II. EXAMEN DES TISSUS
Pour l”examen de la circulation chez les mammifères, il y a un appareil quelque peu compliqué, donné par Slricker, que l’on doit étudier dans l’original (î).
Cartilage.
Un morceau de cartilage d’un pied de veau ou les parties cartilagineuses d’un jeune os peuvent servir à l’examen.
Il s’agit de faire les coupes les plus fines possibles. On peut aussi côuper le cartilage avec le scalpel, si l’on veut ménager le rasoir.
Pour faire de fines coupes, il y a en général deux méthodes. Après s’être préparé par un trait rapide à travers la préparation une coupe de section nette, c’est-à-dire une surface complètement unie, on peut placer la lame du rasoir à plat sur cette dernière et la faire avancer rapidement sans l’abaisser. Il est possible de cette façon d’avoir une coupe mince.
D’une autre manière, on peut appliquer le rasoir, avec précaution, contre la préparation et, en observant continuellement la coupe, faire la section très lentement et avec prudence. Chaque fois qu'on s’aperçoit que la lame se lève, on doit l’abaisser, et vice-versa. Dans la première méthode, le rasoir est toutà-fait libre dans la main, dans la seconde, on doit le tenir ferme.
La première méthode est la plus commode mais la moins sûre, s’il s’agit de ne pas dépenser le matériel; on obtient en peu de temps un très grand nombre de coupes, , dont la plupart sont trop épaisses; de sorte qu’on ne peut rien en faire, mais dont quelques-unes sont très minces, telles que la seconde méthode n’aurait pu les fournir. Cette dernière donne après un certain exercice des coupes sures; aussi est-elle la seule à recommander quand il s’agit de décomposer un organe en une
f) Wiener Medic. Jahrbücher. 1871, p. 123.