‹ Guide canonique pour les Constitutions des soeurs `a voeux simples avec les modifications pour les instituts d'hommesChapitre 5 sur 80 · DIFFERENTES SORTES DE DECRETS · texte numérisé non relu

DIFFERENTES SORTES DE DECRETS

7. Vers le milieu de ce siècle, les instituts pieux d'hommes et de femmes se sont multipliés d'une manière extraordinaire, et le mouvement de restauration de la vie religieuse, qui suivit les. bouleversements de la révolution française, arriva bien vite à son apogée. La révolution avait porté la hache au tronc même de cette vie monastique, et sous le souffle de Dieu, grâce à cette Providence spéciale qui veille toujours sur l'Église, de ce tronc

Approbation des Instituts. 9

mutilé jaillirent de nouveaux rameaux plus abondants, et non moins féconds peut-être que les anciens. Le sang des moines a été une semence de religieux et de religieuses, et le vieux mot de Tertullien s'est trouvé, à ce point de vue, pleinement confirmé.

Ces diverses congrégations, écloses un peu partout, dans tous les lieux où il y avait des enfants à instruire, des misères à soulager, des orphelins à élever, des malades à soigner, la famille chrétienne à restaurer sur les bases de la religion, vinrent en foule à Rome prier le Souverain Pontife de bénir leur pieux dessein et soumettre à sa haute sagesse les moyens qu'elles comptaient employer pour le réaliser. La Sacrée Congrégation des Evêques et Réguliers dut créer alors, presque de toutes pièces, une procédure spéciale pour répondre à ce besoin général. Elle décida donc divers degrés d'examen qui, sans heurter, sans gêner le développement des instituts, en conduirait petit à petit les constitutions à ce degré de maturité et de pondération qui devait leur permettre de développer le bien déjà fait et assurer leur avenir en établissant sur des bases solides leur situation présente. Elle fut donc amenée à concevoir pour ces nouveaux instituts, qui ne se reliaient pas directement aux anciens ordres monastiques, n'en avaient pas les traditions, un gouvernement dont toutes les parties fussent daus un juste équilibre, et où les droits et les devoirs de tous fussent reconnus, sauvegardés, et au besoin défendus.

Cette jurisprudence spéciale se trouve dans le Methodusquae a S. Congregatione Episcoporum et Regularium sercatur in approbandis no>:is institutis rotor// ni simplicium ab A. Bizzarri àrckiepiscopo Pkilippen., secfetario exposita. (Collectanea de Bizzarri, édit. 1853, pag. 818 et suiv.). Ces règles tracées alors sont à peu près celles qui se suivent encore aujourd'hui, sauf quelques changements indiqués par les circonstances. La S. Congrégation les applique, soit dans les animadversions dont elle accompagne les décrets de louange et d'approbation, soit dans les corrections qu'elle fait au texte même des constitutions.

La S. Congrégation a fixé quatre degrés pour arriver à l'approbation définitive des constitutions. Xous trouvons en premier

10 Décret de louange.

lieu le bref de louange, puis celui d'approbation de l'institut; en troisième lieu l'approbation des constitutions pcr modum expérimenta et enfin leur approbation définitive. Chacun de ces degrés demande l'envoi d'un dossier semblable à celui qui a été détaillé plus haut (n° 6) et chaque fois la S. Congrégation examine les constitutions, les conduisant ainsi peu à peu à la perfection où elle veut les voir arriver.

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