‹ Guide dans l'examen microscopique des tissus animauxChapitre 24 sur 78 · CARTILAGE · texte numérisé non relu

CARTILAGE

série régulière de coupes. Naturellement dans les deux méthodes, la réussite dépendra en première ligne du degré d’exercice.

Sur la lame il doit toujours y avoir du liquide, et la règle exige que la coupe aussitôt finie y soit suspendue. C’est absolument nécessaire pour éviter la destruction des coupes fines. Si les coupes sont placées dans l’eau, comme pour le cartilage, la lame en sera recouverte ; on rencontre alors quelques difficultés, parce que ce liquide sur l’acier se ramasse toujours en gouttes.

Les coupes sont enlevées de la lame avec un pinceau et lavées dans feau.

Quand on en a fait un nombre suffisant, on cherche les meilleures, et on en porte une ou deux dans une goutte d’eau — sous la dénomination d’eau, il s’agit naturellement toujours d’eau distillée — que l’on a déposée préalablement sur le porteobjet. L’enlèvement des coupes se fait ou bien avec la petite cuiller (p. 1), ou pour celles qui sont très délicates, avec une aiguille qui doit servir à les pêcher, à la façon dont est suspendue sur la corde le linge à sécher. La préparation est recouverte du couvre-objet et peut être examinée immédiatement.

Pour prendre des gouttes et les porter sur la lame de verre, on se sert toujours d’un bâton de verre. Il est commode d’adapter ce dernier dans des petites bouteilles à réactif, qui sont fermées par un bouchon ; celui-ci est percé d’une ouverture dans laquelle est fixé le bâton qui plonge dans le liquide. On tire alors le bouchon avec le bâton, et de cette manière on prend les gouttes. Il y a aussi dans le commerce des petites bouteilles, dont le bouchon de verre va en s’effilant à son extrémité. C’est naturellement encore plus commode.

Je ferai aussitôt remarquer ici que le cartilage est du petit nombre des tissus animaux, qui peuvent être mis à l’état frais en contact avec l’eau. Mais ce procédé n’est pas non plus permis, s’il s’agit cïe fins détails de texture.

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