BOITTE
vilie, remrqnable par ses antiquités, est située au confluent du BtUtier et de la Dotre, dans une riche vallée environnée de montagnes. C'est la Civitas Augusti ou Àugttsta PraUoria des Romains Elle était connue sous le nom de Cordèle, principale ville des Salassiens ; elle date de 406 avant Rome. Auguste s*en empara 24 ans avant J.-C — CuriosUés : la Porter composée de 3 arches; les ruines tTun atnphithéâtm^ d'un jNilais; la cathédrale ^ et la co-
de HABTIGIfY A D0M0-D*09S0LA.
îonne de Calvin^ de 1541 .
La diligence va et vient trois fois la semaine d*Âoste à Turin; on trouve des voitures dans les villes iutermédiaires.
Les habitants du pays d'Aoste parlent presque tous le français , surtout dans la partie au-dessus d'Aoste, et dans les vallées situées sur les routes de Savoie et de France. Ils sont plus sociables que ceux de la plaide du Piémont.
UE nARTIGlVlf A BOna-B'IMSOKiA ,
Par SiON, SjDEns, BRiB&et le Simplon. — Boute d* Italie.
De Martigng ^ Swn (v.
route 349).
De SionkSiders ou Sierre
(i^. route 552).
De Sierre k Bneg, grande
route d'Italie.
Pontsur te Rhône.
ForttdePfvn.
Pfyn.
Yîlia.
Pont de Louescbe.
$usten.
Touriemagne (cascade).
Campen (à gauche).
Brunk.
Cntcr-Turtig.
Ober-Turlig.
Ermitac^ de Flen (i droite).
Pont sur la Visp (belle vue^ .
Visp(Viége).
Gamfas.
Giys6.
Brieg.
Sîroplon
Isella.
DoMO d'Ossola.
2 postes 1/2 8 1/2
De Sierre , la route traverse le pont sur le Rhône , remonte la vallée par la rive gauche iuscfu'à
TOURTEMAGNE (ail. Turlman), —
Hôtels : la Poste, le Soleil , très bons ; Lion. — A 20 minutes de marche derl rière cette auberge, vous trouvez une cascade de 27 m. de haut , aussi belle que celle de Sallenches ou Pissevachej et dans une situation plus remarquable.
VISP, en français VIÈGE, situé à l'entrée des vallées de St-Nicolas, sur la nvière qui en descend. Deux églises remarquables dans la partie la plus élevée , se dessinent sur les montagnes qui dominent le mont Rose.
Toute la vallée de Yisp offre une nature sauvage, romantique et parfois sublime.
Elle est riche en curiosités végétales et minérales.
GLYSS , village avec une grande église où se trouve le tombeau de Georges Supersax, de sa femme et de leurs 23 enfants.
Enfin, après avoir passé la Saliine, on entre dans
BRIEG. — Hôtels : du Simplon , situé au pied du Simplon , près du bureau des diligences; bonne maison recommandée, avec des voitures et des chevaux pour toutes les excursions ; — des Trois-Couronnes. — Brieg, l'un des plus beaux bourgs du haut Valais, est situé dans la vall^ du Rhône, laquelle est, dans cette contrée, d'une largeur et d'une fertilité remarqua, blés Brieg est k 342 m. au-dessus du lac de Genève, et 728 m. au-dessus de la mer.
ROUTE 359. DE MABTltiKY A DOMO-D OSSOLA.
— Curiosités : le collège des Jésuites foDdéen 1662, avec une jolie église el une bibliothèque ; le couvent des Ursulinés, qui date de la mCme époque ; la maison Stockalper — Guides pour les montagnes : François Zenklusen; François Jost; Guntrcn- Baptiste; recommandés comme excellents.
La route du Simplon quitte la vallée du Rhône è Brieg, et commence dès lors à monter. Pour donner une idée de cet ouvrage colossal, nous dirons qu'entre Brieg et Sesto, on compte environ 611 ponts grands et petits, plusieurs vastes conslruc- 4 ions , telles que terrasses en maçonnerie massive de plusieurs kil. de longueur; 10 galeries, dont plusieurs taillées dans la roche vive et d'autres bâties en pierre solide, et èo maisons de refuge pour abriter les voyageurs et loger les cantonniers chargés du soin de la route; sa largeur, en général, est au moins de 8 m. 55 c. et dans quelques endroits de 10 m.; les pentes n'excèdent nulle part 16 c. 1/2 par 2 m. 17 c. —«Disons, avec l'Anglais sir James Mackinlosh, que le Simplon est de tous les travaux utiles le plus mer\cilleux et le plus î^randiosc. Ce fut (lo mont Cenis excepté) la première route à voilures ouverte sur les Alpes occidentales. Elle a coûté 400,000 fr. par lieue. Le but de Napoléon, en créant ce magnifique ouvrage, se décèle dans la demande qu'il lit à l'ingénieur : > Quand le canon pourra-t>il passer au Simplon ? > Obligés de nous restreindre , nous indiquerons seulement les principaux détails de ce grand ouvrage.
Au sortir de Brieg , la route monte en serpentant sur les flanc-s déchirés d'affreux rochers dominés par d'énormes glaciers, et au pied desquels roulent, dans de sombres précipices, des torrents écumeux. — Bien tôt on traverse le Gantlier sur un pont de bois très élevé ; puis une série de zig zags nous conduit m troisième refuge, appelé BÉRISAL ou PERSAL , petite auberge où on trouve des chevaux de poste , une nourriture simple et 5 ou 6 lits.
La première galerie que nous traversons e^t celle de Schalbet, ayant 51 m. 66. c de long et étant à 1 ,508 m. au-dessus de Glys. — De ce point jusqu'au sommet, si
le ciel est pur, le voyageur jooin d'une vue magniuaue des Xlpes bernoises qui bornent le Valais, et qui forment à droite le mur de la vallée du Rliône. Les brillants pics blancs du BreilhorUt de la Jungfrau et du Mœnck , couronnent ce majestueux horizon. Aux pieds de ces géants s'étend le glacier d'Aletsch, un des plus vastes des Alpes.
Cinquième refuge — Ici nne scène de désolation enloure le voyageur; V(à\ ne découvre plus de végétation et erre tristement sur la neige et les glaciers, sur des roches fracturées et sur la cataracte nigissanle. L'aspect seul des merveilles du génie de l'homme fait diversion à ce triste spectacle: c'est la route elle-même, serpentant le long du bord d'affreux précipices , pénétrant dans des nrasses grtniti* ques , enjambant des torrents furieux , et s'enfonçant dans de sombres grottes andessous de masses de glace et de neige. — Cette partie est une des plus dangereoses. Au haut de la gorge de Schalbet, dans les flancs du Simplon, la route longe d'affreux abîmes surmontés du glacier de Kaïtwiuser^ qui, en été même, alimente cinq oo six torrents.
Au sixième refuge on paie, pour l'entretien de la route, un droit qui varie de 9 fr. à6 fr. par cheval.
Après cette barrière le voyageur jette on dernier regard sur le Rhône, sur le Valais, sur la Suisse, sur les montagnes qu'il vient de parcourir, et, tournant la base da Schœn^Hom , il atteint le point le plus élevé du passage indiqué par une simple croix de bois : il est à 2,195 m. au-dessus du niveau de la mer.
La vue du col de Simplon est triste et sauvage; c'est un plateau circulaire, uni,
sez spacieux, environné de rochers nns.
 1/2 kil. de la croix se trouve le nouvel hospice pour les voyageurs , fondé par Napoléon, terminé seulement en 1840.
L'édifice simple , mais solide, contient des chambres à coucher très propres, un saloo avec piano , un réfectoire , une chapelle et environ 50 lits. Ce pieux asile est habité par trois ou quatre frères de l'ordre de St- Auguslin, avec un cuisinier, deux domestiques et trois chiens.
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