III. EXAMEN DES ORGANES
Lorsque les morceaux de peau sont complètement durs, ils peuvent être coupés de la même manière que les tendons, etc.
Le sens de ce traitement est de faire gonfler tout le tissu conjonctif par l’effet de l’acide acétique et de la chaleur, de sorte que les parties, qui y sont enfermées, les poils, les glandes sudoripares etc., ainsi que les couches de la peau apparaissent distinctement. L’addition de créosote produit une plus grande netteté de l’image.
Les coupes sont naturellement faites dans un plan perpendiculaire à la surface de la peau ; en même temps la coupe doit avoir une telle direction que les follicules pileux qui s’enfoncent obliquement dans la peau soient rencontrés suivant leur longueur. On reconnaît facilement cette direction, en examinant macroscopiquement la préparation. Pour d’autres organes, il faut également s’orienter toujours macroscopiquement pour la direction à donner aux coupes.
C’est alors le fait de l’exercice et de l’attention de ne pas perdre cette dernière pendant la coupe. Ce qui est coupé avec le scalpel, est mouillé avec beau ou l'alcool .
Par cette méthode de traitement, les finesses de texture sont habituellement perdues.
La. couche supérieure de l’épithélium est souvent enlevée, ou adhère sous forme de mottes aux préparations. Par contre, les couches de la peau et les éléments qui sont enfermés dans le chorion, deviennent d’autant plus distincts par la destruction de la structure fibrillaire, et sont par là plus saisissables pour le commençant.
Les préparations gagnent beaucoup par la coloration dans le carmin. L’utilité des colorafions repose surtout sur ce fait., que des parties de tissus se présentant tout-à-fait de la même façon au microscope, de sorte qu’on ne peut pas du tout ou seulement très difficilement les distinguer l’une de l’autre, ont une réaction chimique différente à l’égard des moyens de colora-
tion. De cette façon, elles s’imbibent différemment de la matière
PEÀlr.
colorante, de manière qu‘on peut très bien les distinguer l’une de l’autre, suivant l’intensité de la coloration. Il en résulte que sur une coupe colorée, une beaucoup plus grande quantité de détails se présentent que sur celle qui ne l’est pas.
La coloration peut en outre servir à faciliter le diagnostic sur la nature du tissu qui apparaît, comme nous le verrons plus tard.
Nous avons ici d’abord à apprendre à connaître la coloration par le carmin.
La solution est préparée, en broyant du carmin du commerce dans un mortier, et en ajoutant de l’eau, jusqu’à ce qu’il y ait une solution de 0.2 à 0.4 %. Mais le carmin se dissout seulement, si l'on ajoute de l’eau ammoniacale, que l’on verse goutte par goutte; à la coloration, on observe quand la solution complète est produite. Le carmin perd notamment, s’il est entré vraiment en solution, sa couleur de feu et devient davantage rouge cerise. Quand on en est là, on filtre, et la solution restera à l’air aussi longtemps qu’elle ne sente plus fort l’ammoniaque ; fodeur peut être presque complètement disparue.
Il s’agit d’avoir dans la solution le moins possible d’ammoniaque, parce qu’il altère beaucoup les tissus animaux.il transforme les corps albumineux en albuminates alcalins, qui sont solubles dans les liquides alcalins.
Il en résulte qu’un carmin trop alcalin peut dissoudre toutà-fait les coupes. Il ne faut donc mettre dans le liquide que l’ammoniaque suffisant pour que le carmin ne se précipite pas. (Ceci arrive-tâl, ce qui se voit souvent, si l’on conserve trop longtemps la solution, il suffit d’ajouter quelques gouttes d’eau ammoniacale.)
On peut encore à volonté diluer suivant l’usage la solution ainsi obtenue. Si la solution ne devait pas bien colorer, comme cela arrivé pour les préparations durcies dans l’acide chrômique, on ajoutera de l’alcool. La quantité varie suivant les préparations, mais en tous cas le volume de l’alcool ne peut pas