BOUTE 342. — DB PABIS A C(K«STANT1!(0PLE
commes parties intégrantes de Tancienne Italie. La population de ces diverses îles, prises ensemble, ne dépasse pas 100,000 nabitants. — La capitale de i1le de Malte, si petite et pourtant si riche de souvenirs historiques, est
LAVALETTE.— Hôtels : Ils sont nombreux. Aux hôtels tenus par des Anglais, la dépense s'élève, par jour, de 10 à 11 f.; elle est de 7 à 8 fr. dans les hôtels tenus par des Italiens. — Cette belle cité 'est bien fortifiée, bien percée, mais bâtie sur un terrain inégal. Parmi le grand nombre d'objets dignes de fixer l'attention du voyageur, nous citerons la Cathédrale, une des plus belles églises de l'Orient et où se trouvent les tombeaux de plusieurs grands - maîtres , des peintures, des bas-reliefs etc. d'un grand mérite. Le Palais des Grands maîtres^ résidence du gouverneur ; le Port , la Bourse , la Bibliothèque de 60,000 vol., V Hôpital, la Douane^ VEvéché, \ePalaisdf justice, etc. On remarque encore 19 Eglises, 4 Hôpitaux civils, de belles Casernes, nn Jardin botanique, un Théâtre, et beaucoup de belles peintures répandues dans les églises et dans des maisons particulières. — Pop S0,000 Iiab, — La seconde ville de l'île se nomme
CITTA-VTCCHIA. — A 8 kil, E.
Hôtel : Griffîths. ->- C'éUit la Médina des Sarrasins. Visitez la belle Cathédrale de Saint-Paul, dans le faubourg , la grotte de Saint-Paul et Vèglise, où se voit une belle statue en marbre de ce saint, par Gaffa; \^^ Catacombes , plus vastes que colles do Rome. — Pop. S, 600 hab.
De Malle le bateau à vapeur suit une direction £., passe devant le CapMatapan, franciiit le détroit qui sépare Vile de Cérigo du continent de la Grèce, et pénètre dans l'Archipel. Nous arrivons bientôt à
SYRA (l'ancienne île de Scyros). — EUcestsituée presqu'au centre de l'Archi pel (mer Egée) , elle n'a que 20 kilomètres environ de longueur et à peu près 14,000 hab. Son commerce est considérable et toutes les puissances de l'Europe y ont des consuls ; sa capitale est
Syra, ville moderne, bâtie sur Tcdh placement de l'ancienne HermopoZù; elle
est sitAiée sur la côte occidentale; son poci, bon et sûr, est le centre du commerce et de la navigation de l'Archipel ; la nouvelle ville est en général régulière et bien bâtie.
Pop. 42,000 hab.
En quittant Syra , dans la direction N. E., on traverse le détroit, entre les îles Àndro et Tine; nous passons devant Chio y ville importante , capitale de l*île de ce nom , et de là, par une courbe assez brusque , nous pénétrons , après 36 heures de navigation , dans le beau golfe de Smyrne , au fond duquel s'élève la riche et opulente cité de
SMYRNE. — Hôtels. Le meilleur est celui des Deux-Àugustes, tenu par M.
Mille ; c'est une excellente maison dont le service est organisé à la française , et ne laisse rien à désirer. Dépense , par jour, 2 colonnades (1 0 à 1 1 f.) . Le lieu ordinaire de débarquement est le quai en face ds consulat britannique.
Cette ville, que les anciens appelaient la reine des cités de l'Anatolie , et fomement de l'Asie , est bâtie en amphithéâtre, sur le penchant du Mont Pagus ; v«e de la mer, son aspect est magnifique , mais l'intérieur n'offre qu'une masse de roq étroites et tortueuses ; cependant, le quartier des Francs est assez bien bftti , avec des rues larges et aérées. — Curiosiiés : les deux grands caravansérails , ornés de bellescoupoles; l'Xcropoftô, d'oùlavueest admirable; \e Pont des Caravanes, et en général, les mosquées où les chrétiens ne sont admis que déchaussés et dans qb maintien respectueux. — Commerce :
considérable. — Pop. 450,000 hab., dont 80,000 Turcs , iO,000 Grecs , 15,000 Juifs. ) 0,000 Arméniens, et 5,000 Francs. Chaque nation a son consni.
Excursion par bateau k vapeur, à Bournaba, tout près de Smyrne.
En quittant Smyrne . le bateau h vapenr remonte vers le N. le littoral de l'AnatoÛe, laissant à droite l'île de Metelin (l'ancienne Lesbos), avec 40,000 habitants.
Un peu plus loin , toujours â droite , on aperçoit l'île célèbre de Tenedos , et sar le continent asiatique, le mont Ida et les ruines de l'illustre Troie.
Peu de temps nous conduit aux Dor-
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BOUTE 348. — BB CONSTANTIN OflLB A BELGRADE.
rfoneUcs, détroit fomeax tléfenda par deux châteaux et 1300 bouches à feu»et^ l'extrémité doqoel se trouve
GâLLIPOLI , ville imposante , sitaée h Textrémité de la mer de Marmara , sur le rivage européen; k mesure que nous avan-
çons dans l'ancienne Propontide, Constantinople étale k nos i^rds étonnés ses dômes dorés . ses minarets et la beauté incomparable de son panorama. — CONSTANTINOPLE. (v, r. 541).
DE COJSHTAXTtSiOVMJË A B£Ii€«jtJD£,
Par Akdrinople et Sophie, 482 h. 4/2 de marche. — Roule de poste.
y&TA. Les distances qui suivent sont récriées en heures de chemin , pas de cnravAne réduites en lieues de 287U toises ou de 2I4U mètres.
Ponte-Pîccolo
Ponte-Grande.
Camboorgas.
Civates.
Sili>Ti.
Kinikli.
Ciurla.
Karistran.
Bourgas.
Baba-£skisi.
Koleli.
Kha&a ou Àpsa.
Andrinople.
Moslapha-Pacha.
Ebibza.
Harmanly.
Usondgiova.
CuTukesmé
Papasli.
Philippolis.
Tartar-Bazargik.
Bosuglia.
Yanikeni.
Palanka.
Caputu^)ervent.
Tkliman.
Vacaselli
Jeni-Ham.
Sophia.
Ralkati.
Zaribhnt.
Heures.
Lieues.
Heures.
Sarkin. 6 1/2
Àcpalanka. i
Nissa. 8
Alesnicza. 6
Rasna. i
Pasnakini, 6
Morava-Keupri. 3
Tagodina. . 2
Baidan. 3
Balisina. 3 Hassan-Pacha-Palanka. 6
Kollar. 6
Tsargik. 5
Poleczi. 2
Belgrade. 3
Lieues
Renseignements et Manière de Voyager, — On prend ordinairement six chevaux pour foire le voyage , tant pour le bagage que pour le guide tartare; les chevaux sont régulièrement changés k chaque relais de poste ; la dépense totale de cette jolie promenade n*excède pas 600 fr.
Le costume le plus convenable pour ce voyage (excepté dans Thiver), consiste en un châle turc, une ceinture, un par-dessus de laine , des pantalons de peau , deux ou trois grands mackintoshs, et déplus, une paire de pistolets à la.ceinture , plutôt pour se conformer à l'usage que comme ulilîlé.
La monnaie la plus commoder est la
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BOtJTK 343. '-^ Dfi COKSTAMTINOPLB A BEI.G1UDB.
petite pièce d'or de ^0 piastres (5 frwoslMosquée du Bultan jBqja%et, surmontée environ). On devra aussi se pourvoir d*un d^une belle coupole et de deux élégants
minarets; la mosquée du sultan Mourad
{)ctit sac rempli de piastres d'argent « car es villages turcs sont si pauvres , qn*on a de la peine à y changer une pièce d or.
12 h. après avoir quitté l'antique Byzance , en longeant les beaux et pittoresques rivages de la Propontide , le voyageur arrive à
SIUVRI , petite ville au bord de la mer, Le khan (auberge^, où vous pouvez vous rafraîchir, est petit mais propre. — ^ Après quelques h. de marche, vous atteignez une éminence d*où Ton jouit d'une vue magnifique de la mer, et dans le lointain vous opercevez lescîmes majestueuses du mont Olympe. La route parcourt alors un pays tout è fait montagneux jusqu'à
BABA-ESKlSIou EâKI-BABA. — On trouve dans cette petite localité un gfte commode et confoi table, tenu par un Grec.
Cinq heures de marche au milieu d*une belle contrée un peu ondulée, et parfois couverte d'une riche végétation , vous mènent aux portes de
ANDRINOPLE ou ADRIANOPLE (yEderneh des Turcs). Le khan ou auberge d'Andrinople est très grand, mais salement tenu ; cependant on- peut s'y procurer une chambre propre en glissant quelques petites pièces de monnaie dans la main du hhangée (aubergiste), à titre de backshish (pourboire). -^ Cette cité, qui fut d'abord capitale de l'empire turc en Europe , n'en est plus aujourd'hui que la seconde ville. Elle est k 270 kil. 0. N. 0. de Constantinople , au confluent de la Tandja et de VArda avec la Marit%a ; elle renferme beaucoup d^édifices remarquables , tels que : la MosquÀe de Sélim II , regardée comme le temple le plus magnifique qu'ait élevé Tlslamisme ; son dôme immense , soutenu par des colonnes de porphyre , est de 66 cent, plus haut que celui de Sainte-Sophie , à Constantinople. On arrive aux trois différentes galeries des minarets par des escaliers en spirale, tournant les uns auteur des autres , sans la moindre communication entre eux ; la vue dont on jouit de la galerie supérieure est magnifique, le nombre des fenêtres de cette mosquée peut être de 1,000. — Visiter la
H , située au centre de la ville , ornée de neuf coupoles et de quatre minarets; le Ba%ar d'Àli-Paeha^ l'orgueil d*Andrinople et l'un des plus beaux du monde; sa haute galerie, remplie d'objets les plus précieux, est longue d'environ 300 mètres , et présente un coup-d'œil magi({ne. Hors de ta ville se trouve Etki-Sèfai, ou Tanoiei» palais des sultans , édifice magnifique , abandonné depuis longtemps.
Les environs d'Andrinople ne présentent qu'une suite de beaux et riants jardins remplis de roses dont on extrait cette essence pour laquelle Andrinople est si renommée» — Pop. 400,000 hab.
D'Andrinople , notre route suit la rive droite de la MariUa , et traverse cinq ou six localités sans importance ; après 53 heures de marche , nous arrivons à
PfflLIPPOPOLlS ( Filibé des Turcs).
— Hôtel : la Poste , très confortable. — Grande ville de la Roumélie, dans une petite île formée par la Marit%a , qui est déjà navigable en cet endroit. — Pop.
SO.OOO hab. Elle possède plusieurs mosquées, dont une très pittoresque, plusieurs églises grecques et arméniennes, de bonnes fabriques de soieries , de draps, de toiles de coton; un bazar bien assorti.
Après six heures de marche , toiqoors à travers les belles plaines de la Roumé^ lie , nous arrivons à
TARÎAR-BAZAARJIR, petit village, mais dont le khan (auberge) contient deux ou trois chambres très confortables.
Bientôt nous passons la chatne du Bo^ kan par la célèbre porte de Trajan , barrière élevée par les Romains contre ks incursions des Daces. Ces montagnes ont un aspect imposant ; ensuite le sol s'aplanit et de riches plaines nous conduiseot ï
SOPHIE ( Triadit%a des Bulgares ), grande ville qui passe pour la capitale de la Bulgarie, dans une vaste plaine arrosée par risker : elle lait un commeroe actif; elle renferme S3 mosquées, phiskors églises grecques et catholiques; die est h résidence du béglerbey de Roumélie, d'u métropolitain grec et d'un arolMf6q!ie ca-
KOUTI 3<l. — DK CONSTAXTINOFLB A ffOOMAIBST.
Il»
flio)iqiM ; phisiean maisons grecques ont des logemeote très confortables.
En sortant de Sophie , la mute dessine des méandres très pittoresques le long * la base dn Mani Téiovitch . qui forme l*iin des angles saillants des Balkatu , et nous condait k
NISSA , ancienne capitale de la Servie, anjonrdlrai ville sans importance, située dans ane plaine fertile , snr la Nistava , affloentdela Morma.—Pop. 7,000 hab.
La reute alors traverse la rivière Moriioe , sar le pont pittoresque de Ravenat%, le aesl , avec les ponts d*Andrinople et de
Philippopolîs , que Ton •■ rencontre sur la route depuis CorutàniinopU.
Nous voyageons alors- dans la riante Vallée de la Morava , ayant à droite celte rivière, è gauche des campagnes dont Taspect ressemble k deux beaox pares anglais; ensuite nous pénétrons dans des forftts qui offrent des scènes magnifiques , surtout près de Hassan-Palanka et 5emendria ; des hauteurs qui dominent cette dernière ville, Toeil s*étend déjk sur le Danube, une pente douce nous conduit bientôt à
SEMENDRTà. (V. route 3il).
DE CMimTAlCTOr OPUS A BOUHJHAREST ,
Par Andrihople^ 4 4 9 heures -1/2 de marche. — Route de poste.
De Constantinople ï Andrioople, {v,
mit 343). U h.
A|raaokar. 3
Biâok-Derrend. 4
Pspasli. 5
Jenîkeoi. 4
Camabat. 10
Dobralle, 4
Ghaligh-Kavack. 4
DragoeU. 4
Cbonmla. 4
Tateheken. 3
Raigiad. 6
Toriaeh. 5
Pisanita. 2
Rustclmk. 5
Bac sur )e Danobe ï Giurgevo. i /t
Hza. S 1/2
Kapoka. 5 1/2
BOOUURBST. 4
Pour la deacriptioa de la première section de cette roate jQsqa*k Andrinople, mes roote 343.
A Andrinople, la route que nous avons swvie depuis Constantinople se bîAirque , la bruche de YO. conduit ï Belgrade , et edie qse nous prenons se dirige vers le N
— Le pays au*elle traverse est peu inté* ressent jusqu à
GARNABAT, petite ville agréable et pittoresque, vue de dehors. Elle contient environ 200 maisons. Pays bien cultivé.
Après la campagne de Carnabat , nous entrons dans une région alpestre , et ensuite redescendons dans un pays de plaines qui nous conduit à ,
DOBRALLE. De là , on entre dans le Bocca%e , ou passage étroit du Balkan Rien des scènes ordinaires aux contrées alpestres ne caractérise rapproche du mont Hémw\ point de ctmes élevées, ni de sites grandioses. C'est un défilé étroit entre une série de collines couvertes d'une forêt de chênes. Au milieu on traverse une rivière très rapide , et de là on continue dans le même pays, dont Taspect ne varie pas.
De JMraUey en 13 h. de marche, à travers un pays parfois alpestre et pittoresque, et parfois uni et plat, mais bien cultivé et couvert de vignes , nous arrivons à
GHOUMLA, ville considérable et bien défendue par ses remparts et ses doubles fossés. — Commerce de vins et grains.
— Il est probable que Choumla occupe le site de raneienne Mareiitnopolû. —
ROtJTB 345. — DE CONSTAXTINOPLI A SALONIQUB.
Ensuite nous traversons un pays bien cultivé jusqu'il
RAZGRAD, petite et ancienne ville dont les alentours contiennent plusieurs tumuli , qui sont les restes , sans doute , de quelques grandes batailles. — A mesure que nous nous éloignons de Raigrad , le pays, toujours bien cultivé , devient moins ondulé jusqu'à
RUSTCUUK. (v. route 341).
Au sortir de cette ville, le voyageur traverse le Danube dans un bac; le fleuve , qui , en cet endroit , n'est ni riant ni pittoresque, peut avoir 3 kilom. 1/â de largeur, mais est couvert d'îlots et de basfonds ; une demi-heure suffît pour gagner la rive gauche et entrer à
GIURGEVO, ville forte, avec une des forteresses les mieux Bâties de Tempire ottoman.
Tout le pays situé entre le Danube et Boukharest ne vaut guère mieux que les steppes de la Russie ; mais à mesure qu'on approche de cette capitale , les montagnes aux fronts neigeux de la Transylvanie se dessinent de plus en plus à nos yeux ; enfin, 1% heures 1/â de marche, depuis Giurgevo , nous ont amené à
BOUKHAREST, grande ville fort stle, située sur la Dumbovituit &a milieu d'une vaste plaine marécageuse. — Le monument historique le plus remarquable, est une ^lise construite sous les auspices de Charles Xll ; les murs du péristyle ont environ 4S0 mètres carrés ; c'est mainte» uant une maison de cx)rrection pour les femmes repentantes. On compte dans celte ville près de 60 églises grecques, bâties au milieu de jardins fleuris ; un lycée, une bi« bliothèque et une société littéraire. Les khan$y pour les marchandises, sont vastes et bien disposés ; les boutiques grandes et bien garnies, les marchés mieux approvisionnés que ceux de Constantinople. Les rues sont droites , assez laiiges , et presque toutes garnies, au lieu de pavé, d'un plancher en madriers , sous lequel on a creusé de larges canaux pour les immondices; les maisons sont construites en briqoes enduites de plâtre , et blanchies en dehors et en dedans. L'industrie de cette ville est presque nulle , mais son commerce est très actif; elle est la résidence d'un consul anglais et d'un russe , et passe pour une des cités les plus dissolues du monde. — Pop, 80,000 hab.
DE coiirsTAivTiiiropiii: a SAiiOmotn:,
Par SiLivRi, ^08 heures de marche. — Rouie de poste.
De Constantinople à Silivri (v.
roule 543).
Eski-Eregli.
Turkmale.
Botosdo.
Yenigick.
Develi.
Malgara.
Kcchan.
Foret.
Dervena.
Perestésia.
Shepshe.
Kallia-Gederai.
Tchafls-Tcheyr.
Ghumourdjina ou Gymmergine. 5
Ieni(iyé. 8
Passage de la Nestus ou Karasu. 4
Charpentu-Tcheflick 2
La Cavale ouCavallo (Néa polis.) 2
Prahousta ou Pravista. 5
Khan-Kunai^. 2 1/2
Orphano. 4
Boïuk-Betchik. 9
KiUsselU. 2
Salonique. 6
A 2 heures de marche de Silivri le voyigeur quitte bi route d'Andrinople et continue à suivre le rivage de la mer de liaima-
BOOTE 319. -* BS €dKSTAKTINOPLB A SALONIQUB.
n ; les locaUtés el ie pays qu'on traverse offrent pea dMntérêt jusqu'h
ROTOSOO (aocienne Bisanihe) , grande ville, mais triste et sans intérêt, située an fond d'une anse de la mer de Marmara.
Bientôt la route s'étoigne un peu du ri* vage et traverse les tristes plaines de la Hirace jusqu'à
KëCHâN, viUe commei^^te;à Textrénûté de la cha!oe du Rhodope,
Après environ 6 heures de marche nous arrivons sur les bords de la Marii%a (Hebnu), grand fleuve qui arrose la vaste plaine appelée Dortactn, où Xercès passa ta revue de son armée avant de fondre sur la Grèce. Ensuite nous entrons à
FERET ou FAIRY, peUte ville situé sur le côté E. du mmU Serrium. Brûlée par Ulysse, lorsqu'elle appartenaitanx Cicones. La Touid que nous suivons est l'ancienne voie de Rome qui allaité Constantinople. Be cette partie eHe offre twe belle vue sur la mer Egée , sur les îles de Samothrace, dlfflbros et de Lemnos. — La route se rapproche du littoral , en traversant beaucoup de localités, sans autre intérêt que des souvenirs historiques , jusqu'à
GHUMOURDJINÀ ou GYMMERGINE, ville assez considérable, de 5 à 6,000 hab. — Commerce actif en blé , tabac, coton, laine, etc.
La contrée que nous parcourons est très pittoresque et couverte de ruines histori ques jusqu'à I£NIDJË, petite ville de 200 maisons.
Après i heures de marche nous tra versons la Nesius on KarasUy jolie rivière ; ensuite nous franchissons une des ramifications du mont Pagenus^ d'où la vue est fort belle et s'étend sur Vile de Thaso, devant nous, au N. l'ancienne iVéa jtoîû, à TE. sur le sommet élevé de Samotkraee^ et au S. sur le mystique mont Aihot, De là, une pente douce conduit à LA CAVALE ou CAVALLO , ancienne Néapolis, où débarqua saint Paul après son retour de Troas et de l'île de Samothraee. Elle est située sur un promontoire
3ui forme un port de chaque côté, ce qui onne une certaine importance à son commerce maritime qui exporte le coton et le tabac que produit la contrée. On y trouve
encore un grand aqueduc qui conduit l'eau du Pagenwt à Ui citadelle ; deux escarpements de cette montagne s'avancent si près de bi mer, qu'ils forment deux défilés étroits , défendus jadis par des murs.
Avant d'arriver à Pravista, on traverse la plaine de Sérès, à droite de laquelle s'élèvent les montagnes de Néoroscope et de Drama, Sur cette dernière on voit les les ruines de Philippes, qui, malgré leur importance, n'ont encore été explorées par aucun voyageur moderne. Lorsque Belon les visita, il y remarqua surtout de grands tombeaux de marbre blanc, un amphithéâtre de forme circulaire , plusieurs statues , les restes d'un temple colossal élevé en l'honneur de Claude. C'est dans le voisinage qu'eut lieu la mémorable bataille qui, pour la seconde fois , décida du destin de Rome. Cette ville ofi^ aussi un grand souvenir religieux : l'Évangile y Ait prêché pour la première fois en Europe ; ce fut dans ses mura qu'on éleva le premio' temple chrétien ; St Paul y écrivit ses Épttres et y fût emprisonné.
PRAHOUSTA ou PRAVISTA, petite ville sale ot misérable. — 2 h. 1/2 conduisent au
RflAN DE KUNARGA. Sur la gauche s'élève une masse de hautes montagne^ non couvertes de neige. Le vojrageur trouvera près de Runarga desdébns 4e colonnes, et à l'extrémité de la plaine, sur un petit espace de terrain , 6 ou 7 fontaines ; de là, une bonne route pavée conduit sur «ne coUine d'où l'on jouit d'une belle vue de Pravista, de même que sur la vaste plaine de Sérès, où s'étalent de riches récoltes de coton et de tabac. — La route redescend pour atteindre
ORPMANO, villagesituésur le golfo de ce nom et au pied d'une haute montagne, avec une petite forteresse.
La route suit alora le rivage de la mer ; puis elle se dirige à l'E. ayant à sa gauche des lacs ; ensuite on passe au milieu des ruines éÀmphipolis^ appelées Eski- Kelch. — La contrée devient alpestre et boisée jusqu*à
BOiUK-BETGHIK on MICRA-BESHEK (Petit-BeshekK petite ville située sur un promontoire aoù la vue est admirable , et
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EOUTI 345. — M- COmTAirriNOPLB k 8AL0NIQUB.
nppalto les beaux peyMges de la Suisse;
Ensuite nous traversons
TRANA-BEftHEK (Gnnd-Beshec). joli village oommandant uue vue magnifique.
Après avoir cdtoyé quelquetemps lé joli lae de Bolbea, on* arrive à la fertile plaine de SeratvM/, où se trouve^
RILESSELI ou GHISSELE. Le |;éologue ne verra pas sans intérM, an milieu de la plaine, plusieurs roches perpendiculaires qui ressemblent è des ruines cydopéennes.
Ensuite, 6 h. de marche conduisent à
SALONIQUE (l'ancienne Thtrmes). -^ Grande ville de la Macédoine; bitîe en amphithéâtre au pied du moiU Bosiach, au fond du golfe de Salonique, avec un* port assez vaste pour contenir 800 vaisseaux de commerce. Des consuls de toutes les sa* tions y résident et des caravanes lui apportent des cotons, des maroquins, du tabac, etc. ÉotncBS pobugs. — On compte dix mosquées, des églises grecques et des synagogues. — Cwrionié» : la eitadelie, située sur le point le plus élevé du bel •mphilhéllre où cette ville est bitie, appelée par les Turcs /edi-£btcid, et par les Grecs Beptapyrffium, qui ^ifient également les lepf tours. C'est l'ancienne iunt^pons; on y tioave quelques débiis de cofonmo de vert antique, et on arc de triomphe érigé sous Iftro-Aurèler. Le Pr^ p^Ue de V Hippodrame, que les ivàb espagnols du quartier appellent Uu Iwcm^ lad«i (figures enchantées), et les Turcs Simrii'Maiêk (figures d*anges) , magnifique colonnade corinthienne de cinq piliers roff (i^. anppoitant un entablement, avec quatre interwles vides servant d'entrée li Thippodrome eu forum. Au-dessus se trouvent des figures en rriief. Vers l'ouest s'élève la tour de iVcmotie-IMe, ainsi noaamée
d*un torse colossal qu*on prétend étreodm de la femme de Gassandre. La Rotonde est bâtie sur le modèle du Panthéon de Rome ; quelques auteurs prétendent que ce fut un temple consacré aux mvstères des Cabiris, et construit sous Trajan; l'inlérieur est recouvert de mosaïques, comme le dOme de S<«-Sophie li Constanlinoplé. L'hippodrome, enceinte magnifique , est situé entre la rotonde et la mer. Dans réglise ^e Sainte-Sophie , imitation en petit de celle de* Constantinople , en voit quelques colonnes et un bemû (cbairr) de vert antique. La mos^tt^ <f£alti- DJami (bt jadis un temple consacré ë fé* ni» Thermes. Détraque côté se trouvaient douze colonnes d'ordre ionique ; les six colonnes du pronaos existent encore cadiées par les murs. Il fiiudrait peu de travafi pour rendre k ce beau monument sa forme primitive; et, après le temple de Thésée ï Athènes, ce serait l'édifice le mieux conservé dei*antiqulté. La Porte du Verdar, ainsi appefée parce qu'elle mène à ce fleuve, était l ancien arc de triompkt d*Àu^n9le\ élevé après la bataille de Plulippes; elle se trouve h l'extrémité d'une rue qui traverse la ville* de l*E. 1 1*0. ; ï l'autre extrémité , devant la porte de Cas- ~ e, vous apenevez l'arc es Congtam^ tin. — Pop. 70,000 hab.
Avis. — Le voyageur qui ne^ voudrait
pas pousser plus loin , pourra prendre le bateau è vapeur qui le conduira de- nouveau à Constantinople dans 60 h. envi-
Ci) Pour pliiiamplM dëtails cipMrIs «Qtret cxearsions (Um ta TW^ule d*Env«pe , croyez : Guide €h Orient , par Qmetim; ehtt £. MÊtSsan, édNcw, à Parte.
FIN DU TOTAGB DAIIS tA TVR(VIIIE O'SUWyPE.
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imOADCTION. — ROTIONS PRÉLIIINAIRES.
La Suisse, que nous sUons percoorirJlt puissance exécntive réside dans un préest saas nul doute le seul pays du monde aident du direcloire fédéral ou Vorort, et oà la Datait se aoit montrée tout à la fois la législative dans la diète fédérale. La grande, auUime, terrible, riante, gracieuse
et pittoresque, au plus haut degré. —Au dessus de ces glaciers étemels qui déohivent les flancs des montagnes, se trouvent de verts et gras pAtnrages oà paissent de nombreux bestiaux au lait succulent ; — au pied de ces monts gigantesques dont les sommets sont toujours couverts de neiges s'étendent de beaux lacs aux ondes d'azur, aux rivages romaotiques, et entourés de vallées délicieuses que dominent d*orgueil- , d*où Tceil se promène sur de panorajnas.
l'ancienne Helvétie est le pats de prédileetion du géologue, du naturaliste, du peintre et de Temateur des grandes scè* nés de la nature.
ËTBNDOB, UMITBS. -^ U SuiSSe CSt
bornée an N. par le royaume de Wurtemberg et le mnd duché de Bade; b l'E par le TyroT, au S. par les royaumes de Sardaigne et Lomberdo-Vénitien, et à 1*0. par b France. -- Elle peut avoir du N. au S. ÎOO kil. et de l'K. b l'0. 160 kil. Momu ET couTuns ras babitmits
Inille, leur torce , leur courage militaire, mais surtout leur fldélité, la firan^ ehiae et U simplicité de leurs moeurs; leur amour de la patrie est passé en proverbe; — lee femmes sont généralement belles, grandes, de mœurs pures, sincères dans leurs affections, fidèles b leur de- ¥Difs de femiUe et de religion.
GoUVmiCHEIfT, DIVISION pounooE,
mvLàTioii rr Mucioif . — La Suisse est vaeRépdUiqoe fedérafe démocfutique,
diète se réunit chaque année au mois de juillet et dans toutes les circonstances importantes; elle siège alternativement et pour 2 ans de suite , b Zurich , b Berne et b Lucerne. Le canton où elle se tient est appelé canton directeur. Les modifications feites b la Constitution en 1848, ont donné plus d'unité et plus de force b cette ancienne République.
Cette pittoresque contrée est divisée en 24 cantons, avec une population de % millions 130,100 hab. dont 1 million 292,895 protestants et 831,205 catholiques.
ÂNTIQUrrÂS, COUTUMES, USAGES, CHARTE POPULAIRES ET NATIONAUX DE LA SUISSE.
— On rencontre dans presque toutes les villes de la Suisse des antiquités intéressantes et parfaitement conservées. Lucerne, Fribourg , Bile, Bellinzone, possèdent encore dans un état perfolt de conservation leurs anciennes fortifications féodales. Les fontaines sont aussi un agréable ornement caractéristique des villes et villages suisses. Elles consistent ordinairement en une colonne avec des ornements gothiques,
— ;• Les Suisses se distinguent par leur surmontée de la statue de quelque guer-
rier célèbre, on de figures d'animaux.
Il existe dans quelques partiesde la Suisse une coutume singulière, liée b l'éducation, qui exerce une grande influence sur U beciété. U se forme généralement dans les grandes villes de petites réunionsd'enfents do même Ige et du mdme sexe, appelées Sociétéi dn dimanche. — Ces sociétés, ffsrçons et filles, forment une espèce de nmille dont les liens fraternels durent autant que la vie. ^ Cette coutume rend la
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StlSSffi. — NOT10:f8 PBELIUINAIRES.
société suisse très exclusive. Il est donc peu d'étrangers, queiqae bien recomman- -dés qu'ils soient, qui pénètront très avant dans 1 intimité des familles. — Quand une jeune fenune se marie , son époux est admis dans la société dont elle fait partie.
Le Ran% des Vache». Ce n'est pas, «omme beaucoup de personnes se l'imagiuenl, un air particulier, mais une suite de iné1o{!ie8 qui prédominent dans certaines vallées des Alpes. Presque chaque vallée a son Ranz des Vaches qui lui est propre ; mais l'air original est, dit-on, celui d Âppenzel : c'est la MarseiUaite de la Suisse, Avec ces chants, les pâtres jouent du cornet des Alpes , simple tube de bois , entouré d'écorce, ayant cinq ou six pieds de longueur, et ne produisant qu'une légère modulation. Néanmoins les sons en sont mélodieux quand ils sont répétés par les «chos des montagnes.
Dans quelques districts éloignés de la Suisse où fleurit encore la simplicité des mœurs pastorales, le cornet des Alpes sert de cloche et annonce les vêpres sur les hauls pâturages où il n'y a point d'église. Quand le soleil se couche, le berger, campé sur le pic le plus élevé, entonne les quatre •u cinq premières notes du psaume :
« Louée Dieu le Seigneur. > Ce chaut est répélé 4M1 loin dans tes montagnes, et tous ceux qui -rentendent se découvrent, s'inclinent, et répètent leur prière du soir.
Les moniagnards suisses sont de très habiles tireurs de carabine , et comme les Tyroliens leurs voisins, ils se rassemblent chaque année pour essayer leur adresse. Il existe dans presque tous les cantons des sociétés de ce genre; chaque année elles se réuiiisseni dans une ville de la Suisse. La réunion de 1841., «utremenf dite le Tir Fédéral, eut lieu à Soleure : il fut très brillant et attira une grande affluence de curieux de toute la Suisse et -d'étrangers. Celui de Bâle , en 1815, fut encore plus remarquable et coûta une somme considérable. Des priXt souvent très imoortants, sont disputés et adijugés aux meilleurs tireurs.
Dans certaines parties de la Suisse ont aussi Jieu des UUles annuelles (appelées Schwin^FesU)» Les cantons qui se dis-
tinguent le plus dans ces j^n et dans d'autres exercices athlétiques , sont ceux de Beme^ Àppen%ell et UrUerwalden,
V agriculture est très avancée en Suisse, le système de l'arrosage pour les prairies y est surtout porté à un très haut point de perfection ; les torrents des montagnes sont conduits dans les champs par des troncs de sapin creusés.
Les écoulements du fumier des vacheries et des étables sont soigneusement recueillis par le fermier dans de petits tonneaux, et, au moment convenable, répandus dans les champs pour les améliorer ; mais , il faut le dire , ces résidus flatlent peu l'odorat des voyageurs.
Panorama gbneral de la suisse. — Il y a plusieurs points de vue où l'œil embrasse toute la ligne demi-circulaire des pics alpins , qui s'étend sur une. longueur de plus de 120 milles, — 192 kil. depuis le Mont-Blanc jusqu'au Titlis, renfiermant de 200 à 500 sommets distincts couverts de neiges ou d'énormes glaciers.
Les points les plus Êivorables pour jouir de ce panorama sont ;
Le Dole au-dessus de S^erguea, sur la route de Dyon k Genève; — Le Cha»^ mont , au-dessus de Neufchâtel ; — Le Weissenstein, au-dessus de Soleure; — Le Hauenstein supérieur et inférieur, sur la route de Bâle k Soleure et à lucerne;
— VAlbis , entre Zurich et Zug; — Le mont Salvador t s'élevant du sein des défilés du lac de Lugano; — Le Kamor, près de Gais, dans TAppenzell ; — Le Bigi , entre les lacs du Zug et de Lucerue; — Le Faulhorn, contigu aux Alpes bernoises;
— Le Rothhom, au-dessus de Brienz.
De toutes ces sommités, le Rigi est
probablement le lien d'où l'on jouit du plus beau point de vue, et qui a de plus Tavantage d'être d'un accès plus facile une les autres. Quelques voyageurs donnent la pré> férence au Faulhorn » ii cause de sa proximité de la grande chaîne , et en ce que les liautes Alpes, s'élevaot à peu de distance, se présentent dans toute leur beauté.
Mais , pour jouir de plus près de la vue des Alpes, les endroits préférables sont les vallées de VOherland bernois elceUesq»
entourent la base du if onZ-B^anc^ y cosfr-
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NOTIONS PAELIMINAIBBS.
pris Chamouni. C'est là que se combinent aa plus haut degré» la beauté des formes , la grande élévation des montagnes , et la vaste étendue des glaciers et des champs de neige qui semblent avoir pour organes te rugissement de l'avalanche et le bruit du torrent. Ici les glaciers se montrent dans tout leur éclat» et leur grande étendue les bit nommer mers de glace.
Glaciers. — Les plus remarquables sont : les glaciers de VAar, près du Gfinuel; celui du Rhône, près de la Furea ; ceux du SpWgen, du Bernina, dans VEngadine, celui de Rosenlaui, etc.
liAGS. — Rien de plus majestueux et de plus pittoresque que ces imposantes nappes d'eau, parfois causes et unies comme une glace, et parfois agitées et tourmentées par d'impétueux ouragans. — Leur nombre est coosidéfable ; les plus intéressants sont : lelaede Luceme^ dont les bords ofirent des scènes du plus haut romantique; de WaUensiadt, de Thun, de Briem, de Genève, remarquable par son étendue et la diversité de ses aspects ; nous ajouterons, bien que ne feisant pas partie du territoire suisse , mais situés aussi dans les vastes ramifications des Alpes, les lacs Majeur ^ de ZiMOfio, de Corne etd'Or/a, si riches en belles scènes de la nature, et que le voyageur en Suisse ne manque jamais de visiter.
A ces pittoresques beautés du sol ajou tons de nombreuses chutes d'eau aux aspects variés et imposants. La première est la chute du Rhin, ï SchafTouse; la chute de VAar, à la Handeck, une des plus belles de la Suisse ; la chute de la Toceia, dans le val de Fonnazsa, remarquable par le volume de ses eaux et la hauteur de leur chute (154 m.); le Slaubbaeh, célèbre caB<»de de la vallée de Lauterbninnen , district bernois d'Interlacken. Elle tombe d'une hauteur de 300 mètres. Le Gie$- Aaeh, sur le lac de Brienz ; le Pissevacke, près de Martigny; le Reiehenbach^ près de Meyringen ; la chute du Pianaj^io on du Mondesiimo , sur le Spliigen ; la chute ou cascade de Tourtemagnet sur la route du Simplon; la cascade des Pèlerins, placier des Bossons & Chamouni , et beaucottp d'autres encore que nous signalerons
à mesure qu'ils se rencontreront sur notre roule.
Passages. — Les passages principaux des Alpes suisseê sont : le Simplon , le S^Gothardt le Splt^en, le S^Bemard et le Bernardin , tant par la beauté de leurs sites, que par la magniGcence et la hardiesse des routes qui y ont été construites. Parmi les passages que ne traverse aucune grande route , les plus remarquables sont ceux des monts Moro et Cervin, entre le Valais et le Piémont; la Téte^ Noire et le Col-de-Balme, conduisant à Chamouni; le Grimsel, la Furca et le Gries, se bifurquant au sommet de la vallée du Rhône; la Gemmi, le plus singulier de tous les passages, et le Grand-S^ Bernard y qu'on visite à cause de son hospice célèbre et des souvenirs qu'il ré*^ veille. En 1848, le gouvernement révolutionnaire du canton de Vaud n'a pas reculé devant un acte tout è la fois barbare et sacrilège, devant un crime de lèse-humanité : il a supprimé, spolié le couvent du Grand- S^Bernard qu'avait respecté la révolution de 93 ! Cet acte inouï de vandalisme et d'intolérance protestante aura, nous n'en doutons pas, son jour de réparation. Bientôt, nous l'espérons, les portes de cet asyle charitable se rouvriront sous la protection des gouvernements réguliers. De dignes religieux viendront y continuer leur vie sublime de dévoûment et d'abnégation; ils se vengeront de leurs persécuteurs en rendant le bien pour le mal, car, sans nul doute, plus d'un de nos démolisseurs modernes s'esthnera quelque jour heureux de recevoir leur sainte hospitalité.
Gorges des Alpes . — Les gorges qui méritent quelque attention sont celles qui conduisent aux passages dont nous venons de parler. Ce sont en général des fissures séparant les montagnes à des milliers de pieds de profondeur , et dont quelques-unes offrent un aspect très imposant. Aucun de ces défilés ne peut se comparer au ravin de la Via-Mala , une des scènes les plus sublimes et les plus efi'rayantes qu'on puisse imaginer : la gorge des Schellinen, sur le SM^othard ; la galerie de Gondo, sur le Simplon , au fond de laquelle se trouvent les Bains de Pfeffers.
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SUISSE. — NOTIONS PBELIMINAIRES.
Vallées. — Poar tcnniaer notre es* quisse , disons que les plus belles vallées de la Suisse sont celles de Haslij près de Meyringen ; le Simmentkal , le val de Sarnen, le Kandersthal, U vcUlée de Gruyères et celle des Ormonds , dont on admire Taspect tranquille et pastoral, Tindustrieuse activité et la riche végétation.
Le Jura nous offre aussi de belles scènes, telles que le Val Mouiiers ou Mûmterthalf entre Baie et Bienne ; le passage du Klits^ au pied de l'Ober-^uenstein, et le lac de Joux,
Monnaies.
Peu de pays en Europe ont un système monétaire aussi compliqué que la Suisse ; presque chaque^ canton a sa monnaie particulière, et celle qui a cours dans Tun ne passe pas toujours dans Tautre. Le voyageur ne doit donc conserver aucune monnaie du canton qu'il va quitter. Mais la monnaie française ayant cours dans toute la Suisse, c'est la meilleure dont on puisse se charger ; et, excepté dans quelques localités de TE., les aubergistes font leurs eartes en francs de France. Dans les cantons de S>-Gall ^ d'Appenzéll et des Grisons, qui bornent TAllemagne , et où les florins de Bavière (qui valent 2 fr. 8 c.) et les kreutxers sont en circulation, les %waMi' gers (ou pièce de 2i kreutzers) sont des monnaies très commodes et sont reçus
son attention dans les comptes qui lui sont présentés.
1 batz contient 10 rappes, et vaut 15 c. de France. Les monnaies suisses qu'on rencontre le plus fréquemment sont les pièces de 5 batzen ou 1/2 franc suisse (74 cent, de France), le batz, le i/î batz et le rappe ; on trouve aussi des pièces de t , S, 3, i et 5 francs suisses; mais les trois dernières sont fort rares.
Rapport de quelques monnaies étran-gères avec la monnaie suisse,
i napoléon fiançais vaut 1 4 fr. de Suisse.
1 pièce fi*ançaisc de 5 fr. vaut 54 1/2 et dans quelques cantons 55 batzen.
1 franc français, ordinairement, vaut 7 batzen , ou exactement 6 l)atzen 8 rappes.
1 shilling anglais vaut 9 batzen.
1 souverain anglais vaut 1 7 francs suisses i batzen 6 rappes.
1 dollar de Brabant vaut 4 (r. suisses ou 40 batzen.