CHAPITRE m
DU CONSEIL GÉNÉRALICE
257. Le conseil généralice a voix délibérative dans tous les points déterminés par le droit et les constitutions.
Bien que ce rouage de l'administration d'un iustitut porte le nom de conseil, il n'a pas voix simplement consultative, il a encore voix délibérative dans tous les points prescrits par le droit et les constitutions. Il a donc une part réelle daus l'administration, et partant une responsabilité qui soulage d'autant la supérieure générale. « Demantur : Elle n'est pas tenue cependant à suivre l'avis de son conseil. Votum enim Consilii gênera Util non est consulticum sed votum semper deliberativum quod omnino obligat Superiorissam généraient. » (Dames de la Retraite, Viciers, 18 déc. 1887, ad 9.) Il faut donc que les constitutions se servent, pour parler des fonctions du conseil, de termes qui indiquent nettement et sans ambages qu'il a voix délibérative.
258. Les points sur lequels le conseil généralice a voix délibérative sont les suivants :
1. Admission au postulat, à la vêture et à la profession tant temporaire que perpétuelle (1).
2. Érection des maisons nouvelles (avec l'approbation de l'Ordinaire) et suppression de maisons existantes (avec la permission du Saint-Siège), érection de nouveaux no-
(1) La rédaction suppose qu'il n'y a pas de provinces ; dans ce cas, en effet, admettre au postulat appartient à la provinciale en son conseil. Pour qu'elle puisse admettre une postulante au noviciat, une novice à la profession, d'abord temporaire, puis perpétuel, il faut, outre le vote du conseil provincial, l'approbation de la supérieure générale en son conseil.
Points soumis au Conseil. 203
viciats et de provinces (avec la permission du Saint- Siège).
3. Nomination des officières dont ne s'est pas occupé le chapitre général, telles que les provinciales, les maitresses des novices et leur assistante, les supérieures locales et leur assistante.
4. Prorogation des supérieures locales dans leur charge, leur triennat expiré.
5. Eenvoi d'une postulante, d'une novice et d'une professe temporaire ou perpétuelle (avec la permission du Saint-Siège).
6. Déposer une conseillère (avec l'approbation du Saint-Siège), une maîtresse des novices, une supérieure locale durant son triennat.
7. Nommer une visiteuse au lieu et place de la supérieure générale empêchée ; indiquer le lieu du chapitre général, changer le lieu de la maison mère (avec l'assentiment du Saint-Siège).
8. Remplacer jusqu'au prochain chapitre général une conseillère ou officière générale décédée, ou incapable de remplir son emploi.
9. Faire les contrats ou emprunter (avec l'assentiment du Saint-Siège, s'il en est besoin) et approuver les comptes des maisons particulières.