LU. EXAMEN DES ORGANES
puisque dans le cas contraire, souvent encore après quelques jours, l’eau Se remarque dans les coupes, et nuit à la préparation.
Il faut encore ici remarquer que renlèvement de l’eau par Palcool est un moment important pour la réussite des préparations, de sorte que l’on doit donc les laisser séjourner dans ce liquide assez longtemps, souvent plusieurs heures ou un jour entier. Il n’est pas à craindre que le transport porte préjudice à la beauté des coupes ; aussi peut-on arriver plus vite au but, en enlevant les coupes de l’alcool et en les déposant dans une nouvelle portion. Dans ce cas, l’alcool employé la première fois peut être modérément faible, mais la deuxième, il doit être absolu.
On peut souvent, et si c’est possible, on doit le faire pour épargner les coupes, verser le liquide, qui les contient, au lieu de les enlever elles-mêmes. Surtout si les coupes sont dans l’alcool, cela se fait facilement. Ce traitement des coupes, d’après lequel elles sont finalement examinées dans la térébenthine ou la résine d’Ammar, est celui qu’il faut employer en général, et c’est le traitement à suivre partout, où il n’est rien dit de plus.
On obtient encore de beaucoup plus belles et plus apparentes préparations par la double coloration avec le carmin et l’acide picrique. Cette double coloration repose sur ce fait, qu’en se servant modérément du carmin les mêmes parties de tissus s’en imbibent, qui le sont peu par l’acide picrique employé dans les mêmes conditions et viee-versa.
De celte manière, on obtient des préparations où tous les noyaux des cellules et le tissu conjonctif sont colorés en rouge par le carmin, tandis que les corps des cellules, surtout les cellules épithéliales, plus tout ce qui est muscle sont colorés en jaune par l’acide picrique. Pour les muscles inorganiques, dont les traînées sont souvent très difficiles à distinguer de celles de tissu conjonctif, l’acide picrique sert directement comme moyen de diagnostic.
La méthode de coloration est la suivante : D’abord les coupes sont colorées dans du carmin excessivement faible, puis elles sont privées d’eau dans l’alcool. Cette deuxième opération n’est pas nécessaire, si l’on veut examiner plus tard les coupes dans la glycérine. La solution d’acide picrique est préparée chaque fois extemporanément, en dissolvant par 1 alcool absolu quelques petits grains de cet acide dans un verre de montre. Dans cette
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solution, qui doit toujours être plus claire que du vin, sont placées les coupes privées d’eau, mais elles n’y restent que quelques minutes.
Il suffit souvent d’y plonger les coupes ; elles ne doivent jamais rester assez longtemps pour apparaître troubles et opaques. (A-t-on trop fort coloré, on peut enlever au moyen de l’alcool une partie de l’acide picrique.) Ensuite elles sont lavées très rapidement dans l’alcool et portées dans la térébenthine, ou rendues transparentes et examinées dans un mélange de térébenthine et de créosote, (1:4) ou lavées dans l’eau et examinées dans la glycérine.
Toute la marche de la double coloration est en conséquence la suivante :
(Coupe avec l’alcool.)
Eau.
Carmin (faible).
Eau.
Alcool (longtemps, dans le cas de traitement consécutif par la térébenthine).
Acide picrique (faible).
Eau Alcool (avec un peu d’acide
picrique). Térébenthine avec créosote.
Glycérine. Térébenthine. Résine d’Ammar.
Résine d’Ammar.
On peut aussi colorer avec une solution aqueuse d’acide picrique, et cela avec un aussi bon résultat ou du moins approchant. Dans ce cas, le procédé est encore plus simple, et consiste, comme c’est facile à voir, dans le traitement suivant ;
(Coupe avec alcool ) -
Eau.
Carmin (faible).
Eau.
Acide picrique (faible).
Eau. Alcool (longtemps).
Glycérine. Térébenthine.
d’Ammar.
Il faut faire attention qu’après la coloration dans l’acide picrique, on ne l’enlève pas par le lavage dans l’eau, l’alcool ou la térébenthine, où il est soluble.
Si les préparations sont réussies, les muscles érecteurs des poils doivent être colorés en un beau jaune, mais les noyaux de leurs fibres musculaires doivent être d’un rouge clair; le même effet se montrera sur les cellules épilhéléales, etc., comme il ressort de ce qui a été dit plus haut.
L’acide picrique employé seul, comme moyen de coloration, donne également de belles images. Il est ù recommander, quand on ne veut pas employer le carmin pour des raisons quelconques, par exemple, parce que l’organe, dont il s’agit, est injecté avec cette substance.
Térébenthine avec créosote.
d’Ammar.