‹ Guide canonique pour les Constitutions des Instituts à voeux simplesChapitre 53 sur 122 · Première Partie · texte numérisé non relu

Première Partie

l'ours au but par le chemin le plus droit avec les expressions les plus appropriées à ce but. Les constitutions éviteront certaines tournures de phrases ou comparaisons qui ont le double inconvénient de ne pas cadrer avec ce que doivent être les règlements d'un institut, et de tomber parfois dans l'exagération. Elles éviteront surtout les mots nouveaux, les manières de dire qui ne sont pas habituellement en usage, et en général tout ce qui tendrait à donner aux sœurs une haute idée de leur institut au détriment d'autres familles religieuses. La comparaison avec d'autres viendrait forcément à l'esprit, et ne serait pas toujours d'accord avec la vérité, plus rarement encore avec la modestie. Il est inutile de dresser un catalogue de ces expressions, qui serait forcément incomplet, mais les constitutions, en suivant ce qui vient d'être dit. seront certaines de ne pas tomber dans ce défaut.

305 (258). Compte de conscience. — Jadis les constitutions prescrivaient assez ordinairement le compte de conscience que toutes les sœurs devaient faire à leurs supérieures pour recevoir d'elles la direction spirituelle. La S. Congrégation a, depuis 1863, énergiquement lutté contre une prétention qui envahissait la sphère réservée au confesseur, substituait à son autorité celle d'une supérieure qui, n'ayant pas le pouvoir de pénétrer dans la conscience, pouvait se laisser entraîner à donner de fausses directions, et était pour les sœurs une source de peines et de troubles souvent considérables. Dans toutes les constitutions soumises à son approbation, elle faisait depuis cette époque enlever régulièrement tout ce qui se rapportait à cette direction spirituelle. Finalement, cet ensemble d'animadversions a été codifié dans le décret Quemadmodum (\4 déc. 1890) qui casse, abroge el déclare de nulle valeur à l'avenir toutes ces dispositions en tant qu'elles -Hit relatives, quels qu'en soient le mode et le nom, à la manifestation intime de la conscience. Sa Sainteté y ('diète que les susdites dispositions seront complètement rayées, entièrement effacées, -■t annule également, abolit tous Q8 ef coutumes contraires, même datant d'un temps immémorial.

('es prescriptions étant rayées des constitutions, le Souverain

Des malades.

Pontife défend à tous les supérieurs d'amener, par précepte, conseil, menaces on flatteries, les personnes qui leur sont sujettes à faire la susdite manifestation de conscience, et, pour mieux couper court à tout abus sur ce point, enjoint aux sujets de dénoncer aux supérieurs majeurs les supérieurs subalternes qui oseraient les pousser h cela. S'il s'agit d'un supérieur général, ou d'une supérieure générale, la dénonciation devra être faite à la S. Congrégation. Ceci n'empêche aucunement les sujets, ajoute le décret, d'ouvrir librement et spontanément leur âme aux supérieurs pour obtenir de leur prudence, dans les doutes et les anxiétés, conseil et direction pour l'acquisition des vertus et le progrès dans la perfection.

Ce décret devaut être imprimé en langue vulgaire dans chaque exemplaire des constitutions des instituts, et la lecture en être faite une fois par an, il n'y a qu'à se conformer complètement et entièrement à ses prescriptions. On en trouvera le texte latin en

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