‹ Guide canonique pour les Constitutions des soeurs `a voeux simples avec les modifications pour les instituts d'hommesChapitre 4 sur 80 · Des lettres testimoniales de tous les Révérendissimes Or · texte numérisé non relu

Des lettres testimoniales de tous les Révérendissimes Or

Pièces à fournir.

dinaires des diocèses où la congrégation a des maisons. Ces lettres, que les évêques envoient directement à Rome, ou confient à la Supérieure générale qui les a sollicitées, doivent contenir :

1. L'opinion de l'Ordinaire sur cet institut d'après ce qu'il fait dans son diocèse.

2. Le jugement que porte l'Ordinaire sur la demande des sœurs, disant s'il croit utile de leur accorder la faveur qu'elles sollicitent, ou si un délai serait plus avantageux pour l'institut.

3. L'indication des modifications qu'il désirerait voir apporter, pour un plus grand bien, aux constitutions de l'institut ou à ses œuvres.

Ces lettres doivent être signées par l'Evêque et revêtues de son sceau, celui de l'enveloppe ne suffisant pas pour leur authenticité.

Parmi ces lettres, la plus importante à coup sûr est celle de l'Ordinaire de la maison mère, car ce prélat ayant suivi la fondation dès son origine, s'étant mieux rendu compte de son développement, de ses moyens d'action, peut mieux que tout autre donner à la S. Congrégation un jugement autorisé.

Ces lettres testimoniales sont requises par la pratique constante de la S. Congrégation et des décisions expresses. [Sœurs des pauvres servantes de Jésus-Christ, iÀmbourg, 23 mars 1860, ad 10.) a Cum de approbatione Instituti agetur oportet transmittrre... testimoniales lift crus Antistitum locorum in quibus domus Instituti reperiuntur. »

9. Des exemplaires des constitutions, au nombre d'une dizaine , pour pouvoir être distribués aux membres de la Commission spéciale préposée (Décis. de 1889) à leur examen (1).

Telle est la liste des pièces à fournir chaque fois que l'institut viendra en cour de Rome demander une approbation nouvelle.

(1) La S. Congrégation admet comme langue officielle, outre le latin, cela va sandire, l'italien. De plus, quand les constitutions sont rédigées en français, comme roules Révérendissimes Consulteurs connaissent suffisamment cette langue, on leur communique ces constitutions sans les faire traduire. Si celles-ci étaient écrites en autre langue, la S. Congrégation en devrait faire exécuter la traduction en latin, et c'est sur cette version que porteraient les animad versions. L'institut aurait ensuite le soin de se procurer un bon traducteur pour rendre fidèlement dans sa langue le texte latin que Rome lui a envoyé.

Pièces à fournir.

Il sera bon d'y ajouter, en forme d'appendice, bien que cela ne soit pas absolument nécessaire, la liste des faveurs spéciales que Rome aurait accordées à l'institut ou à ses œuvres, ce témoignage de la bienveillance de Sa Sainteté ne pouvant être indifférent à la S. Congrégation, et permettant de mieux apprécier celui qui en a été l'objet.

Les différentes pièces de ce dossier doivent être adressées au Souverain Pontife, seul juge de la matière. C'est donc à son nom, et non à celui de la secrétairerie de la S. Congrégation des Evêques et Réguliers ou de son cardinal préfet, que doivent être libellées toutes les pièces. On commencera donc la supplique par les mots « Très Saint Père ».

C'est au Souverain Pontife que seront adressées toutes les autres demandes. Le Methodus est formel sur ce point. « In hiiu&modi ncgotiis expediendis, omnia referri debent Summo Pontifia , quin imo, Sanctissimus D. N. Pius PP. IX, in audientia habite die 22 septembris 1854, mandatât ut in posterum supplicationes pro laudatione vel approbatione alicuius Instituti et constitutionum çonfirmatione aniequam quidquam a S. Congregatione agatur Summo Pontijici referantur. »

Ce dispositif n'empêche pas que toutefois l'institut ne porte matériellement ses constitutions et ses dossiers à la Secrétairerie de Evêques et Réguliers au lieu de les remettre à l'Anticliambre pontificale. C'est même ce qu'il faut faire, mais bien que les pièces suivent ce canal, elles doivent néanmoins, ainsi qu'on l'a dit, être adressées au Souverain Pontife.

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