PARTIE VOISINE DU JARDIN
rière lui, et la couronne représentée au-dessus de lui dans le champ du bas-relief sont probablement aussi des prix du combat. A droite le tableau est limité par un hermès tel que les anciens avaient coutume d'en dresser dans les lieux où ils se livraient aux exercices gymnastiques (cf. nrs. 861 — 865). La partie gauche de la frise est divisée en deux scènes différentes. Un Amour ouvre une de ces cistes, que l'on employait dans les cérémonies mystérieuses du culte bachique, et découvre le serpent qui s'y trouvait caché. Tout auprès un Amour, saisi d'effroi à la vue de l'animal, tombe à la renverse, tandis que deux autres, l'un agenouillé sur une corbeille à fruits de dimensions colossales, l'autre accroupi par terre, regardent ce qui se passe avec curiosité, mais aussi avec précaution. Sur le dos de l'Amour qui est accroupi, un cinquième enfant ailé est debout; il fait tous ses efforts pour prendre dans une corbeille autant de fruits que ses petits bras peuvent en porter. Une seconde corbeille à fruits plus petite remplit le champ du tableau. La scène qui occupe l'extrémité gauche de la frise représente un Amour qui s'est caché derrière un gigantesque masque de Silène, et qui passe la main par l'ouverture de la bouche. Devant lui se tient un de ses camarades, auquel cette gaminerie fait peur et qui tremble d'effroi. Au fond est appuyée une grande torche ornée de bandeaux. Le motif de l'enfant caché derrière le masque de Silène a été aussi traité par la statuaire antique (cf. n. 852).
Une reproduction de cette frise se trouve dans le Codex Pighia-
nus (Ber. d. sâchs. Ges. d. Wiss. 1868 p. 219 n. 189). Galleria
Giustiniana II 128. Zoega II 90. Cf. Beschreibung Roms III 2 p. 533. Braun, p. 700 n. 95.
826 (308) Moulage en plâtre d'un bas-relief, représentant Hercule (Héraclès), Pirithoùs et Thésée.
L'original a été transporté au Musée Torlonia à la Lungara. Ont été évidemment restaurés: la tête du personnage qui occupe le centre du bas-relief, et celle du personnage que l'on voit à droite; un gros morceau presque au milieu du tableau, avec l'avant-bras gauche de l'éphèbe qui est de-
bout à gauche, presque tout le bras droit (à partir du biceps) du personnage central, la partie du rocher, sur laquelle est appuyée la main droite de ce dernier, ainsi que la partie inférieure du carquois; en outre dans le personnage central, le genou droit avec les parties attenantes de la cuisse et du mollet ; dans le jeune homme qui est debout à droite, l'avant-bras droit avec l'extrémité supérieure du bâton, la pointe de l'épée et le morceau de la draperie qui se trouve au-dessous (cf. Arch. Zeitung XXXVII, 1879, p. 65 n. 287).
Thésée et Pirithous avaient pénétré dans les Enfers pour ravir Proserpine (Perséphonè); mais Pluton les enchaîna à un rocher sur lequel ils s'étaient assis pour se reposer. Lorsque plus tard Hercule (Héraclès) descendit aux Enfers pour enlever Cerbère, il réussit, d'après une version de la légende, à ramener sur la terre les deux héros prisonniers, d'après une autre version à délivrer Thésée seul, tandis que Pirithous resta enchaîné. Notre basrelief paraît avoir été inspiré par cette dernière version. A droite Thésée est debout, déjà délivré et prêt à partir, une épée dans la main gauche, la main droite appuyée sur un long bâton. Nous connaissons le type de sa tête par un fragment conservé au musée de Berlin (Fig. 34), et provenant d'un autre bas-relief qui représentait le même sujet. La tête que l'on voit sur ce fragment exprime la douleur qu'éprouve le héros parce qu'il doit quitter son ami. Pirithous est assis au centre; il est encore enchaîné au rocher, comme le prouve la pose de ses jambes. Sa tête était évidemment tournée, avec une expression douloureuse, vers Hercule. Ce dernier, reconnaissable à la massue qu'il tient de la main droite, à l'arc et au carquois qui gisent par terre à ses pieds , fait un effort pour délivrer aussi l'ami de Thésée. Son avant-bras gauche étant restauré, nous ne pouvons déterminer avec certitude le mouvement de ce bras. Il semble pourtant que la main gauche prenait le bras droit de Pirithous pour détacher le prisonnier du rocher. Ce bas-relief appartient à la même catégorie que les numéros 635 et 790. C'est probablement la copie, exécutée à Athènes, d'un original attique; cet original était sans doute un ex-voto dédié par