviter les brusques transitions de température et les fraîcheurs de la matinée et de la soirée.

Coxalgie.

La coxalgie, à son début, a plus d'un caractère' commun avec la sciatique ; ce qui fait qu'on peut' facilement prendre l'une pour l'autre. En 1875 et 1876, une jeune fille de vingt ans, M''^ H..., lymphatique, fut envoyée à Bourbonne pour une douleur ayant son siège à la fesse et dans tout le membre inférieur droit, ne permettant la marche qu'avec l'aide d'une canne. Le résultat ne fut pas satisfaisant. En 1877, empâtement de la fesse, clau-: dication plus sensible, douleur plus vive; aujourd'hui il existe à la partie supérieure et externe de la cuisse une collection purulente qui rend parfaitement compte de l'insuccès et éclaire le diagnostic. Il s'agit bien évidemment d'une coxalgie de nature scrofuleuse.

Dans les premières années de notre pratique thermale, la gravité de cette affection avait ébranlé nos convictions à l'endroit de la cure par les eaus de Bourbonne et de leur efficacité contre des lésiom aussi rebelles; mais le temps nous a rassurés, e1 aujourd'hui nous considérons ce traitement comme une des médications les plUs héroïques contre cett( cruelle maladie, à la condition que le temps et lef soins ne seront pas ménagés.

Mais toutes les coxalgies ne suppurent pas ; tellôi'

Page 1