‹ Guide dans l'examen microscopique des tissus animauxChapitre 21 sur 78 · II. EXAMEN DES TISSUS · texte numérisé non relu

II. EXAMEN DES TISSUS

globules adhérents) et on l’examine à la manière ordinaire. Souvent on trouve le phénomène de la sortie du zooid toui -à-fait fini ; cependant on parvient aussi à le voir encore se produire sous le microscope. Les deux éléments restent de longues heures dans le liquide susdit sans subir d’altérations.

Pour se convaincre de la consistance particulière des globules rouges, de leur extensibilité et de leur élasticité, on mêlera du sang défibriné avec de la gélatine chaude, coagulant à 55-56°, on fera, après que le liquide s’est figé, de fines coupes que l’on portera entre le porteobjet et le couvre-objet. On peut presser doucement le dernier. Si l'on a à sa disposition le contenu d'un kyste colloïde mélangé à du sang, on voit la diversité de formes que peuvent prendre ces corpuscules extrêmement délicats et extensibles.

Pour l’examen des changements que subissent les globules du sang sous l'influence des décharges électriques, un petit appareil est nécessaire. On recouvre un porte objet au-dessus et en-de'Sous avec deux lamelles d’étain, de façon que l’une enveloppe sa moitié droite, l’amre sa moitié gauche. Au milieu elles ne se touchent pas, mais elles sont — avec des extrémités taillées en pointe — si rapprochées, qu’une goutte portée sur le couvre-objet, touche les deux lamelles d’étain. Si l’on adaptait maintenant à droite et à gauche sur le porte-objet, au moyen d’une pince, un fil de laiton, il serait possible par la goutte, qui établit la communication entre les deux lames d’étain, de conduire les décharges électriques d’un appareil à roulettes, hais les fils de laiton seraient très gênants dans les différents déplacements du porte-objet, tels qu'ils sont toujours nécessaires dans tout, examen. Il s’agit donc de ne pas les porter directement sur le porte-objet et d’établir cependant la conductibilité

D m* ce but, il y a une lame de veire qui est placée sur la tablette du microscope et sur laquelle sont collées deux stries métalliques.

Le porte-objet est placé sur cette lame de verre, de façon qu’une plaque d’étain n’est en contact qu’avec une stiie métallique. A celle-ci sont fixés les fils conducteurs, et la goutte forme leur unique liaison conductrice (i).

Pour l'examen de l’effet des différents gaz sur le sang, on se sert le plus avantageusement de l’appareil suivant. Le couvre-objet ne repose pas directement sur le porte-objet, mais, entre les deux, est placé un anneau de cuivre, qui forme de cette manière une cavité en forme de tambour. Dans celle-ci pénètre, des deux côtés, par l’anneau, un petit tube, dont l’un est destiné à amener le gaz et l’autre à le faire sortir. L’anneau est bien cimenté au porte-objet. Si l’on porte une petite masse de sang sur la face inférieure du couvre-objet, et si l’on adapte exactement ce dernier à l’anneau au moyen d’un peu de graisse, le sang se trouve enfermé avec le gaz, et il peut être observé d’en haut au microscope. Le gaz devra être satuié de vapeurs d’eau avant de pénétrer dans la chambre, pour mettre le sang à l’abri de l’évaporation. Si après avoir fermé les deux tubes et

( 1 ) Description plus détaillée et ligure dans le Traité d'histologie de Slricker, page XVII.

SANG

porté une goutte d’eau sur le porte-objet dans l’anneau, l’on agit comme plus haut, on a une « chambre humide, » dans laquelle on peut observer des objets mis à l’abri de la dessiccation pendant longtemps.

Pour étudier plus exactement les corpuscules blancs du sang dans leurs propriétés vitales, le sang qui convient le mieux est celui de grenouille ou de triton. C’est le traitement ordinaire.

Les globules blancs restent plus longtemps en vie et leurs mouvements sont plus vils, si on les chauffe.

Pour f. bservation, on se sert alors de la platine chauffante. Les constructions les plus avantageuses de ces platines sont les suivantes.

Qu’on se figure ajouté ce qui suit à la chambre à gaz précédemment décrite : Que l’un des tubes conduisant le giz soit de métal, et qu’il se trouve perpendiculaire au grand axe du porte-objet, horizontalement placé hors de la tablette du microscope.

A ce tube on peut adapter un fil de cuivre long d’un demi-pied, épais de quelques millimètres et contourné en tire-bouchon à une extrémité. Si le fil est maintenant chauffé par une lampe îi alcool, la chaleur se communique au cylindre de cuivre parle petit tube, et l’espace qu’il renferme est égalent ni chauffé.

Le degré de chaleur ne peut pas être découvert exactement ; cependant pour avoir la possibilité de produire, à différentes reprise-, à peu pi ès la même température, la paroi du cylindre de cuivre est double, et entre les deux e.-t placé le tube d’un thermomètre courbé en forme de cercle, sur l’échelle extérie ure duquel on peut toujours lire la température du cylindre. Le cylindre a-t-il la température qu’il avait à une observation améiieure, on doit conclure que la goutte de sang sous le rouvre-objet, a aii'si à p»*ii près la même température que dans le cas précédent, si même elle est autre que celle du cylindre. Ce porte-objet est recouvert de caoutchouc durci, et rendu ainsi maniable et moins ti agile.

Ou peut au-si chauffer le porte-objet au moyen de l’électricité. C’est avantageux dans les séries de recherches qui durent longtemps (i).

Une autre platine chauffante consiste en une tablette en tôle, qui est placée sur celle du mi« roscope et y est solidement fixée. Tout cet appareil est chauffe de la même façon que celui qui a été décrit plus haut. Le porteobjet est placé sur celte tablette comme sur la table ordinaire et est chauffé par sa partie inférieure. Fdle est aussi pourvue d’un thermomètre.

Pour représenter les cristaux d'hémoglobine , on réussit le plus facilement avec le sang de cochon d’Inde, en s’y prenant de la manière suivante : Une goutte de sang est déposée sur le

(*) Voir Traité de Stricker, page X.

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