‹ Guide critique du Salon de 1882Chapitre 26 sur 98 · LHERMITTE · texte numérisé non relu

LHERMITTE

C’estle jour et l’heure de la paye.

Tous les journaliers engagés pour la moisson viennent, la faulx au bras, l’aiguisoir à la ceinture, chercher leur salaire à la ferme. Voilà pourquoi la cour est pleine de braves gens que M.

Lhermite, a vus et qu’il a certainement fait poser en plein aii* pour son tableau.

SALLE il

LOBRICHON

M. Lobrichonest la joie des parents.

Il s’est fait le peintre de la première enfance. Sa spécialité consiste dans la représentation des bébés. Aujourd’hui, il a planté au milieu d’une toile grise, dont il n’a pas recouvert le fond, un joli bambin qui prend son pied dans sa main et qui, satisfait de ce joujou naturel, ne désire plus autre chose. Il mérite d’être appelé : le philosophe. Ce qui rend cette toile originale, c’est un encadrement peint par M. Lobrichon, qui y a semé une foule de bébés amusants.

Cs n’est pas du grand art ; mais c’est une piquante amusette devant laquelle toutes les mamans s’arrêteront.

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