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U. EXAMEN DES TISSUS

Comme pour l'usagé que nous en faisons, il est avantageux que la résine d’Ammar ait la consistance du miel, il est habituellement nécessaire d épaissir celle du commerce en la laissant séjourner à l’air. Si elle devient trop épaisse, on peut la diluer dans la térébenthine.

On peut dissoudre de la résine d’Ammar ou du mastic dans le chloroforme, et l’on obtient de celte façon un vernis d’inclusion, qui est d’un très bon usage ; cependant l’espoir d’avoir de cette manière un vernis séchant plus vite, n’a pas été tout-à-fait réalisé.

A propos de cette manière de monter les préparations, qui, dans presque tous les cas, est la plus avantageuse, quelques indications peuvent encore être nécessaires.

Le sens du traitement précédent est le suivant :

La préparation est placée dans l’eau, et elle doit aller dans la solution térébenthinée de la résine d’Ammar. Elle doit être imprégnée de cette dernière et faire corps avec elle a la manière des insectes enfermés dans l’ambre, pour durer longtemps et devenir transparente. Gomme la térébenthine ne se mélange pas avec l’eau, si l’on plaçait immédiatement la préparation de l’eau dans le d’Ammar, elle n’en serait non seulement pas imprégnée, mais encore l’eau se formant en gouttelettes nagerait dans la solution térébenthinée, et troublerait la vue de l’image.

Il faut donc d’abord enlever l’eau de la préparation, ce qu’on obtient en la plaçant dans l’alcool. Ce dernier attire l'eau à lui et pénètre lui-même dans la préparation. Mais la résine d’Ammar ne se mêle pas non plus avec l’alcool. La préparation doit être encore mise dans la térébenthine, qui se mêle avec l’alcool et pénètre dans la préparation. Ce n’est qu’alors que cette dernière est propre à être imprégnée de la résine d’Ammar, qui, maintenant, de son côté, se mêle avec la térébenthine et la chasse de la préparation.

La règle, d’après laquelle il n’est jamais permis de porter une préparation dans un liquide qui ne se mêle pas avec celui qu’elle contient, se rencontrera souvent. Il ne faut jamais la perdre de vue.

L’huile de térébenthine ordinaire du commerce rend les pré-

MUSCLES

parafions dures et cassantes, même après un court séjour ; elles s’enroulent, de sorte qu’elles apportent des obstacles lors de la fermeture.

Elle perd ces mauvaises propriétés, si elle est exposée longtemps à l’air et si elle est devenue jaunâtre et plus consistante. Il faudra donc l’employer dans ces conditions. Plus tard nous apprendrons à connaître la térébenthine de Venise, qui a passé par les mêmes modifications, à un degré encore plus prononcé.

J’ai à peine besoin de mentionner que la résine d’Ammar est choisie comme moyen de fermeture à cause de son fort pouvoir de réfraction. La solution sera assez épaisse, pour qu’une goutte déposée sur le porte-objet y reste fixe comme une sorte de coupole. Si l’on y place la préparation à monter, elle continue alors parfois à surnager sous la pression du couvre-objet, ou elle est même éloignée de la lamelle. On remédie en partie à cet inconvénient, en portant d’abord seulement une petite goutte de dammar sur le porte-objet, en y plaçant la préparation et en déposant alors une deuxième goutte. De cette façon, la préparation est située plus profondément, et est moins influencée par les mouvements du liquide.

Dans les préparations délicates, la pression du couvre-objet est à craindre. C’est pourquoi l’on adapte entre le porte, et le couvre-objet un diaphragme. Il consiste en un papier à fleurs, et il a la forme donnée ci-joint.

Ce diaphragme est placé sur le porte-objet, après qu'on y a déposé la goutte, de la manière qui a été indiquée. La section à Lun des côtés sert à laisser passer les vésicules d’air, que l’on peut avoir emprisonnées et que l’on dispersera plus loin sous le couvre-objet par une pression que l’on y exerce.

On peut facilement se procurer les diaphragmes en grande quantité, en perçant avec l’emporte-pièce une feuille de papier à fleurs convenablement pliée.

Le diaphragme ne dépassera pas le bord du couvre-objet.

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