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IJ. EXAMEN DES TISSUS

de Descemet vu de face, peut servir comme exemple d’épithélium empavé non stratifié. On peut obtenir des cellules cylindriques en raclant légèrement la muqueuse de l’intestin grêle. On observe le plus facilement les cellules à cils vibratiles vivantes, en portant le péricarde entier de la grenouille sous le microscope, ou en raclant avec une aiguille à cataracte l’épithélium du voile du palais de la grenouille et en le déposant sur le porte-objet, naturellement avec l’addition d’un liquide indifférent. Dans ce cas les cellules deviennent ordinairement un peu rondes par le gonflement.

On peut isoler les cellules épithéléales par une macération dans une solution d’acide cbrômique à 0.05 %, en outre dans une solution de sel marin à 10 °/0 etc. On peut aussi les colorer avec de l’argent, puis les isoler dans une solution de nitrate de soude à 10 °/0.

On obtient le mieux les cellules à cils vibratiles, qui s’agitent avec leurs longs petits poils, à la manière d’un fouet, en séparant avec précaution du cartilage la muqueuse nasale de la grenouille, et en la portant sous le microscope, de façon qu’un pli se présente à l’observation. On ne voit alors que le jeu des cils, non les cellules séparées. Pour les voir, on doit les faire macérer dans l’acide osmique (voir organe de l’odorat).

Si l’on promène sur une telle surface le tranchant d’un couteau, on réussit souvent à couper les cellules à cils vibratiles, de façon que la moitié supérieure, qui a les cils, est détachée. Ceux-ci coutinuent à s’agiter.

Les endothéliums sont des cellules épithéliales pavi menteuses très minces, qui sont difficiles à voir à cause de leur peu d’épaisseur. Si l’on étend bien à plat un mésentère, on reconnaît souvent les noyaux de ces cellules endothéliales. Des acides les font sûrement découvrir. Chez le cochon d’Inde, ils sont particulièrement beaux. Ils se distinguent des aut/’es noyaux par leurs distances régulières.

Ordinairement on doit employer des moyens plus actifs pour voir les limites des cellules. Le traitement par le nitrate d'argent rend ici d’excellents services. Un morceau de mésentère est placé, à l’étaf Irais, dans une solution (1/100—1 0/0) du sel d’argent, et il y reste quelques minutes, jusqu’à ce qu’il devienne trouble par sa cojoration blanchâtre. Alors on le porte dans de l’eau, qui contient une trace d’acide acétique, et il est placé, recouvert, dans un endroit clair, si possible à la lumièi*e directe du soleil.

Lorsqu’il est coloré en brun, on l’examine dans la glycérine. Les limites des cellules se montrent comme des lignes noires bien tranchées (mieux

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