PARTIE VOISINE DU JARDIN
un chorège ou par un poète pour perpétuer le souvenir d'une victoire qu'il avait remportée dans une représen-
Fig. 34.
tation dramatique. La réplique dont nous nous occupons était peinte: car aux pieds des trois personnages, les
semelles seules des sandales, mais non leurs courroies,
sont figurées plastiquement.
Zoega II 103. I monumenti del Museo Torlonia riprodotti con la fototipia T. XCIII n. 377. Baumeister, Denkm. d. kl. Altertums III, p. 1796 Fig. 1880. Monumenti antichi pubblicati per cura délia r. Accademia dei Lincei I (1892) p. 673 — 686, planche n. 2, où se trouve réunie toute la bibliographie. Cf. Romische Mittheilungen VII (1892) p. 110, p. 111—112.
Billard.
Première chambre.
827 (317) Réplique de la statue de Stéphanos (n. 744). L'exécution est plus négligée, et la fraîcheur un peu
âpre du style archaïque est encore plus atténuée que dans
le n. 744.
Ann. deir Inst. 1865 p. 62. Kekulé, Die Gruppe des KUnstlers Menelaos p. 25 n. 1.
828 (322) Statue de Bacchus (Dionysos) ou d'un Satyre.
Restaurations: la moitié de Pavant-bras droit avec la grappe de raisin, l' avant-bras gauche avec la coupe, les extrémités antérieures des pieds, quelques morceaux insignifiants dans les accessoires. Le haut du corps a été fortement nettoyé ; la tête, dont le nez et le menton sont restaurés, est antique mais n'appartient pas au corps.
Comme la tête de Bacchus (Dionysos) adaptée au corps ne lui appartient pas, on peut se demander si cette statue revêtue de la nebris représentait le dieu lui-même ou un Satyre. Les détails accessoires méritent d'être examinés de près. Le tronc d'arbre, sur lequel s'appuie la statue, est entouré d'un vigoureux cep de vigne. Sur une branche, qui se détache de la partie supérieure du tronc d'arbre , un enfant sans ailes est debout , prêt à cueillir une grappe. Plus bas un Amour appuie son genou gauche sur une autre branche et tend de la main droite une corbeille pleine de grappes de raisin à un Pan barbu, dont le corps se termine en jambes de bouc; le dieu s'approche du tronc d'arbre et prend joyeusement la lourde corbeille. Des scènes du même genre ont été aussi traitées en ronde bosse par l'art antique.
Beschreibung Roms III 2 p. 536. Braun, Ruinen und Museen p. 701 n. 96. — En ce qui concerne l'Amour vendangeur: Arch. Ztg. XXXVII (1879) p. 170 et suiv.
Seconde chambre.
829 (336) Fragment d'un putéal ou d'une base ronde,
Restaurations: les têtes des trois Amours, celle de Pan et de deux Satyres — seule est antique la tête du Satyre qui s'approche de l'amphore — et quelques autres éclats sans importance.
Sur ce fragment nous voyons trois Amours à cheval l'un sur un taureau, le second sur un bouc, le troisième sur une panthère. L'imagination fantaisiste de l'artiste a donné à tous ces animaux des cous de cheval. Devant le taureau, Pan, aux jambes de bouc, puise dans une haute amphore la boisson de cet animal. Quant au bouc et à la panthère, ce sont deux Satyres qui les font boire. Le Satyre qui se trouve à l'extrémité gauche du fragment et qui, lui aussi, puise dans une amphore, était évidemment groupé avec un autre animal représenté sur la partie aujourd'hui perdue de ce bas-relief.
Zoega II 89. Cf. Beschreibung Roms III 2 p. 495 n. 8. Braun, Ruinen und Museen p. 702 n. 98.
Bâtiment dit le Pavillon du Café.
Le portique en forme d'hémicycle.
A gauche 830 (594) Moulage en plâtre , prétendue tête d'Alcibiade.
L'original a été transporté au Musée Torlonia à la Lungara. Restaurations: l'arcade sourcilière gauche, le nez, la lèvre inférieure, quelques morceaux de la lèvre supérieure et des oreilles, le buste.
Cf. n. 91.
I monumenti del Museo Torlonia riprodotti cou la fototipia T. XVII 67. Cf. Ann. dell' Inst. 1866 p. 229 III.
831 (604) Statue de guerrier nu.
Restaurations: les deux avant-bras, la poignée et la partie inférieure de l'épée, mais le milieu de l'arme est an-
tique. Quant à la tête casquée (restaurations: le cimier du casque, la visière, le nez, les lèvres), elle a été brisée, mais elle doit appartenir à la statue.
Par l'attitude et à certains égards par les proportions du corps, cette figure rappelle le Doryphore de Polyclète (voir n. 58). L'artiste semble s'être inspiré de cette œuvre. Mais il a donné à sa statue une tête de type différent et a changé l'attitude des mains. Le jeune guerrier est ceint d'une épée, et sa main gauche, au lieu de tenir une lance appuyée sur son épaule , saisit le pommeau de l'épée. Comme dans le Doryphore, le bras droit semble avoir pendu le long du corps sans attribut.
Clarac V, pi. 833 C n. 2074 A. Bull, dell' Inst. 1873 p. 10. Jakrbiïcher des Vereins von Alterthumsfreunden im Rlieinlande VIII (1873) p. 36 not. 2. Ann. dell' Inst. 1878 p. 9 not. k.
A droite 832 (609) Moulage en plâtre, portrait d'un Romain.
L'original est au Musée Torlonia. Restaurations: la partie antérieure du nez, le menton, quelques éclats dans les oreilles, le cou, le buste.
Cette tête est le portrait du même personnage que le n. 29.
I monumenti del Museo Torlonia T. CXXX 508.
A gauche 833 (610) Tête d'Aratus (?).
Restaurations: un morceau du front, le nez, les épaules, le fût hermétique.
Si nous voyons dans cette tête de la villa Albani une image d'Aratus, c'est parce qu'elle ressemble à un portrait qui se trouve reproduit sur des monnaies de Soloi- Pompéïopolis (Vol. I p. 351—352 Fig. 20). Jadis on y reconnaissait le stoïcien Chrysippe, et l'on donnait le même nom à la tête dont il est ici question. Mais le portrait reproduit sur les monnaies, ainsi que cette tête, paraissent représenter beaucoup plutôt le fondateur de l'épopée astronomique, Aratus (cf. nrs. 287, 479). Le vieillard est enveloppé dans son manteau et semble frissonner; il faut sans doute croire que l'artiste, pour faire le portrait de l'astronome poète, a choisi le moment où il cherche,
au milieu de la nuit froide, la solution d'un problème
astronomique.
Visconti, Iconografia greca I T. XXIII a 4, 5, p. 246. Baumeister, Denkmàler des kl. Altertums I, p. 395 Fig. 426. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 704 n. 101. Schuster, Ueber die erhaltenen Portrâts griechischer Philosophen p. 22 n. 12. Jahrbueh des arch. Instituts V (1890), Archàolog. Anzeiger p. 56 — 58. L'auteur de ce dernier article prétend (p. 57) qu'une cassure visible dans la barbe de notre tête indique l'existence d'une main qui touchait la barbe. Cette opinion n'est pas acceptable. Il n'y a aucune amorce dans la barbe. Il est vrai qu'un éclat existe à l'extrémité inférieure de la moustache gauche; mais il est beaucoup trop petit, pour que l'on puisse y voir un indice prouvant l'existence d'une main. — En ce qui concerne les reproductions des monnaies de Soloi- Pompéïopolis , voir notre vol. I n. 479 , où une de ces monnaies est publiée (Figg. 19—20).
834 (628) Caryatide.
Trouvée en même temps que le n. 721. Restaurations: le bord antérieur du calathos, le nez, les lèvres, quelques morceaux des mains et de la draperie, les pieds avec le bord du manteau qui les recouvre, la plinthe.
Cf. n. 721.
Guattani, Mon. ant. ined. 1788 Septembre T. I. Clarac III, pi. 442 n. 808. Cf. Beschreibung Roms III 2 p. 544. Braun, Ruinen und Museen p. 705 n. 105. Friederïchs-Wolters, Bausteine n. 1556.
835 (633) Tête de Caligula avec la toge ramenée sur la
nuque.
Restaurations: le nez et le buste.
L'expression sournoise et méchante du jeune empereur
est parfaitement rendue.
Bernoulli, Romische Ikonographie II 1 p. 305 n, 5. Mau, Statua di Marcello nipote d'Augusto (Naples 1890) p. 6.
836 (724) Statuette de Neptune (Poséidon).
Restaurations: la jambe droite, peut-être aussi le bras droit, qui pourtant ressemble aux parties certainement antiques par la qualité du marbre et par le caractère de l'exécution. Benndorf et Schone, Die antiken Bildwerke des lat. Mnseums p. 183, s'appuient sur un passage du Bull, dell' Inst. 1834 p. 106 pour conclure que cette statuette a été découverte à Nettuno; je ne saisis pas leur raisonnement.
Cette statuette reproduit le même original que le n. 667. Mais la pose des extrémités est différente;
82 VILLA ALBANL
l'attitude a moins d'abandon et sur la physionomie du dieu s'expriment à la fois une grande attention et une certaine irritation. Neptune (Poséidon) semble promener ses regards sur son empire, comme s'il pressentait que son intervention va devenir nécessaire. Ce qui confirme encore cette opinion, c'est qu'il s'appuie sur son trident non point de la main gauche comme dans le n. 667, mais de la main droite ; il se prépare à user le plus rapidement possible de l'attribut qui symbolise sa puissance.
Overbeck, Kunstmythologie III p. 255, p. 265 n. 6, p. 279 n. 3, p. 280; Atlas XI 5, XII 30.
837 (725) Caryatide.
Trouvée en même temps que le n. 721. Restaurations: le bord antérieur du calathos, le nez, le menton, presque tout le bras droit avec la draperie qui le recouvre, la main gauche, plusieurs morceaux de la draperie, le rebord de la plinthe.
Cf. n. 721.
Clarac III, pi. 444 n. 814 B. Cf. Beschreibung Roms III 2 p. 548. Friederichs-Wolters, Bausteine n. 1557.
838 (733) Statue de Vénus (Aphrodite).
Restaurations: le nez, les lèvres, la partie gauche de la touffe de cheveux qui est au-dessus du front, la tresse, les deux bras, l'épaule gauche, une partie du sein gauche, les fesses, plusieurs morceaux dans la draperie, les extrémités antérieures des pieds, presque toute la plinthe. Bien que la tête soit rattachée au buste par un cou moderne, il semble bien, si l'on en juge d'après la qualité du marbre et le caractère de l'exécution, qu'elle appartienne au corps.
Cette statue a été inexactement restaurée. Elle reproduisait le type connu de Vénus (Aphrodite) tenant devant elle le bouclier (cf. n. 502); mais elle différait par quelques détails des autres répliques du même sujet. La déesse n'appuyait point le bouclier sur sa cuisse gauche tendue en avant; elle le tenait sans l'appuyer nulle part. La cuisse gauche est absolument intacte; on n'y retrouve pas la moindre trace d'un objet qui l'aurait touchée, et, si le bouclier avait été appuyé sur elle, il aurait certainement laissé une trace.
Clarac IV, pi. 602 n. 1332A. Cf. Bernoulli, Aphrodite p. 162 n. 2.
A droite 839 (737) Tête de Jupiter (Zeus).
Restaurations: la partie postérieure de la masse de cheveux qui tombe du côté droit, et le buste avec le bas du cou.
Ce type rappelle celui du Jupiter (Zeus) d'Otricoli (n. 294); mais les formes et l'expression sont d'une majesté moins tranquille. Les yeux sont plus petits; le nez est légèrement recourbé ; les narines sont gonflées; la disposition des cheveux et de la barbe est moins grandiose.
Overbeck, Kunstmythologie II p. 77 n. 5 ; Atlas I 14.
840 (741) Statue d'Hercule (Héraclès).
Restaurations: le bout du nez, la nuque et le côté droit du cou, le bras droit avec la coupe, la main gauche, la plus grande partie de la massue, dont toutefois le milieu est antique, la jambe droite un peu au-dessous du genou, le pied gauche sauf le talon, des morceaux de la peau de lion, presque toute la plinthe.
Hercule (Héraclès) est ici représenté à un moment heureux de sa laborieuse existence. Son corps vigoureux est fièrement campé; le héros est donc en pleine possession de sa force; sur la physionomie de ce beau visage barbu s'expriment à la fois la satisfaction et l'orgueil que l'on éprouve lorsque l'on a conscience de sa valeur. Le bras droit était levé, comme le prouve la direction de l'épaule qui est antique. Il est très possible que la main droite ait tenu une coupe; ce détail concorde parfaitement avec le caractère général de la statue. Dans l'ensemble les formes du corps sont rendues d'après la méthode que l'art grec suivit depuis le milieu du quatrième siècle avant J.-C. jusqu'au moment où le naturalisme de Lysippe le fit entrer dans une nouvelle voie. Notre statue est la copie d'un original en bronze; les intervalles entre la peau du lion et le corps du héros sont figurés par des creux très profonds, et d'autre part le rendu des cheveux et de la barbe rappelle le travail des ciseleurs.
Clarac V, pi. 804 B n. 2007 A. Cf. Beschreibung Roms III 2 p. 549. Braun, Ruinen und Museen p. 706 n. 108.
841 (744) Portrait archaïque d'un Grec.
Restaurations: le bout du nez, un morceau de la tempe droite, la moitié inférieure de l'oreille droite, le buste hermétique.
Si l'on en juge d'après la fraîcheur et la vigueur de l'exécution, cette tête paraît être un original grec. Les lèvres entr'ouvertes sont traitées avec beaucoup de caractère ; il semble que la bouche aspire l'air à longs traits ; ce détail donne l'idée la plus nette de la vie qui circule dans l'organisme du personnage ici représenté. Par les formes du visage, cette tête présente une certaine ressemblance avec le portrait de Périclès (cf. n. 281), mais elle est d'un style plus ancien; à ce propos l'on a rappelé l'anecdote d'après laquelle , lorsque Périclès parut pour la première fois en public, les plus vieux Athéniens, qui avaient jadis connu Pisistrate, furent frappés de la ressemblance du jeune homme avec le tyran. Mais on ne saurait admettre que notre tête soit un portrait de Pisistrate, car les cheveux sont coupés courts. Dans un tel portrait les cheveux devraient être longs et disposés conventionnellement , comme ce fut la mode à Athènes au temps des tyrans et jusque pendant les premières années du Ve siècle.
Bull, dell' Inst. 1851 p. 87 — 88. Braun, Ruinen und Museen p. 707 n. 110.
842 (749) Statue de Proserpine (Cora).
Restaurations: dans la main droite, l'index, le pouce et la première phalange du doigt du milieu, le bras gauche sauf la partie interne du haut, le morceau de la manche pendante qui est voisin du coude, les bords de la plinthe.
La conception et le style de cette statue prouvent qu'elle reproduit un original attique de la grande période du Ve siècle. On y a vu une image de Cérès (Démèter), parce qu'elle rappelle, en ce qui concerne la disposition de la draperie, une déesse représentée sur un bas-relief d'Eleusis, déesse que Ton prend tantôt pour Cérès et tantôt pour Proserpine (Cora). Toutefois cette dernière interprétation est plus vraisemblable, et rien ne nous em-
pêche de reconnaître aussi Proserpine dans la statue de la villa Albani. Les formes et l'expression de la tête, le bonnet bien adapté , que l'art antique attribue fréquemment aux vierges divines et mortelles, enfin les petites boucles frisées qui sortent sous le bonnet: tous ces détails caractérisent une déesse jeune. La main droite tenait sans doute un des attributs ordinaires de Proserpine, par exemple un bouquet de fleurs en métal. Si l'on en juge par le fragment conservé de la partie supérieure du bras gauche, il semble que dans la statue comme sur le bas-relief la déesse laissait tomber sa main gauche le long d'une grande torche appuyée sur son épaule gauche; dans la statue cette torche n'était pas en marbre ; elle était faite d'une autre matière, peut-être en bois doré.
Clarac V, pi. 936 F n. 2264. Overbeck, Kunstmythologie III p. 428, p. 446, p. 469 n. 20; Atlas XIV 11. Jahrbuch der Kunstsammlungen des Allerb. Kaiserbauses XII (Vienne 1890) p. 72 Fig. 2. Une réplique de ce type au Musée du Capitole: n. 511; une autre à Cberchel (Caesarea) : Waille, De Caesareae monumentis (Alger 1891) pi. n. 21, p. 88. — Sur le bas-relief d'Eleusis, voir: Friedericbs -Wolters, Bausteine n. 1182.
843 (757) Statue de Bacchus (Dionysos).
Restaurations: le bras droit à partir du milieu de l'avantbras , tout le bras gaucbe, le genou gauche avec un morceau de la cuisse et un morceau du mollet, divers fragments dans les plis de la draperie, presque toute la plintbe. La tête placée sur le corps (restaurations : le nez, la lèvre inférieure, la joue droite avec le menton) est antique, mais n'appartient pas à la statue. Elle est d'une exécution beaucoup moins bonne que le corps. En outre la boucle de cheveux, qui tombe sur l'épaule gauche, ne peut pas se raccorder avec la masse de cheveux qui couvre la tête.
Le dieu était représenté se reposant, le bras droit relevé au-dessus de la tête; la main gauche, appuyée, tenait probablement un canthare ou une grappe de raisin. Cette statue était très estimée de Winckelmann, qui prisait surtout en elle les formes délicatement arrondies du ventre; mais cette appréciation paraît aujourd'hui exagérée, depuis que l'on connaît des statues de Bacchus (Dionysos) d'un bien meilleur travail. La tête placée sur le corps provient d'une statue du même dieu de beaucoup
inférieure comme exécution. L'expression y fait absolument défaut. Les cheveux, la couronne, les coins intérieurs des yeux et la bouche sont grossièrement travaillés au trépan.
Gerhard, Antike Bildwerke T. 105 1. Cf. Winckelmann, Gesch. der Kunst V, 1 § 23 ; Monumenti ant. inediti, trattato preliminare p. LI — LU. Beschreibung Roms III 2 p. 550. Gerhard, Prodromus p. 348.
Corridor conduisant à la Galerie dn Canope.
Dans le bas-côté de droite:
844 (711) Jeune fille volant.
Trouvée dans la villa d'Hadrien près de Tivoli. Restaurations, faites par Cavaceppi: les deux bras, le bas de la jambe gauche avec le genou, la moitié du pied droit, plusieurs fragments de la draperie, la plus grande partie de la plinthe. La tête (rest. : presque tout le diadème, le bout du nez, les boucles de cheveux qui tombent derrière le3 oreilles, et la nuque avec le haut du cou) est antique, mais n'appartient pas au corps.
Cette statue représente une jeune fille dirigeant son vol vers la terre, et dont les vêtements, gonflés par le courant d'air, forment des plis nombreux. Elle reproduit sans aucun doute un original fameux. Il était très difficile de rendre le mouvement d'un personnage qui descend en volant; l'artiste a pourtant réussi avec beaucoup de bonheur, et son œuvre paraît d'autant plus naturelle et vivante que le tronc d'arbre, par lequel le corps du personnage est réuni à la plinthe, se trouve presque entièrement caché par la draperie et les pieds. La disposition des plis est aussi claire que leur nombre est considérable. Parmi les diverses opinions qui ont été émises au sujet de cette statue, nous en citerons seulement deux: le personnage représenté serait soit Iris, la messagère des dieux, soit Junon (Héra). Peut-être Cavaceppi a-t-il eu raison de placer dans la main droite de la jeune femme une torche, l'attribut de Sélénè. On pourrait voir dans cette statue Sélénè, au moment où elle descend sur terre, après avoir remarqué le bel Endymion (cf. nrs. 452, 462).