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EXAMEN UES OU G A NES

dépasser celui de la forte solution de carmin. Si de cette manière, la coloration était encore incomplète, on suivrait la méthode d’Obersteiner, quand on a à faire à des préparations sortant de l’acide chrômique. (Voir article moelle épinière, p. 76.)

Beaucoup emploient la solution de carmin indiquée par Beale.

Carmin 1 gr.

Fort liquide ammoniacal. 3 »

Bonne glycérine ... 96 »

Eau distillée 96 »

Alcool c24 »

On peut aussi ‘dissoudre du carmin dans 2 parties d’eau et 1 partie d’acide chlorhydrique, de même dans l’acide acétique, filtrer, puis, suivant le besoin, diluer encore davantage à volonté. Ce carmin acide différencie moins bien que l’alcalin.

Quand on a fait les coupes et, si l’on a employé l’alcool,

qu’on les a lavées dans l’eau, on les place dans un verre de montre avec du carmin. On ne peut dire combien de temps elles doivent y rester, puisque les même organes, en apparence traités de la même manière, montrent sous ce rapport la plus grande différence.

Certaines préparations se colorent en peu de minutes, d’autres pas encore en plusieurs jours. On peut en général dire quels organes se colorent plus vite ou plus lentement ; cependant il y a encore de si grandes variations, que les indications seraient sans utilité. Aussi la force de la solution à employer ne peut-elle être indiquée. Habituellement on la choisira, de façon qu’un verre de montre ordinaire rempli laisse à peine reconnaître dans son milieu à travers la couche de carmin les caractères d’un papier imprimé, sur lequel il repose.

De temps en temps on enlèvera une coupe, et on la lavera dans un verre de montre, qui est rempli d’eau. L’intensité de la coloration que la coupe a prise, et dont on doit se contenter,

t’EAU. 47

est différente suivant les organes. Les coupes de la peau ontelles pris une coloration rouge foncée, elles sont mises dans l’eau. Cette opération a un double but, d’abord de précipiter en très fines particules et ainsi de fixer le carmin, imbibant la coupe et insoluble dans l’eau, qui la pénètre, ensuite d’emporter le carmin, qui est adhérent à la surface et se dépose en grumeaux muqueux. Quand les coupes sont restées dans l’eau 5-10 minutes, et qu’elles ont été déplacées plusieurs fois avec l’aiguille, elles peuvent être enlevées et examinées aussitôt dans la glycérine. Elles peuvent aussi suivre la marche déjà décrite, par l’alcool dans la térébenthine, être examinées dans celle-ci et de là, si on veu't les conserver, être portées dans le dammar. Quand on examine des préparations dans la térébenthine, il faut faire attention à ce fait, que les vapeurs de térébenthine attaquent le baume de Canada, avec lequel les lentilles de l'objectif i sont unies. Il ne faut donc jamais laisser s’écouler la térébenthine de la lamelle de verre, sur la partie du porteobjet qui n’est pas couverte.

D’après cela, toute la marche du traitement est la suivante pour ces coupes et celles qui sont analogues :

(Alcool, si l’on fait les coupes avec celui-ci.)

Eau.

Carmin.

Eau (les coupes sont bien lavées).

Glycérine. Alcool (les coupes y restent longtemps).

Térébenthine.

Résine d’Ammar.

L’alcool employé pour enlever l’eau est de préférence absolu Q)

P) On prépare soi-même à bon compte et en petit l’alcool absolu avec de l’alcool ordinaire du commerce, en lui enlevant l’eau par le sulfate de cuivre. Dans ce but, le sulfate de cuivre est privé d’eau par la calcination ; la poudre blanche, qui est ainsi produite, est mise dans une bouteille, où l’on verse l’alcool ordinaire. Après quelques jours; pendant lesquels on a agité le flacon, l’alcool est privé de son eau. On peut de nouveau employer ce sulfate de cuivre, jusqu’à ce qu’il ait repris sa coloration bleue. Alors il doit de nouveau être calciné.

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